C’est vrai, j’étais contente d’arriver. J’étais heureuse de retrouver ma mominette, même si je me demandais dans quel état j’allais la retrouver. Les messages de l’amie qui l’hébergeait étaient assez inquiétants. Pourtant, elle allait tellement mieux avant de partir.

Nous avons été à la plage. Faire tout se trajet vers la mer, et ne pas se baigner, c’eut été ballot. Mais très vite, nous avons tutoyé une belle méduse, ce qui nous a plutôt refroidi. Nous sommes rentrées. Au bateau. En effet, l’amie passe ses vacances sur un bateau à voile, à quai pour le moment, en mer par la suite.

Ma copine est maniaque. Les choses doivent être comme cela et pas comme ceci. Sur le bateau, c’est pire. J’étais fatiguée, je ne me suis pas détendue, toujours sur le qui-vive pour ne pas faire d’impair. Et puis, elle m’a brossé un portait de Garance et des faillites la concernant qui m’ont mise en colère.

Cela partait d’un bon sentiment, mais ça fait des années que je me bats pour ma petite fille, que je m’angoisse pour elle. Et s’il y avait eu une remède miracle (le Rased, en l’occurence) je le saurai. D’habitude, je laisse couler. Mais là, fatiguée comme je l’étais, j’ai fini par craquer.

Heureusement, mon amie est mon amie et elle a arrêté. Nous avons parlé d’autre chose en regardant le soleil se coucher. Enfin surtout moi.

6 août, escale à Elne

Après dîner, nous avons été faire un tour dans Elne. Sur la Marina. Les boutiques sont ouvertes jusqu’à une heures bien avancée de la nuit. Les gens vont à la plage la journée et font du shopping le soir. Vendeurs de glace, de churros côtoient ceux de fringues, de gadgets, d’objets de déco, un grand bazar consumériste ponctué par le tapoum tapoum des sonos vulgaires.

Les familles se promènent, les enfants qui, à cette heure-ci, devraient être couchés depuis longtemps, gambadent et piaillent de fatigue. Elles font la queue pour effectuer le tour du port dans une barque, ce qui va leur coûter minimum 8 euros par personne. Les bars débordent de gens pleins.

Un avant-goût de vacances décérébrées. Penser à ne jamais revenir à Elne l’été.
L’hiver, ça doit être lugubre et vide.

Alignement de bateau

Nous sommes rentrées. Nous avons couché nos filles. Avons sorti le whisky et en avons dégusté un verre sur le ponton. Puis j’ai rejoint ma couchette où j’ai dormi, mal (mais pas de la faute de la couchette qui était confortable) et pas assez, vu que je reprenais le train dans l’autre sens à 8 h 20.

Le jeudi 21 août 2008, 19:50 par Marloute

Quel beau voyage!
Pauvre petite Garance!
Elle me fait penser à ma copine A.
Diagnostiquée « bête » en primaire, à cause d’une lenteur et d’une dislexie non décelée car étrange, on a proposé plusieurs fois à sa mère de l’orienter différament. Et puis A. est maintenant une très belle jeune femme de 27 ans, qui a fait son khagne, qui a étudié à l’étranger, a fait un DESS de géorgaphie et travaille comme urbaniste pour une collectivité. ET elle veut reprendre ses études pour monter son propre cabinet.
Alors bon.
Quand on a du mal à l’école, ca ne veut rien dire. Protège la bien.