Je me souviens de ces matins de septembre lors desquels il fallait réapprendre aux enfants à mettre un manteau, à se protéger de la pluie, à remettre des chaussettes.
Je me souviens de l’entrée en 6ᵉ de ma derrière (26 ans aujourd’hui). Le temps avait été clément jusque là, nous étions encore en été. Mais le jour de la rentrée, il avait viré au gris, petite pluie fine, éclaircies fugaces.
C’est d’ailleurs la teinte globale des rentrées du plus loin qu’il m’en souvienne (avec quelques exceptions, mais rares)
Je me souviens que lorsque j’habitais, je m’interdisais d’allumer le chauffage avant le 10 octobre. C’était pourtant parfois fort tentant. Les matins étaient frileux, voire parfois glacées et humides. Il y a quelques années, j’ai repoussé la date butoir au 10 novembre. Pas que j’étais devenue moins frileuse mais parce que nous n’en avions pas vraiment besoin plus tôt. Un bon pull nous suffisait.
Depuis fort longtemps, je dors la fenêtre ouverte. Par temps de canicule, je laisse aussi les volets ouverts histoire de faire entrer dans ma chambre le moins souffle d’air frais. Puis, à partir de septembre (voire quelques fois en aout), je ferme la fenêtre de plus en plus souvent. A mon grand regret. Nous avons passé le 15 octobre et je dors toujours la fenêtre ouverte.
Cet après-midi aussi, dans mon salon. Les chats vont et viennent et sont parfois surpris de trouver porte close. Ils en ont oublié l’usage de la chatière.
Ce matin, sur les étals du marché, les tomates, les aubergines, les poivrons côtoyaient encore les courges. Cela fait plusieurs semaines que cela dure. Ce qui m’a donné l’occasion de refaire une de mes soupes préférées : tomates/butternut (avec un morceau de viande demi-sel ou une saucisse de morteau). Avant, quand arrivaient les courges, les tomates étaient terminées depuis quelques semaines.
Parlant tomates, je suis en train de réaliser mon annuelle confiture de tomates vertes. Et cela me fait tout bizarre parce que d’habitude, il fait plutôt moche et même un peu frais. Là, le soleil entre par la fenêtre ouverte de la cuisine. Il fait bon. Ce n’est pas désagréable
Mais où est passé l’automne ?