Ce jour-là, nous avions décidé d’aller à Corte. Enfin, j’avais décidé que nous irions à Corte. C’est toujours moi qui décide ce genre de choses… Mais les filles étaient d’accord avec le programme. Elles avaient envie d’aller en visite.
Au départ, je voulais les réveiller vers 9 heures, pour partir à 10. Etre à Corte pour 11h30. Se balader, déjeuner, se balader de nouveau. Et puis rentrer par la Restonica et faire la balade jusqu’au lac de Melo. Ça, c’est tout moi d’imaginer des journées intenables.
Heureusement, je m’écoute un peu plus depuis certains temps. D’abord, impossible de me lever à 8h30. Pas plus à 9 heures. A 9h30, je commençais tout juste à m’imaginer en station verticale mais la pression devenait moins sévère.
A 10 heures, j’ai fini par m’arracher du lit et réussir à vaquer à mes occupations matinales, entre petit déjeuner, reste de vaisselle, toilette… Puis j’ai réveillé les mominettes qui avaient encore plus de mal que moi. C’est peu dire…
Nous avons réussi a décoller du village vers 11h30. Dans notre état, nous étions pas loin de l’exploit…
La route est sinueuse jusqu’à la nationale. Ensuite, longue, plutôt droite, quand elle suit la vallée. C’est trompeur. Après, il faut partir à l’assaut des montagnes. Ça monte, ça monte. Nous passons tout près des sommets enneigés. Puis le col, enfin, pour une descente sans fin et toute en virages vers Corte. Pendant que je conduis, je raconte ce que j’ai appris de l’histoire de la ville. Paoli, l’indépendance, la guerre contre les Génois, le général Gaffori et son incroyable femme.
Tout le monde a vu au moins une fois une photo de la citadelle de Corte. C’est beau, c’est impressionnant, austère et solitaire. Mais ici, à la première impression, la vieille ville et sa citadelle perchée sur son piton paraissent bien petites par rapport à ce qu’on en a rêvé. Les cartes postales, les photos des livres, tout met en valeur le côté nature sauvage de Corte. Dans la réalité, il en va autrement : les immeubles s’étalent partout. Du coup, Corte l’ancienne paraît comme incongrue dans le tableau. Elle n’en est que plus belle.
Nous trouvons assez rapidement à nous garer et partons déjeuner, les filles sont affamées. Je prends un menu traditionnel avec charcuterie locale (un bonheur) et sanglier à l’orange. Pas exceptionnel, mais correct. Les filles prennent des pâtes et des pizzas. Enormes. Léone n’arrive pas à finir son assiette, ce qui ne l’empêche pas de réclamer un dessert qu’elle ne finira pas non plus. C’est pas grave. C’est jour de fête.
Le repas achevé, nous partons vers la citadelle. Nous sommes très vite arrêtées par une boutique de cartes postales. Chacun fait son choix. Une autre boutique de souvenir attire Garance. Elle a 1 euro et voudrait acheter quelque chose pour son père. C’est la Bérésina.
J’achète à chacune un T shirt, tête de maure pour Garance et Lou, tête de mort et pirate pour Léone. Une troisième boutique achève de vider mon porte monnaie. Je trouve un très beau collier pour Seashell dont c’est l’anniversaire bientôt. Un ânon en peluche pour Garance qui a besoin d’un petit copain, des auto-collants… Bon, les filles, c’est pas les boutiques que nous sommes venues visiter.
Le jeudi 26 juin 2008, 18:18 par andrem
Si j’ai bien retenu, cette fois, il va falloir attendre lundi pour la suite de la montée vers la citadelle (décevante de l’intérieur, je te le dis, mais moi ce jour là il pleuvait). Trois jours dans les boutiques à attendre, tu as négocié une ristourne, je parie.
2. Le jeudi 26 juin 2008, 19:19 par Gilsoub
Pffff, comme d’hab faut attendre la suite
Bon en attendant une surprise t’attend sur le chic des cliques 


