Parfois, j’ai envie de m’installer dans un train, partir, loin, vers des ailleurs, des cieux plus bleus, être bercée par le tangage, le roulement de la mécanique, me tourner et me retourner sur un couchette, ou tout simplement regarder le paysage défiler à toute allure.
Parfois, j’ai envie de prendre un train
Mais ce n’est pas possible…
Le jeudi 6 mars 2008, 10:38 par Leeloolene
Ah que je la comprends ton envie… Je ne me sens jamais aussi bien que dans un train qui tangue et qui fait défiler le paysage à vive allure. Ca permet d’oublier tellement de choses..
Bon c’est vrai que je passe ma vie dedans…mais je ne m’en lasse pas.
Tu sais, j’en connais un de train qui part toutes les demie-heures et qui en deux heures te permet d’être dans un salon convivial avec ti’punch ou thés à volonté. C’est au moins ça…
2. Le jeudi 6 mars 2008, 10:57 par Shaggoo
Parfois j’ai envie de m’installer dans un Paris-carnet, partir, faire un bout de chemin avec des êtres moins bleus que moi, me laisser bercer par leur langage. Mais ce n’est pas toujours possible.
3. Le jeudi 6 mars 2008, 11:40 par Johann
J’aimerais bien venir avec toi…
4. Le jeudi 6 mars 2008, 12:01 par Oxygène
Plus que l’avion, le train m’ évoque les voyages, une autre mesure du temps, la contemplation….
5. Le jeudi 6 mars 2008, 12:22 par Clopine Trouillefou
http://www.ville-gisors.fr/v2/pdf/H…
et hop ! à la gare de Serqueux !
6. Le jeudi 6 mars 2008, 12:23 par PMB
Les trains, chez nous, c’est une affaire de famille. Une passion que notre père avait contractée aux temps du tortillard qui l’emmenait en vacances chez ses grands-parents. Transmise à mon fils qui, pour pouvoir nourrir sa tribu faute de gagner sa vie comme artiste, s’est fait garde-barrière.
Mon dernier grand voyage en train, c’est la traversée nocturne de l’Ukraine. Le wagon-couchette devient vite comme une réunion de famille : les gens font connaissance, très vite on me demande si j’aime l’Ukraine (devinez la réponse). On s’habille se déshabille avec ce mélange de franchise et de discrétion si loin de nos manières de cauteleux voyeurs. La responsable du wagon (oui, là-bas, il y a des responsables partout, la chasse au fonctionnaire ne bat pas encore son plein), qui a distribué la literie, repasse avec le thé offert, j’ai bien dit offert, thé venu du réchaud de l’office au début du wagon. Lentement, au rythme du tacatapoum des rails, on fend une longue nuit noire comme ne nous en donnent plus nos paysages pollués par la lumière des lampadaires omniprésents. Et au matin, aux abords d’Odessa, le wagon s’éveille, les gens vont faire la queue au minuscule point-toilette pour tout défriper et ressortir pimpants, les dames surtout, avec cette élégance qui chez nous passerait pour tapageuse et là-bas n’est que visible, vivante.
7. Le jeudi 6 mars 2008, 12:48 par Saperli
prendre un train, comme je comprends ton envie…. Courage, tu as pris les choses en main. Les changements qui en découleront t’apporteront un peu de la sérénité que représente l’espérance du voyage.
8. Le jeudi 6 mars 2008, 14:01 par Seashell
Oui, moi aussi je comprends cette envie-là…
Chez moi ce serait plutôt les avions et les bateaux, question d’habitude, le train ne m’évoque rien.
Ceci étant dit, il en est un qui est en marche… Ah tiens, je t’aperçois là-bas, à l’autre bout du wagon. Tu es là aussi… Allez, faisons donc ce morceau de voyage ensemble.
Au bout du tunnel ? Une nouvelle vie…
9. Le jeudi 6 mars 2008, 18:20 par andrem
Ceux qui t’aiment prendront le train.
10. Le jeudi 6 mars 2008, 18:32 par Akynou
Seashell : il faudra mettre nos hommes sur le même bateau et couper les amarres 
PMB : mon rêve à moi, c’est l’Orient Express. Dans l’ordre du vécu, mon meilleur et mon pire souvenir, c’est le ferrobus entre Grenade et Cordoue. Huit heures pour faire 200 kilomètres. En plein Far West…
Shagoo, il ne tient qu’à toi. Nous disions avec Luciole hier soir que tu nous manquais et que tu avais encore fait ta diva. C’est pas bien 
Leeloolène et Clopine : quand je dis que ce n’est pas possible, c’est que ce n’est pas possible. Ce n’est pas juste une question d’envie 
Johann : 
A tous : vous savez, j’aime aussi regarder les trains passer. Ou partir sans moi (mais je déteste les rater). Il reste à inventer l’histoire de ce voyage là…
Allez, inventez moi une histoire 
11. Le jeudi 6 mars 2008, 19:43 par PMB
« Allez, inventez moi une histoire »
Une histoire pour vous ? La vôtre ?
On va plutôt essayer « une histoire pour vous ». La vôtre, nous ne devons pas le faire…
12. Le jeudi 6 mars 2008, 22:26 par Clopine Trouillefou
D’accord, à demain, sur mon blog, une histoire de train… fantôme, rien que pour vous, Akynou. Départ 11 h 35, quai n°2.
Clopine
13. Le vendredi 7 mars 2008, 10:35 par Akynou
non, non, une histoire à vous, qui est à vous ou que vous inventez, une histoire de train
Je ferai un post et je mettrai les liens de tout ce qu’on m’enverra. 
14. Le vendredi 7 mars 2008, 12:15 par PMB
Akynou, cette histoire est dans votre BAL de triage, en attente de modération 
15. Le vendredi 7 mars 2008, 17:51 par Carole M&M
Ah les trains… Sans en avoir pris beaucoup dans ma vie, j’en connais un bail sur ces engins magnifiques…
Mon rêve à moi, c’est de faire la traversée du Canada, du Québec jusqu’à Vancouver, afin de profiter d’un point de vue unique de ce grand pays, notamment en passant à travers les Rocheuses (accompagnée de mes deux maniaques préférés, bien entendu ;-))
16. Le vendredi 7 mars 2008, 22:45 par andrem
Bonsoir Akynou.
Tu sais bien que je n’ai aucune imagination. Comment veux-tu que je t’invente une histoire de train, là maintenant tout de suite ? Un vendredi soir de surcroît, que je suis liquéfié de rien. Parce que tout va bien et que pourtant je suis liquéfié. J’ai l’air de quoi de me plaindre, hein.
Il y a des plaintes autrement plus sourdes et plus lourdes.
Alors pour toi, je suis allé rechercher une vieille histoire que j’avais laissé traîner dans les ricochets de Kozlika la fée du diable. Une histoire qui parfois me rend visite les nuits de pleine lune quand j’ai enfin réussi ào m’endormir. Un peu comme tes deux cents kilomètres d’Andalouise ferroviaire, à la fois doux rêve et cauchemar.
Andalouise, tiens tiens.
Alors j’ai mis le lien en lien, ici et là-haut dans mon vrai nom de nom faux. L’un des deux marchera j’espère, sinon, il faudra se plaindre à la fée rosse.
lien:
http://ricochets.des-blogueurs.org/…
/lien.
17. Le samedi 8 mars 2008, 13:20 par andrem
Un petit remord.
Mes calembours ne sont pas toujours de très bon goût et peuvent même devenir peu plaisants à subir.
Mes plus mauvais se font en général au dépend des personnes que j’apprécie le plus, comme une sorte de sentiment de confiance vis-à-vis d’elles, qui du coup chasse la simple politesse, y compris celle du cœur.
Je ne devrais jamais me relire si je voulais éviter les remords. Mais il faut bien le faire pour éviter les regrets. A moins que ce ne soit l’inverse.
Alors, fée Kozlika, si tu passes par ici, ne m’en veux pas trop je te prie, et continue tes fééries. Pour que tous, nous allions mieux. Je n’écoute jamais assez ce que je lis entre tes lignes, parfois.
18. Le samedi 8 mars 2008, 15:21 par akynou
L’histoire de train de PMB
LE VOLCAN
L’Ukraine, encore. Mais une autre année. La compagnie à bas prix qui nous y transbahute en deux jours pleins a baissé aussi ses prestations : les chauffeurs chauffent surtout leur sièges, plus de thé-café à la cantonade, et les commodités inopérantes incommoderaient les nez les plus bouchés. Et comme la convivialité depuis le départ se borne aux gens de connaissance, je m’ennuie.
Ça va se dégeler par la grâce involontaire (et peu gracieuse) d’un monstre de pas cinq ans monté à Metz avec sa mère. Il commence fort en sommant les gens du fond de faire comme lui ne fera jamais : parler plus bas. Sourires discrets, alentour, et ces passagers pourtant peu volubiles ne lui en voudront pas, qui deviendront ensuite ses fournisseurs attitrés en caries dentaires. Et il continue à gêner de toutes les façons malgré sa mère, inapte à calmer cet ouragan couleur de prune. Les sourires se raréfient.
Tant qu’au bout de quelques heures, à une halte en Pologne, je finis par discrètement offrir à la dame mes services de conteur pour enfants (prof un jour, prof toujours). Elle bafouille un refus – mais après une heure m’appelle au secours sous une énième poussée du geyser. Ça marche, cahin-caha car le temps a un peu grippé mon moulin à contes. Monstro s’apaise, et se convertit en silencieux monteur de Legos. J’ai un œil au plastique, car il m’a élu conseiller technique, et une oreille à la maman, qui veut me remercier ; mais brusquement craque pour livrer en vrac sa vie cassée, cassée comme sa jambe droite, cadeau de ce que seule la loi appelle mari, au vrai une brute perverse, vulgaire et méprisante (mentirait-elle à qui ne la reverra jamais ?) qu’épuisée elle fuit pour deux mois de repos dans sa famille à Kiev. Nous sommes plusieurs alors à la soutenir, à lui dire qu’elle a raison de vouloir le quitter, qu’elle est en train de se battre, pour elle, pour son fils, pour que Mini-Macho ne devienne pas le clone de son père tant déjà il la rudoie du haut de ses pas cinq ans.
Puis celui qui est redevenu un enfant s’endort, la tête contre moi. J’en informe aussitôt la maman, qui l’allonge délicatement sur la banquette. Je rejoins ma place. Autour, tout dort, bientôt c’est elle. Et je revois alors sa gène du début, je comprends son impuissance à dompter le fauve, sa quasi-fuite quand pour plaisanter je lui avais dit, à l’étape précédant celle de l’offre, que son fils ferait un bon gendarme.
Madame, avant de quitter ce car enfin chaud malgré le noir opaque de la nuit ukrainienne, je vous ai en tout honneur bisé à la mode de Bretagne : deux aller-retours sur les deux joues (plus un bisou au front du volcan qui a eu la bonne idée de rester éteint.) Bien petit geste pour dire, en notre nom à tous, que vous n’étiez pas seule dans votre lutte. Aura-t-il servi ? La suite aura-t-elle fini par vous donner une vie plus digne ?
Je paierais cher pour avoir la réponse.
19. Le samedi 8 mars 2008, 16:13 par Dom
Ce n’est pas que le train ne m’évoque rien car je rêve toujours de sauter dans le premier qui passe quand je déambule dans une gare. Mais mes envies de voyages me prennent le matin… Je suis au volant de ma voiture, il faut y aller, et je suis capturée par une irrésistible envie. Tailler la route. Laisser tout. Aller voir la mer. Brûler les factures. Faire un bain de minuit et pourquoi pas me transformer en sirène bien pénarde au fond de ma crique. Et puis c’est l’heure, le dernier rit, la première boude (elle n’est pas du matin) et mes élèves m’attendent. Bah ! Je me consolerai en leur lisant Jules Verne 
20. Le samedi 8 mars 2008, 23:15 par Tietie007
J’ai très souvent pris le train !
21. Le dimanche 9 mars 2008, 00:08 par Oxygène
J’apprends ici avec émotion que les calembours d’Andrem sont en fait une marque de confiance. J’en suis touchée et attends que ledit auteur revienne calembrener sur mon blog. 
22. Le dimanche 9 mars 2008, 22:31 par Fauvette
Je te comprends. Rien que l’évocation d’un voyage en train a le don de me réconforter, et procure un brin d’apaisement.
Bon courage.
