Vendredi 18 (1) Les barbiers du bouleau
Je suis de plus en plus déconnectée du travail. Je pense que mon instinct de survie est entré en jeu.
Je suis de plus en plus déconnectée du travail. Je pense que mon instinct de survie est entré en jeu.
J’ai enfin eu (hier soir) la réponse du juge pour le référé de mon mari. Le juge s’est déclarée incompétente et renvoie sur le fond,
J’en ai marre J’en ai marre J’en ai marre J’en ai marre…
C’est une choses dont je me suis rendue compte hier. Quand on n’a plus de chez soi, les valises, c’est tout ce qu’il vous reste. Alors on s’en fait une montagne.
Bien des choses en sommes. Que je note parfois, quand j’en ai le temps, sur mes cahiers, en attente, en prévision de…
Dans cet appartement qui nous abrite, elle a trouvé cette peluche à laquelle elle s’est attachée.
Forcé, bien sûr. Bien trop bavarde pour arrêter quoi que ce soit. Mais je n’ai pas d’ordi
Pour récupérer filles à l’école et les emmener à la maison (où qu’elle soit). Horaire : lundi 17h30, mardi 16h30, mercredi 13 heures, jeudi 17h30, vendredi :17h30.
Bon, la vie continue, non ? Et toujours aussi échevelée. Je cours, je cours, j’ai de moins en moins l’occasion d’écrire. Ce qui finit par me manquer.
Des fois, malgré tout ce qui a pu se passer, on a encore de la tendresse ou de la peine, ou quelque chose qui y ressemble pour quelqu’un qu’on a longtemps aimé, même s’il vous court sur le haricot depuis un certain temps.
Il n’y a pas de raison que je n’y ai pas droit comme les autres. En plus des grosses merdes, viennent les plus petites.
Demain, je passe la journée à Tours. Juste la journée, je pars très tôt, je ne rentre pas très tard, vers 18 heures, je suis à Paris. Mais comme je sors au théâtre avec ma grande, j’ai prévu de placer les deux petites chez des copains copines.
C’est tout de suite l’aventure… Il paraît que les anciens imaginaient la terre toute plate et qu’au bout, il y avait… on ne savait quoi. Un précipice, des abysses infernaux, la fin du monde.
Je reçois de nombreux messages et mails qui me disent : « Pars » ou « Surtout, ne partez pas ». Je comprends les motivations et les raisons de chacun. Mais elles ne sont pas les miennes.
Comme je le prévoyais, le Nôm est revenu sur toutes les discussions précédentes. Tétanisé par la peur, l’angoisse, et la douleur de nous perdre, il s’accroche.