Il fait vraiment trop chaud pour faire quoi que ce soit. Ce qui ne m’empêche pas d’être débordée. En fait, j’ai trop de choses sur le feu et ce blog passe en dernier. J’ai un long post en préparation mais en souffrance. Ça se construit dans ma tête, mais clairement pas ma priorité.
Comme j’allait déjeuner avec ma fille aînée à Poitiers, je voulais terminer le tricot en cours pour son fils. Je l’avais commencé et délaissé. Je l’ai terminé en quelques jours. J’ai beaucoup tricoté quand les filles étaient petite. Mais j’ai très vite préféré mon ordinateur. Ça me fait plaisir de chercher des modèles, mais je préfère toujours mon ordi.
Sur cet engin de perdition (mon ordi, pour ceux qui se seraient laissé distraire par mes photos de tricot…), j’ai de quoi faire. J’ai restructuré le site L’Œil de la Maison des journalistes. La Maison des journaliste est cette structure unique au monde qui accueille des journalistes en exil qui ont fuit leur pays car gravement menacés ou qui ont fait de la prison. L’Œil publie des articles écrits par ces journalistes sur les problématiques de leur pays.
Ce média a été créé en 2012 il me semble. Il est construit sur un WordPress. Mais il y a deux mois, on a eu la mauvaise surprise de le voir bloqué. Il saturait. Impossible d’ajouter quoi que ce soit. Je me suis assez vite rendue à l’évidence. La gestion des photos, c’était n’importe quoi. J’ai connu le même problème avec mes étudiants. On poste les photos plein pot (alors que franchement, sur le web, il n’y a pas besoin) et le plus souvent en plusieurs exemplaires. Au bout du compte (de nombreuses années tout de même) on bloque tout.
J’ai donc commencé à nettoyer. Et en même temps, j’ai remis les anciens posts à jour pour qu’ils soient au moins lisibles. Ça fait déjà deux mois que je suis dessus. Et j’ai encore deux années à traiter. C’est long, mais en même temps intéressant parce que je plonge ou je replonge dans le merdier international.
En ce moment, je suis en décembre 2015. En plein Daech. On a oublié, un peu. Mais il ne faut pas.
Ce passé qui remonte m’empêche de trop angoisser pour un avenir français guère souriant. Les candidats à la présidentielle (de tout bord) qui font un concours de déclarations à la con et la menace que l’on voit monter depuis des années qui se précise. La canicule ? Oui, la canicule aussi. Je pensais plutôt à Marine…
Je m’occupe aussi du livret de la CNMJ (pour Conférence nationale des métiers du journalisme). Chaque année, nous organisons une conférence et nous publions les actes de la conférence sous forme de livret. Cette fois-ci le thème était l’IA et c’était fort intéressant.
Nous avions tout filmé. Quelqu’un a passé les vidéos à la moulinette de l’IA pour me filer les textes que j’ai mis au propre. Il y a du taf : pas de ponctuation, pas de différence entre les différents interlocuteurs et, parfois, des choses amusantes comme Ouest France devenu Ouest Trans…
La chaleur ne m’empêche pas de cuisiner. Outre le gratin d’aubergines, j’ai réalisé hier un caviar d’aubergines. Une tuerie. J’ai aussi fait un taboulé de chou fleur d’une fraîcheur bienvenue par les temps qui courent.
Il faut râper un chou fleur. Le mélanger avec tout ce que vous avez sous la main. Pour ma part, ça a été tomates, oignons, carottes, courgette, persil, coriandre, menthe, basilic… et je crois que c’est tout. Il faut beaucoup, beaucoup d’assaisonnement car ça boit beaucoup. Et une petite heure au frigidaire.
Ce matin, j’ai fait une reine de Saba. Ce gâteau au chocolat, nous l’appelons ainsi dans la famille mais il ne correspond pas à la Reine de Saba des livres de cuisine. Je m’en moque, c’est comme cela que nous l’aimons. C’est une recette qu’on se refile de mère en fille depuis au moins trois générations.
250 g de chocolat noir, 250 g de beurre, 250 g de sucre, 6 œufs et 125 g de farine.
On fait fondre le chocolat, puis le beure. On sort du feu. On ajoute les jaunes d’œufs, le sucre, la farine (à chaque étape on mélange bien pour avoir une texture onctueuse). On monte les blancs en neige. Et on incorpore délicatement les blancs au chocolat. Délicatement j’insiste.
On verse dans un moule (chez nous un plat à tarte avec une feuille de papier sulfurisé). Au four, à 180 °C pendant 30 à 40 minutes.
Moi comme d’habitude, je fais ça au pif. Ma mère disait qu’il fallait planter un couteau dans le gâteau. Si la lame sortait propre, c’est que c’était bon.
Ce n’est pas un fondant ni un moelleux. Le gâteau est cuit à cœur. Et il n’en est que meilleur.
Je me suis commandée de nouvelles paires de lunettes de soleil avec des verres correcteurs. Depuis, je joue les starlettes.
Je devrais sourire un peu plus pour faire starlette…
Le soir, je regarde le foot. C’est dû à deux événements concomitant : La coupe du Monde de foot, évidemment, mais surtout la présence du Nom qui passe une partie de son été à la maison pour profiter de ses filles, de ma télé et évite ainsi une canicule à Paris.
Et puis nous avons tout de même bravé la chaleur pour aller voir une exposition. L’artothèque de Touraine et une association de galeries se sont installé dans une friche. Pas n’importe laquelle, une ancienne clinique privée installée face à la cathédrale. Le lieu appartient à des sœurs, comme une grande partie du quartier mais elles ont consenti un bail emphytéotique avec la mairie pour créer un pôle d’activités : en clair, des bureaux, des commerces, des bar, des restaurants… Pour le moment, c’est un lieu d’exposition. Et si les œuvres sont parfois inégales, cela confirme ce que je pensais déjà depuis un moment, on a des supers artistes dans le coin.
J’ai même acheté un tableau. C’est la première fois de ma vie que j’achète un tableau. D’habitude, c’est plutôt des photos. Mais voilà, les coups de cœur ne préviennent pas. Reste à trouver un endroit pour l’accrocher. Peut-être que je le monterai alors…
En attendant, je vais essayer de calmer ce p… de mal de crâne qui me vient chaque soir depuis qu’on crève.


