Nous sommes rentrées hier pour enterrer l’année 2010 chez nous. Si nous avions un jardin, nous l’aurions ensevelie au plus profond. Pas qu’elle nous fut particulièrement néfaste, il y en eut de pires. Mais elle nous a tout de même donné quelques baffes cuisantes… Enfin, de toute façon, c’est comme cela, les années anciennes, il faut les oublier, les enterrer (voire les piétiner…)

Le 30, donc, nous avons passé la journée en voiture. Parties à 9 heures et des poussières, nous sommes arrivées à la maison à 20 heures tapantes. J’étais dans un état de fatigue assez avancé : plus de 1000 kilomètres, à tenir le volant toute seule, avec autant de pauses que nécessaire. Faut dire que je ne suis pas une radine de la pause. Dès que ma mâchoire se décroche, dès que l’envie de pisser se fait pressante, dès que le chien geint… tous les prétextes sont bons pour trouver une aire, se garer, éventuellement foutre les filles dehors le temps de faire un petit somme.

On The Road Again (30 décembre)

On The Road Again (30 décembre). Viaduc de Millau, vous aurez reconnu…

Et puis nous sommes arrivées chez nous, enfin.

Ce matin, levée 8 heures. Je devais rendre la voiture de location. La mienne, de voiture, n’est plus en état de rouler aussi loin aussi longtemps. Alors, j’en ai commandé une autre, pour bénéficier de la prime à la casse. Heureusement que j’avais un peu de sous de côté parce qu’il faut en avoir un minimum pour obtenir un crédit pas trop cher, des remboursements pas trop élevés et la (les) prime(s) en question.

Donc levée 8 heures, 8h30, à la station essence, en train de me geler, avec une pompe qui ne marchait pas. J’ai dû en changer. Le carburant n’a pas baissé pendant mes vacances. Et puis il fait plus froid et plus humide qu’en Espagne… A 8h45, j’étais devant le loueur et lui rendais son bien. J’ai acheté deux baguettes fraîches. A la maison, j’ai réveillé Lou. Nous devions aller récupérer son chat. Petit déjeuner d’abord. Puis sur la route, 15 kilomètres de Tours, pour la pension de Monsieur le chat.

Retour. Sur le chemin, Halles aux godasses. Lou cherchait des ballerines et un gilet pour sa soirée. Avec le montant des sous en sa possession, ça n’allait pas le faire. Donc Halles. Et nous avons trouvé de jolies ballerines pour pas trop cher. Et des collants fantaisie aussi. Et des sacs mignons, mais eux nous les avons laissé sur place. Noël a laissé mon porte-monnaie exsangue.

Nous sommes rentrées, il était midi passé. J’ai cherché à faire un déjeuner avec ce qui restait dans le frigo et le placard, c’est-à-dire pas grand chose. Et je me suis rendue compte que je devais aller aux champs faire les courses, notamment si je voulais faire un dernier repas un peu digne de ce nom.

Cette perspective m’ayant sapé le moral, je me suis couchée, pour faire une petite sieste d’une heure.

Mais il a bien fallu y aller. J’ai emmené la dernière, qui voulait acheter une cadeau d’anniversaire à sa grande sœur mais qui avait oublié ses sous. J’ai rempli le charriot de supermarché
(cadd… étant une marque déposée, on n’a normalement pas le droit de l’utiliser sans payer des royalties au monsieur qui est propriétaire de ce mot, s’il vous trouve, ça coute cher…)
(c’est dommage parce que charriot de supermarché, c’est un peu long et moche)
(cela dit, cadd…, c’est pas très joli non plus)
(eh oh, c’est fini ces apartés !!!)
(Pffff si on peut même plus faire des aparté, tu crois que c’est intéressant ce que tu écris ?)
 (Ta gueule ou je te la casse)
(Oh mais faut se calm… Bon d’accord)
Les champs étaient plein. Surtout aux rayons bouffe. Il fallait slalomer sec. Ce qui avec un charriot
(chut!)
(mais j’ai rien dit !)
(chut quand même)
de supermarché plein n’était pas de la tarte. C’est quelque chose qui pour moi ressemble à l’enfer. Je me suis dit que nous allions faire des heures de queue pour payer. En fait non. Car nous avons été au rayon jeux de gnomes sur console. A ce niveau-là des caisses, il n’y avait plus personne. Noël était déjà derrière nous. Je suis passée tout de suite, sans attendre. C’était LA bonne nouvelle de la journée.

Ensuite, nous avons été chez le congélateur associé acheter un dessert, congelé comme il se doit, que je dégustais quand j’étais petite : une bonne omelette norvégienne. Le petit plaisir de ce repas.
La caissière n’en pouvait plus : « On commence à avoir moins de monde, c’est l’heure à laquelle les gens entrent enfin en cuisine… »

Nous, nous sommes rentrées à la maison. La grande était en train de commencer à se préparer. C’est qu’elle avait une surprise partie le soir-même. Avec ses copains de lycée. J’ai commencé à préparer le dîner. Les deux petites ce sont mise à jouer à la Ouiii, avec un nouveau truc qu’elles venaient de s’acheter. La grande a fait quelques parties entre deux préparatifs. Puis elle a fini par partir. Voilà, ma grande est grande, elle commence à passer les fêtes loin de sa maman. C’est normal. Mais ça fait toujours un petit quelque chose. A elle comme à moi.

J’ai continué à préparer le dîner.
Boisson : un montlouis qui n’est pas mauvais, voire même bon. Je connais le viticulteur, il est maître de conf à l’IUT. En général, il parle de systèmes informatiques. Mais il fait aussi du bon vin.
En entrée, saumon de Norvège (la petite n’aime pas le saumon fumé :-()
Ensuite, rôti de sanglier (trop cuit) et pomme rissolées (elle se sont tapé 1 kilos de pommes rissolées !)
Pas de fromage, et le dessert pour plus tard parce qu’après toutes ces patates, il n’y a plus de place dans l’estomac.

Les petites se sont remises à leur jeu. Je n’allais pas me retirer dans mes appartements. Alors je me suis calée sur un pouf et je les ai regardées s’agiter.

Ce jeu de Ouiiii s’appelle Just Dance. C’est le karaoké des danseurs. Il y a des musiques, sur l’écran quelqu’un qui danse et il faut reproduire ses gestes de la façon la plus juste possible. Elles jouaient déjà à ça sur mon ordi en regardant des clips videos, imitant les performers tout en se filmant avec la caméra de l’ordi. Ce qui m’a donnée de sacrés fous rires quand je tombais sur les vidéos.
Mais là, c’est sur la Ouiiiii, alors c’est mieux.

Et là, c’est le drame. Garance, déchaînée, c’est cassée le cou. Enfin, froissé un muscle. Enfin, ça fait très mal. Elle pleure. Son maquillage coule. 2010 se noie dans la Bérésina. Je remonte le moral des troupes. Fait pleurer le montlouis (pas trop quand même, elles sont jeunes et puis la dernière préfère le Coca…) Je fais chauffer de l’alcool pour faire flamber le dessert que j’aime.

Et là, c’est le drame. Un retour de flamme me fait un épilation à chaud. Je ne suis pas brûlée, juste épilée un peu des sourcils et de la moustache (mais non, j’en ai pas). Et sans doute aussi quelques mèches débordantes. Je n’ai rien senti, sauf l’odeur de cochon brûlé. Heureusement, j’avais les cheveux attachés.

Bon, nous attaquons quand même l’omelette norvégienne par la face nord. Et là, c’est le drame
(oh, tu l’as déjà fait deux fois celle-la)
(Oui, mais jamais deux…)
Ce n’est pas bon. La meringue sur le dessus n’en est pas une. Plutôt vaguement de la crème. Le biscuit en dessous imite à merveille le carton pâte, Heureusement, il s’est imbibé des restes de rhum ce qui lui donne un semblant de goût. Reste la glace à la vanille. Mais si j’avais voulu acheter une glace à la vanille, je n’aurais pas acheté ça.

De deux choses l’une : soit mes souvenirs ont magnifié le dessert. Soit le congélateur associé n’est plus à la hauteur de sa réputation.

Nous en étions là quand l’année 2010 est mouru. Les filles ont crié, j’ai envoyé des SMS. Je n’ai pas twitté, mais j’aurais pu tellement occupée que j’étais.

Les filles se sont remises à karaodanser. J’ai fini par les envoyer au lit. En 2011 aussi y a école et c’est après-demain. Et me voilà au fond de mon lit.

2011… Ça n’a pas beaucoup d’allure comme mot. 2011… Je suis pas sûre que le cru soit meilleur que 2010. Moi, de toute façon, j’attends 2012 et son joli mois de mai. Avant, y a rien qui pourra être bon.

PS : voilà pourquoi je n’écris pas beaucoup. Parce que je n’ai le temps de rien, que de raconter des banalités. Toutes mes journées se ressemblent. La course, toujours la course. De temps en temps, les obstacles changent. Mais c’est encore de la course. On la raconte une fois, c’est marrant. Mais à la longue.
Je fatigue un peu.

Ce qui ne m’empêche de souhaiter, à mes lecteurs, une très bonne et heureuse année. quel que soit son millésime.

Le samedi 1 janvier 2011, 13:29 par marie

Irès bonne année à toi à tes filles,Akynou!

2. Le samedi 1 janvier 2011, 13:45 par charlottine

Bonne Année Akynou et reviens plus souvent , car même quand tu n’as rien à dire c’est si bien dit que c’est passionnant : bref, j’aime vous retrouver, toi et tes filles !

3. Le samedi 1 janvier 2011, 14:00 par charlottine

Je bafouille un peu …donc je corrige « c’est bien dit et c’est passionnant « !

4. Le samedi 1 janvier 2011, 14:01 par samantdi

Bonne année, Akynou, je me joins aux copines pour te demander de nous offrir quelques billets, quand tu en auras e temps ! Espérons une meilleure année 2011 pour vous !

5. Le samedi 1 janvier 2011, 15:26 par Anne

Bonne année à toi, à tes filles et que le temps te soit favorable te donnant l’envie de nous écrire un article à l’occasion…

6. Le samedi 1 janvier 2011, 15:33 par Lola

Bonne année, Akynou! A nous de rendre 2011 intéressante (même si a priori, j’ai la même impression que toi sur la qualité du cru…)!

7. Le samedi 1 janvier 2011, 15:57 par ab

La nouvelle année me donne l’occasion de vous lire à nouveau avec plaisir. Au fait savez-vous que vos banalités ressemblent à celles des autres ??? J’attends aussi 2012 avec impatience en espérant ne pas être à nouveau déçue…et plus que jamais d’ailleurs. Mais d’ici là, essayons de faire en sorte que 2011 soit quand même meilleure que les précédentes (si cela est possible).
Bonne année à vous et à vos damoiselles.

8. Le samedi 1 janvier 2011, 17:08 par Cunégonde

Bonne année à toute la famille.

9. Le samedi 1 janvier 2011, 17:18 par Gilsoub

Tout de bon pour 2011 ;-)

10. Le samedi 1 janvier 2011, 18:07 par Franck

Je ne vais pas être original en te souhaitant du mieux pour 2011 pour toi et ta tribu !

Je t’embrasse

11. Le samedi 1 janvier 2011, 18:25 par Valérie de Haute Savoie

Il est super ton billet super drôle et plein de vie !

Bonne année Akynou, que ce 2011 que je ne trouve pas non plus très glamour, soit source de grands plaisirs pour vous toutes !

12. Le samedi 1 janvier 2011, 20:11 par Oxygène

Que se consument les cendres de 2010 ! Il nous faudra à tous du culot, du courage et de l’énergie en 2011 pour que 2012 soit la plus belle de toutes. Bonne année à vous quatre.

13. Le samedi 1 janvier 2011, 20:40 par Fauvette

Bonne et heureuse année, banale ou pas !

14. Le samedi 1 janvier 2011, 20:54 par Akynou

Je crie à toute gens merci :-) Trop gentil

15. Le samedi 1 janvier 2011, 23:04 par andrem

Tu sais quoi? l’année aurait changé de millésime, à en croire la rumeur. mais je ne crois plus rien de ce qu’on raconte, hormis les racontars de toi.

alors je te souhaite que ce nouveau numéro te soit joli, tu le vaux bien, mais non, personne n’a utilisé cette expression pour en faire un slogan. Enfin, personne de correct. Même si ce numéro n’est pas très glamour. Il faut bien un onze pour arriver au douze, disait le sage.

Et ta soeur? Justement, le numéro onze …

Donc, un bon onze sans bonze ni autre énergumène de cette sorte de croyance qu’on nomme religion, sans fioriture ni compote, ce qui ne veux rien dire, mais pourquoi ne pas aligner les mots quand seul le plaisir de les aligner nous pousse, d’ailleurs c’est toi qui a commencé avec tes histoires de chariots (un seul air à chariot, le seul avec 2 airs est le chariot sucré qui balance lentement pour me ramener à la maison.

Je t’embrasse, et fais attention à ta crinière, ce n’est pas le cochon grillé qu’elle respire, mais le lion des steppes.

16. Le dimanche 2 janvier 2011, 00:30 par Lyjazz

Bien bonne 2011 à toi aussi.
Et si tu veux bien nous narrer ton quotidien trépidant de temps en temps, on pourra ainsi attendre la 12 ensemble, pour que ce mois de mai soit à point… ou saignant ?

17. Le dimanche 2 janvier 2011, 22:51 par julio

Bonne année 2011 a toi et tes filles !

18. Le lundi 3 janvier 2011, 10:06 par Anne

J’avais pas la mienne, de fille, alors on a réveillonné à deux. En fait on a fait une soirée « comme d’hab » sauf que j’avais fait une entrée en plus. Et puis c’était très bien. Sauf que ce blues qui me colle à la peau, de courses sans arrêt recommencées, de rien qui ne semble tenir ses promesses.

Bref. Voilà quoi. Ce qui ne m’empêche pas de t’embrasser très fort, et les filles aussi.

19. Le lundi 3 janvier 2011, 20:24 par mwenpouzot

Meilleurs voeux a toi et a tes filles!
Que cette annee 2011 vous soit douce et porteuse de bons souvenirs!

20. Le mardi 11 janvier 2011, 14:04 par Marloute

Quel billet plein de mouvements!
Bonne année Akynou!

21. Le mardi 1 février 2011, 23:06 par Jeanne

Remontée des abysses…
Bonsoir 2010!
grand tourbillon de juillet à octobre,puis …
plus d’ordinateur,plus de maman…
9 poules en héritage et quelques ravages…
Un joli pull bleu et noir (qui t’appartient) blotti au milieu du linge …
banalité pour banalité:joyeuse chandeleur et plein de petits et grands bonheurs

22. Le mercredi 2 février 2011, 19:30 par Akynou

Oh jEanne, je suis désolée pour ta maman. C’est si soudain. Elle avait l’air en forme quand je l’ai rencontrée en mai. Et qu’avez vous fait de sa minette ?
Je t’embrasse
PS : moi aussi tunnel mais pas pour les mêmes raisons.