Vous connaissez l’histoire… Deux types se rencontrent. Ils ne se sont pas vus depuis longtemps et se donnent donc des nouvelles.
– Et le boulot, comment ça va ?
– Ben, pas terrible. La boîte a délocalisé notre unité. J’ai été licencié et là, je suis presque en fin de droit…
– Meeeerde… et comment tu vas ?
– Je vis comme un bébé.
– Ha bon. Et ta femme, elle va bien ?
– Ma femme… Au bout de trois mois de chômage, elle s’est tirée avec Thierry…
– Ton copain d’enfance ? Meeeerrrrde. Et tu tiens le coup ?
– Tu sais, je vis comme un bébé…
– Bon, les enfants, au moins ça va…
– Ben, depuis que Martine est partie, Marc s’est mis à se shooter. Quant à Carole, je ne la vois jamais. La dernière fois que j’ai eu de ses nouvelles, c’est par les flics, elle tapinait sur le périphérique.
– Oh non, mon pauvre vieux. Meeeeerrrrde. C’est vraiment trop. Et toi, alors, tu souffres pas trop.
– Je te l’ai dit, j’vis comme un bébé.
– Ha !… Mais qu’est-ce que tu veux dire par : « Je vis comme un bébé. »
– Ben, je fais comme eux : je mange, je dors, je pleure, je mange, je dors, je pleure…

C’est un peu l’effet que je me suis fait au dernier Paris Carnet où j’ai pourtant passé une excellente soirée, entourée de gens que j’aime et dont l’attention m’a quelques fois, fatigue aidant, mis les larmes aux yeux. Tant qu’on ne vous dit rien, vous gardez vos trop-plein d’émotions. Mais que quelqu’un se soucie de vous…

En fait de bébé, il y en avait un vrai. Le premier du Paris Carnet, puisque ses parents se sont rencontrés lors d’une de ces soirées. La jolie Louise, ma petite nièce d’amour, a fait mieux que de la figuration.

Pour elle, le Paris Carnet s’est passé finger in the nose… Même le capitaine s’est penché sur le berceau tout en proférant des insanités démentant la démarche bisounours. Samantdi l’a percé à jour et lui a immédiatement exhibé sa collection de nounours en guimauve, offerte quelques minutes plus tôt par Chondre (Chondre, j’adore les nounours à la guimauve…).

Mais bon, il n’y avait pas que Louise. Il y avait aussi la bouffe (bonne), la bière (idem). Et puis les carnetiers habituels et d’autres plus rares : ma chère Kozlika, Xave, Pascal, Palpatine, Vroumette (belle belle belle comme le jour), Traou, Garfieldd, Yann Orpheus, Ada, Gilda, Labosonic, Marloute, Mel O Dye, Yves Duel, Thomas… Et c’était bien.

Je suis partie à presque 1 heure du matin, quasi comme une voleuse pour attraper mon dernier métro. Je l’ai raté. Heureusement, j’ai trouvé un distributeur et dans la foulée un taxi. J’ai pu aller m’écrouler dans les bras de Morphée. La soirée m’avait fait du bien. Je n’ai pas pleuré…

Je n’ai pas mis de liens. Vous les trouverez sur le wiki du Paris Carnet.

1. Le vendredi 6 avril 2007, 21:20 par gilda

Ah tiens, je ne savais pas que ma vie fabuleuse de l’an passé avait donné lieu à une blague (non, je rigole c’était moins pire ; et puis surtout j’en oubliais de manger, moi) :-)

Contente que tu aies pu poster ce billet, tu sais (pour tout t’avouer je guettais un peu).

2. Le vendredi 6 avril 2007, 22:19 par Akynou

C’est jamais aussi pire. :-) Mais quand je l’ai entendue la première fois, il y a très longtemps, j’ai été frappée par l’expression. Parce qu’elle est d’une pudeur incroyable. On dit tout, mais on ne dit rien et l’interlocuteur peut comprendre ce qu’il veut. Par exemple qu’on est heureux comme un bébé, quand même. Malgré tout… Alors oui, ça pourrait être une blague sur ton année dernière…

Moi aussi, j’ai été mal au point d’en oublier de manger. Ça ne m’est plus jamais arrivé depuis. Maintenant, c’est plutôt l’inverse. Plus je vais mal, plus je bouffe. Preuve qu’en fait, je ne vais pas si mal que ça. J’emmagasine un max d’énergie pour lutter. Mais je fatigue :-) Les vacances feront du bien.

Je t’embrasse Gilda. Je me disais en te regardant hier que j’aimais beaucoup ton sourire

3. Le samedi 7 avril 2007, 22:57 par ada

Ta note me fait penser que tout a décidément toujours plusieurs facettes.
Je voulais aussi te dire que j’ai été très attendrie par ton regard sur ta jolie et sage nièce, et sur tes sœurs (jalouse aussi mais bon, j’ai déjà fait des dizaines de scènes à ma mère au sujet des sœurs que je n’ai pas eues, alors bon il n’y a plus grand chose à faire..) J’ai été très heureuse de vous rencontrer.