J’aimais bien Nathalie Baye. La première fois que je l’ai remarquée, c’était dans le film La Balance. Je me souviens m’être fait la réflexion qu’elle était quelconque. Ce qui pourrait passer pour une critique mais qui, dans mon esprit, ne l’était pas.

Elle n’était pas d’une beauté exceptionnelle. Elle n’était pas là pour son physique. Elle était là pour son jeu et sa capacité à incarner des femmes de tous les jours, des femmes comme nous. De se glisser dans notre peau, de nous faire vivre à l’écran, de raconter nos histoires. D’être toujours dans la justesse.

Josiane Balasko disait ce matin qu’elle incarnait la femme française. Je suis d’accord, mais pas à la façon d’une Deneuve ou d’une Bardot, ces figures inatteignables qui font rêver plus les hommes que les femmes. Avec elle, nous pouvions nous identifier à ses rôles.

Et en même temps, quelle élégance !

Merci Madame pour tous ces personnages.