Vendredi soir, j’ai emmené Garance découvrir la dernière création de Preljocaj. J’étais très impatiente. Je n’avais jamais vu de ses ballets sur scènes, juste quelques trucs à la télé, et ça n’a rien à voir…

 En fait, il y avait trois pièces. Les deux premières, Annonciation et Centaures étaient des reprises, la première de 1995, la seconde de 1998. Seule la troisième, Eldorado, était une création.

Autant le dire, ma fille et moi avons adoré les deux premiers ballets. Beaucoup moins le troisième. Annonciation est un duo de femmes dansé par les superbes. Une jeune femme (Zaratiana Randrianantenaina) s’apprête dans un rayon de lumière quand survient l’Ange (Virginie Caussin). Ne connaissant pas le titre du ballet quand celui-ci a commencé, je ne me suis pas prise au jeu de la compréhension de l’histoire. A vrai dire, je m’en foutais royalement, parce que ce que je voyais était si beau, si pur, si sensuel que cela suffisait à mon plaisir.

Idem pour la deuxième pièce. En un petit quart d’heures, les deux centaures font passer un incroyable frisson. Thomas Michaux et Yang Wang  caracolaient, se battaient, s’amadouaient tout en puissance et en énergie. Ils m’ont scotchée à mon siège !

Par contre, les portes de l’Eldorado me sont restées fermées. Je ne suis pas entrée dans le dernier ballet. Douze stèles s’élevaient sur scène, dessinant des êtres de lumières, très Rencontre du troisième type. Puis, la lumière se faisant, on a pu voir, devant chacune d’elle, un danseur. C’est le seul moment que j’ai aimé. Je n’ai pas apprécié les costumes. La musique m’a donné mal à la tête. Je suis totalement imperméable à Karlheinz Stockhausen, il faut dire. Et les roulades et empilages des danseurs m’ont laissée de marbre. Pis, je suis sortie de là avec un bon mal de crâne. Il y avait pourtant des moments visuellement très beaux. Mais pas suffisamment pour que je surmonte le reste. Garance était dubitative. Elle a détesté la musique mais a probablement mieux apprécié les danseurs que moi.

C’était sans doute intellectuellement sublime et très intelligent. Mais en art, j’ai toujours préféré qu’on parle à mes sens et à mes émotions qu’à mon intelligence.

Eldorado

Ce n’était pas pendant le ballet, les photos sont interdites, mais au moment du salut… Il y en a des moins floues… Cliquez sur celle-ci pour les voir. Pour de vraies photos du spectacle, vous pourrez en voir sur le site du théâtre de la ville, où celui, fort bien fait, du chorégraphe

Le lundi 10 mars 2008, 16:34 par Clopine Trouillefou

le mieux n’est-il pas, quand même, quand on parle au trois : émotions, sens ET intelligence, mmmmmhhh ?

Clopine, t’en as de la chance de voir de si belles choses.

2. Le mardi 11 mars 2008, 15:13 par Akynou

Oui, sans aucun doute… Mais au moins au trois…

oui, pour ça, j’ai de la chance.