(Lire : j’ai les boules grave, tellement les boules que ça ne se peut pas).

l’année dernière, j’avais annoncé que j’allais reprendre mes études. Pas pour faire joli sur mon CV, mais parce que cela m’intéressait, et parce que j’en avais besoin. Je racontais que mes relations avec l’université avaient toujours été tumultueuses. Eh bien vingt-ans plus tard, ça n’a pas changé.

L’an passé, j’ai demandé une validation des acquis pédagogiques pour entrer en Master de socio. Cela m’a été refusé parce que je n’avais pas de connaissance en socio. Ce qui est vrai. J’ai fait des études de langue et d’histoire. Mais on m’a expliqué que j’avais fait la mauvaise démarche puisque, en fait, c’est une validation des acquis de l’expérience (VAE) que j’aurais dû demander. Qu’à cela ne tienne, j’ai reconstitué ma carrière et la totalité de mes expériences personnelles (association, engagement syndical, etc.)

J’y ai passé des heures. J’ai déposé mon dossier début juin. Le résultat vient de me parvenir. Il est le même que l’an passé. Manque de connaissances en socio. Avec le petit plus qui tue : manque de compréhension sociologique. Je précise tout de même que je n’ai rencontré personne de cette commission. J’ai par contre rencontré un enseignant de la fac de socio, avec qui j’ai discuté du sujet de master que j’envisageais, qui l’a validé et a même eu l’heur de le trouver intéressant.

Mais on n’entre pas comme cela dans ce monde… et ma patte n’était sans doute pas assez blanche.

J’ai l’été pour rebondir et chercher une autre solution, une année pour arriver à intégrer un département. Ces conneries m’auront fait perdre trois ans. Il m’en restera trois autres pour décrocher un Master 2 et commencer une thèse, ce qui va faire très juste. Sinon, dans quatre ans, je suis au chômage. A 55 ans. Une perspective tout à fait idéale pour passer des vacances sereines. En même temps, si ma vie était simple, je le saurais…  J’aurais moins de bouquins à lire et donc à emmener, c’est toujours ça de pris…

Je suis fatiguée, écœurée. Mais on va vite se reprendre et dire la phrase magique : ce qui ne me tue pas me renforce.

C’est fou ce que je dois être forte…