Aubin est né vendredi 23 janvier 2026. Il pesait 3,4 kilos et mesurait 52 centimètres. Aubin est mon premier petit-enfant.
Depuis, le canal familial est saturé de photos et de vidéos pour notre plus grand bonheur. C’est peu dire que nous avions hâte d’aller rendre visite à la petite famille.
Et c’est aujourd’hui que nous y avons été. Le Nôm était descendu exprès de Paris pour faire partie du voyage.
Le CHU de Poitiers est immense, très étendu et compte de nombreux bâtiments. Nous nous sommes perdus. Rien n’indiquait la maternité. Nous avons fini par appeler ma fille. En fait, la maternité est a l’intérieur d’un immense bâtiment. Et seul le nom de ce bâtiment est indiqué. Ce qui n’est pas des plus clair. Nous avons ensuite un peu tourné en rond pour trouver une place de parking. Vous dire que j’étais tendue serait un euphémisme. Sans doute beaucoup plus que je ne le souhaitais. La fatigue, l’émotion, l’imminence d’une rencontre dont je subodorait qu’elle allait être hors norme. Parce qu’elle allait concrétiser quelque chose qui ne l’était pas encore totalement : mon enfant a eu à son tour un enfant.
Masque sur le nez, nous sommes entrés dans la chambre. Ma fille et son compagnon étaient debout, entre eux, le berceau où un tout petit bébé dormait paisiblement. Je nous ai fait l’effet des rois mages apportant leurs présents dans la crèche. Après les embrassades chuchotées, les cadeaux remis, nous nous sommes installés tous les six autour du divin enfant.
Évidemment, au premier coup d’œil sur Aubin, comme n’importe qui, j’ai dit : « Oh, j’avais oublié que c’était si petit. » Cette phrase, je l’ai entendue à la naissance de chacune de mes filles. Les photos sont trompeuses, elles ne sont pas à l’échelle, on ne s’en rend pas compte. Mais là, en vrai, c’est vraiment une toute petite crotte d’amour.
Et puis on s’habitue. Au bout de quelques minutes, il prend déjà tout son espace. Notre cerveau a réglé l’échelle. Mais quand son père le prend, il redevient minuscule dans ses grandes mains.
Un bébé, c’est magique.
Il a dormi pendant tout le temps de notre visite. Et nous étions là, tous les six, à papoter autour du berceau. Ma fille nous a raconté toutes les péripéties de l’accouchement, nous avons partagé des anecdotes, pris des photos, nous sommes émerveillés de ses toutes petites mains, de ses expressions, ses esquisse de sourire, ses tentatives d’ouvrir les yeux.
Et puis l’heure est venue de repartir car Aubin devait recevoir des soins et la visite du pédiatre qui déciderait de la sortie de maternité. Quand son père a commencé à le déshabiller, il s’est mis à pleurer. Et là, j’ai eu une terrible envie de le prendre dans mes bras. Rattrapée, saisie.
Je suis repartie avec la tristesse de la séparation. C’est fou comme un tout petit humain peut vous attacher à lui. J’ai mis longtemps à redescendre. Je suis rentrée épuisée. Nous l’étions tous.
Voilà, j’ai un petit fils et je l’aime.
Quelle belle entrée dans la vie, entouré de tout cet amour. Profite.
Bienvenue à Aubin 🙂 et des bises tout plein 🙂
C’est pas rien une vie non plus ! Un nouveau livre pour vous avec une bien belle page qui commence.