Cette semaine, je devais voir deux bonnes amies qui sont pour quelques jours à Tours. Et aller chez ma fille voir mon petit-fils. Et puis je comptais écrire plusieurs textes, la suite de ma visite chez Madeleine de Sinety, des voyages en train, des choses et autres.

Continuer à sauvegarder mes anciens blogs aussi. Finir le tricot pour Aubin. 

Et puis…

 

 Mes sinus explosent, mon nez est un tonneau impossible à vider (le contraire des Danaïdes). La nuit, je dors (j’arrive à dormir, c’est déjà ça) je me mouche, je dors, je me mouche. Et je bois (de l’eau). Le jour, je me mouche, je regarde les JO, je me mouche… Impossible de construire une réflexion.

Pour couronner le tout, une de mes caisses de retraite me réclame mes salaires de janvier 1992 à janvier 1994 (Coopérative Viva).

Déjà, l’an dernier au moment de ma demande de retraite, ils m’ont demandé les scans d’années de salaire. J’ai passé une partie de l’été dans l’angoisse car une de mes boites archive avait disparu (au moins six déménagements). J’ai fini par la retrouver au grenier.

Puis ça a été les preuves de versement de congés maladie et maternité. Le bordel. Quand tu es journaliste, que tu bénéficies d’un CDI et que tu as plus de six mois d’ancienneté,  ton employeur est tenu de te maintenir ton salaire. S’il indique sur ton bulletin de paie que tu es en congé maternité ou maladie, tu as une preuve. S’il ne le fait pas (il n’est pas obligé de le faire), tu l’as dans l’os. Reste la déclaration sur l’honneur… Heureusement, je pouvais au moins prouver que j’avais cotisé.

Aujourd’hui, ce sont deux ans de salaires à scanner et à envoyer… Je n’ai d’ailleurs pas travaillé pour cette coopérative pendant deux ans mais pendant une seule année. Ils font quoi ces organismes. Ils m’ont pourtant bien envoyé le relevé de ma carrière. Je vais devoir « prouver » mes emplois combien de temps comme ça ? Heureusement, c’est été, j’ai tout rangé, organisé, trier par date et par année.

Cerise sur le gâteau, j’ai commencé le dossier pour demander ma carte de journaliste honoraire (retraité quoi). Je pensais que ce serait une formalité, j’ai obtenu ma carte de presse sans discontinuer depuis 1989. Et à chaque demande, j’ai fourni toutes les attestations nécessaires. En plus, la Commission de la carte de presse (CCIJP pour les intimes) a une récapitulatif de toute ma carrière et mon ancienneté (j’ai même une attestation pour ça). Mais…

Il leur faut une photo récente (je n’ai pourtant pas trop changé depuis l’an dernier…)

Il leur faut un extrait de casier judiciaire vierge (pour une carte d’honoraire !). C’est heureusement assez facile et rapide à obtenir.

Et un CV complet, « affirmé sur l’honneur », comportant l’ensemble de mes diplômes et de mon parcours professionnel avec une description précise des tâches accomplies dans les postes concernés par ma demande de carte.

Je ne m’attendais vraiment pas à faire un CV de retraité…

Vous savez ce à quoi je vais occuper mes heures prochaines. Et le premier qui dit que j’ai que ça à faire, je le scalpe.

Je hais la paperasse.