Il fait (toujours) chaud et j’ai le cerveau en bouillie
Cet été me tue. La chaleur me grille le cerveau m’ôtant toute velléité de faire quoi que ce soit où je dois prendre des initiatives. Je n’ai même pas été me baigner dans la Loire. Je voulais aller au cinéma voir plusieurs films : les 2 De Gaulle, Jim Queen, In wave, le film sur la Comédie française, L’Odyssée. Je n’ai rien vu. Pas la force de m’organiser.
Nous voulions faire une journée à Paris, voire des expositions. Ce n’est toujours pas fait et ce n’est pas en chemin. Il faisait beaucoup trop chaud, et puis Léone prépare une exposition et Garance travaillait dans une colo…
Ecrire ? M’occuper de mes blogs… Mais je n’ai plus assez de cerveau disponible pour cela. La seule chose que j’ai réussi à faire, c’est de continuer à nettoyer le site de L’Œil du journaliste dont j’ai parlé dans le précédent post. C’était long et chiant, mais ça ne demandait aucun effort : ouvrir les articles, nettoyer, fermer.
Evidemment, j’exagère. J’ai aussi réorganisé les rubriques, réattribué les articles, réédité les typos pour avoir une certaine homogénéité dans la présentation. Donc un gros boulot sachant que le site existe depuis 2012. A ce propos, un nouvel article a été publié, un portrait d’une réfugiée écrit par une stagiaire et je trouve que la petite s’est bien débrouillée.
Et je joue sur mon téléphone. C’est très con, pas mal abrutissant aussi, mais c’est à peu près tout ce que je suis en capacité de faire…
Je dors peu, pas assez, à cause de la chaleur (et je continue à me coucher trop tard). Je laisse fenêtre et volet grands ouverts pour faire entre l’air frais de la nuit (quand il est frais). Mais le jour se lève tôt et je ne sais pas dormir avec la lumière. Couchée entre 1 et 2 heures, je suis réveillée entre 6 et 7 heures. Cette nuit, ce fut pire, j’ai été malade, j’ai dû dormir quatre heures… Ça n’améliore en rien ma purée de cerveau…
Je suis donc un vrai zombi !
J’ai quand même été garder mon petit fils le week-end dernier. Tout un week-end ! Lou et son compagnon répondaient à l’invitation d’un ami. Ils m’ont demandé si j’étais disponible et j’ai évidemment répondu par la positive. J’ai eu la très bonne idée de proposer au Nom de m’accompagner, puisqu’il était à la maison. Une bonne occasion pour lui de profiter de son petit-fils qu’il voit un peu moins que moi puisqu’il vit plus loin.
C’est sportif, un bébé. J’avais un peu oublié. Et encore, Aubin a six mois. S’il ne fait pas ses nuits complètes, il ne se réveille qu’une seule fois par nuit. Lou m’avait fait un guide très détaillé que j’ai suivi à la lettre. Ce qui évite de s’angoisser inutilement. Et nous avons pu nous relayer. J’ai même réussi à profiter de la piscine. Mais j’ai quand même mangé bébé matin, midi et soir. Il faut dire qu’il est « croquable » comme disent mes amies québécoises.
Il est très actif, mais plutôt de bonne humeur et souriant. Attentif à tout, toujours prêt à rire ou à sourire (sauf la nuit, c’est plus compliqué). Bref, un bébé en or. J’ai retrouvé mes vieux réflexes, la rapidité pour changer une couche en pleine nuit et à la seule lueur de mon téléphone, les berceuses, le bercement, la nourriture (il a commencé la cuillère). Je crois qu’on n’oublie jamais.
Lou et Achille sont rentrés dimanche dans la matinée. Je leur avait proposé de préparer le déjeuner car nous attendions du monde. Le frère du Nom venait exprès de Paris – où il est en vacances pour le baptême de son petit-fils – avec sa fille, Onélie. Celle-ci a une an de moins que Lou, je la connais depuis sa naissance. Mais cela faisait vingt ans que je ne l’avais pas revue. Nous avons passé un très joli moment.
Je suis rentrée épuisée. Il m’a fallu au moins deux jours pour me remettre.
Il a plu ce matin, ça a fait du bien à tout le monde. Aux moustiques aussi qui sont virulents. Je ne peux même pas rester dans mon jardin quand la chaleur retombe. Passé 17 heures, les « maringouins » attaquent en rangs serrés. Petits, tout petits, mais voraces. On a ressorti les spirales qui puent, les prises électriques et on espère que les ventilos les éloignent un peu. Mais dehors, c’est plus compliqué… Les siestes dans mon relax dans le jardin, on oublie. Dommage, on y ronfle très bien.
Je me régale du podcast de Camille Diao, « La Cancion », sur France Inter. La programmation n’est pas terrible cet été, beaucoup de redites de l’année ou des années passées. France Inter est devenue pauvre et ça se sent. C’est tellement décevant (même si j’en comprends les raisons). Mais l’émission de Camille Diao, elle, réveille
Cela fait longtemps que je vis avec la musique latina, bien avant qu’elle soit autant à la mode. Depuis les Chiliens Quilapayun, Mercedes Sosa, le Cuarteto Cedron, Victor Jara, Atahualpa Yupanqui, mais aussi Vinicius de Moraes, Joao Gilberto et la bossa nova. Sans oublier les Espagnols, le flamenco, Paco Ibanez. Ma mère se gaussait souvent de mes espagnolades. C’est à cause d’eux (entre autres) que j’ai entamé des études d’espagnol…
Depuis, j’ai suivi les musiciens cubains, caribéens, la salsa, le compas, le son… Et, plus récemment, la talentueuse Rosalia. Mais là, ce podcast a été une vraie mise à jour. Tous ces sons que je connaissais mal ou peu. Les histoires, les influences, les racines, les origines, les allers retours. J’ai écouté chaque épisode plusieurs fois. D’abord pour écouter attentivement les récits, ensuite, parce qu’en musique de fond, ça met du soleil dans la journée.
Bon, ce n’est pas tout cela, mais j’ai une côte de bœuf à faire cuire. Et oui, je cuisine. Mais pas tous les jours. A la maison, c’est chacun son tour…