Le réveil a été bien plus tôt que prévu. Ce n’est pas l’appel à la prière qui m’a réveillée, non. J’avais judicieusement emporté des boules quies, mais plus prosaïquement mon téléphone portable dont j’avais oublié de désactiver l’alarme. Dance me to the End of Love chantait Madeleine Peyroux. Je lui ai cloué le bec et me suis retournée contre le mur. Il était 5h15 du matin, un peu tôt pour jouer les braves.

Je me suis réveillée à nouveau vers 7 heures. Je me suis levée pour voir. La lumière douce et blanche du matin éclairait la terrasse, j’ai pris quatre photos et me suis recouchée. Pour me relever vers 9 heures, en même temps que les autres. Je me suis précipitée à la douche, histoire de ne pas faire la queue. Le petit déjeuner a été servi. Très copieux. Des crêpes, des galettes, du beurre, de la confiture de figue (il y en avait aussi de fraises, mais je n’ai pas fait tous ces kilomètres pour en manger), du thé à la menthe. Nous nous sommes servis et resservi, beaucoup trop en tout état de cause. Il va falloir beaucoup marcher pour éliminer toutes ces calories.

Premier matin à Figuig

Des crêpes, du thé et de la confiture Aïcha

Les estomacs calés, les chaussures de marche chaussées, nous sommes sortis de la maison pour visiter le ksar et aller voir la palmeraie. Dans la partie ancienne où nous demeurons, les maisons sont faites de terre. Les plafonds tiennent sur des poutres de palmiers et sur leurs écorces. Tant que les maisons sont entretenues, cela donne des habitations fraîches et agréables. Mais beaucoup ne sont plus habitées ou seulement par les chèvres. Elles se délitent alors. Irrémédiablement. Pas toutes heureusement, mais c’est un véritable trésor architectural qui est en train de partir en poussière.

Les maisons sont organisées autour de la cour. Elles réunissaient des familles élargies, chacun logeant dans une pièce ou deux, la cuisine étant commune. L’étage est plus large que le rez de chaussée. Les maison passent ainsi au dessus des rues, les transformant en longues galeries où donnent les portes. Il y fait toujours frais, mais il n’est pas toujours facile de s’y retrouver, et personne n’a édité de plan. Vu d’en haut, il n’y a que des terrasses. On s’y perd facilement.

Première promenade dans Zenaga

L’heure du facteur

Nous essayons donc de nous faire des repères, ils existent pourtant. Une croix noire sur le mur indique une impasse, une flèche bleue le chemin à suivre. Mais on ne nous le dit pas immédiatement. La tête de groupe est partie sur un train d’enfer. Moi qui m’arrête pour prendre des photos, je suis rapidement larguée. Je suis tant bien que mal. Mais il y a trop de choses à voir, à remplir les yeux et la carte de l’appareil photo. Je m’arrête trop souvent. A un moment, je me retrouve seule, dans une impasse. Au bout un jardin où travaillent deux hommes. Je leur demande s’ils ont vu passer un groupe. Non, pas du tout.

Merci, leur dis-je. De rien répondent-ils en riant. Je rebrousse chemin. M’aperçois qu’il y avait une bifurcation. Le groupe a dû tourner par là. Je croise une jeune homme. Je lui pose la question. Avez-vous vu passer un groupe ? Oui me répond-il dans un sourire. Ils sont à une centaine de mètres. Merci, merci… Effectivement, après deux ou trois coudes, j’entends leurs voix. La route grimpe sec, ils sont en haut en train d’admirer le paysage. Mon collègue, qui vient pour la quatrième fois, explique la palmeraie. Je les rejoint essouflée par la montée.

La palmeraie

La palmeraie

Le dimanche 18 avril 2010, 20:45 par Oxygène

Les « crêpes » sont des meloui. Sois prudente, ils sont traitres et capitonnent rapidement les hanches.

2. Le dimanche 18 avril 2010, 21:51 par Akynou

Oui, je sais, :-) Et figure toi qu’il y en avait au marché Velpeau ce matin. Et j’ai résisté en passant devant pour ne pas en acheter :-)