Voilà à quoi je m’occupe plutôt que d’essayer de jouer à mon propre jeu sur les images et les textes… Je participe à un vieux débat, que certains ont l’art de le remettre au goût du jour. Nonal, du haut de son grenier, réclame le déremboursement de l’homéopathie. Et une pluie de commentaires prend parti pour ou contre. Pour ce genre de bagarre, qu’importe le motif (on assiste peu ou prou au même exercice entre les fumeurs et les non-fumeurs) pourvu qu’on puisse faire preuve de bagout et d’habileté dans l’art d’assener des vérités.
Dans cette guéguerre, je suis bien embêtée. Parce que je trouve que tout le monde a un peu raison.
Sincèrement, je ne crois pas que quelques granules d’oscillococcinum m’aient protégé de quoi que ce soit, ni que les gouttes de L56 aient guéri mon rhume carabiné plus vite que si je n’avais rien pris. Un rhume, cela se guérit effectivement tout seul. C’est désagréable pendant deux ou trois jours, puis on finit par en sortir. Avec ou sans homéopathie. Ce sont pourtant des produits qui remportent un succès croissant en pharmacie. Mais comme Samantdit, j’ai tendance à penser qu’ils sont nécessaires. Parce que s’ils n’existaient pas, les consommateurs auraient tendance à les remplacer par les médicaments allopathiques, comme les antibiotiques, avec les dégâts que l’on sait. Et pour les esprits chagrins qui pleurent les sous de l’assurance maladie, je rappelle que ces produits sont majoritairement consommés en automédication et que celle-ci n’est pas remboursée par la Sécurité sociale.
Cela pose plus largement le problème de la prise du médicament en France. Il n’y a qu’à voir la mode des alicaments. Je trouve toujours incroyable qu’on tombe dans ce panneau. Ça a commencé par des yaourts bios, qui vous faisait du bien à l’intérieur (je passe sur la débilité du slogan). Tu manges mes produits, tu es en bonne santé. Ensuite, il y a eu l’Actimel, une des plus belle arnaque jamais recensée. On peut trouver cela bon (mes filles adorent par exemple), mais dire que cela a des répercussions (positives bien sûr) sur la santé, je me gausse. Tout est dans le dossier de presse et la campagne de pub. Tout est dans la tête. Cela dit, parmi mes amis, j’observe aussi que ceux dont le Frigidaire est plein de ces petites bouteilles sont aussi ceux dont les cendriers sont plein de mégots. Arrêter de fumer, ça, c’est bon pour la santé. Mais curieusement, ce slogan-là a nettement moins de succès.
Tiens, je vous propose un autre grand débat. Ça nous changera de l’homéopathie. Etes-vous pour ou contre les omega3, vous savez, ce truc qu’on trouve dans toute l’alimentation maintenant et qui fait vendre l’huile et le pseudo beurre beaucoup plus cher. Ah si, regardez les prix, beaucoup plus cher. Et je dis pseudo parce qu’en fait de beurre, il s’agit plutôt de margarine. La campagne de pub de ce produit (omega3) a été extrêmement efficace et menée de main de maître : livre, campagne de presse, affichage… le grand jeu. Il faut tout de même remarquer que le super spécialiste de l’omega3 en France est aussi le propriétaire de la société qui commercialise les médicaments à base d’oméga3. Il ne risque pas de dire que son produit, c’est de la merde. Et surtout pas dans les colonnes du journal de son tonton qui a savamment orchestré l’intérêt scientifique de la trouvaille du neveu. La famille, c’est bien connu, c’est sacré.
Bref, c’est une affaire qui marche. D’ailleurs, il n’y a qu’à voir la page consacrée à ce produit par le site Doctissimo. Le seul médecin (oui, il est médecin et même professeur de médecine) interviewé est l’expert en omega3 dont je parlais plus haut. Sur les trois pubs qu’on trouve sur cette page, trois sont consacrées à sa société. C’est sans doute ce qu’on appelle de l’info…
Pour rappeler quelques notions de base, oui, les oméga3 sont nécessaires (pas tellement à la régulation de l’humeur, comme cela a été annoncé, mais dans la prévention des risques cardiovasculaires). Cependant, on les trouve assez facilement dans l’alimentation. Il suffit de manger du poisson gras un peu plus souvent par exemple et le tour est joué. Je mange régulièrement du poisson, notamment du maquereau (j’adore cela, c’est vraiment très bon quand on sait bien le cuisiner). Je trouve que ça vaut toujours mieux que de se gaver de capsule ou de beurrer son pain avec une pâte au goût artificiel.
Il y a d’ailleurs un truc qui m’amuse beaucoup : des gens paient de plus en plus cher leur pain – j’imagine qu’ils le trouvent meilleur – pour mettre dessus des produits de moins en moins bon. A quoi bon dépenser 1,5 euro pour une petite baguette de campagne (oui, c’est le prix pratiqué dans mon quartier) pour y mettre dessus de la margarine. Etonnant, non ?
Question dépense, l’omega3 d’ailleurs, ça se pose là. Sur le site (dont je ne donnerai pas le lien), la boîte coûte 22 euros. Il en faut deux pour faire une cure (on ne parle tout de même pas de traitement) d’un mois. Ensuite, plus on commande gros, plus les tarifs sont dégressifs. Et si vous commandez pour un an de cure, alors là, en plus, vous avez droit à des cadeaux bonus qui rendraient jaloux n’importe quel DVD qui sont assurément très intéressants. Quel sacrifice ne ferait-on pas pour rester en bonne santé.
Je ricane, je ricane. Mais après tout, si des gens sont heureux en consommant des alicaments, si ça leur fait du bien au moral, s’ils se sentent mieux dans leur peau, je ne vois pas pourquoi ils se gêneraient. Surtout s’ils y sont encouragés par leurs médecins (si si, j’en connais), qui ont dû bien remarquer le bien que ça leur faisait. Placebo ? Et quand bien même, du moment que ça leur réussit.
C’est vrai que ce n’est pas avec ce genre de campagne qu’on arrêtera les gens de faire de la surconsommation de médocs. Surtout en France. C’est vraiment une question d’éducation. Je ne sais pas à quoi c’est dû. Une confiance aveugle dans un médecin extrêmement sollicité par ailleurs par des laboratoires tout puissants.
Prenez ma mère. Elevée à la dure, genre : la péridurale ma fille, mais pourquoi faire. Il faut souffrir pour être belle, etc. Eh bien, à chaque fois que je me plains d’un mal de tête, elle me demande si j’ai pris « quelque chose »… En général, non. Contrairement à ma fille aînée, qui est migraineuse et souffre terriblement, mes maux de tête passent tout seuls dans les deux heures. Ma mère, elle, aurait déjà pris une Aspirine, ou du paracétamol, voire les deux. Une de mes collègues, dès qu’elle a pris froid, se rue chez son médecin et n’est contente que lorsqu’elle en sort avec un arrêt de travail une ordonnance lui prescrivant des antibiotiques. On a beau lui dire qu’une telle attitude est débile et dangereuse, non seulement elle continue, mais en plus elle fait la même chose avec sa fille. Il y en a qui ont perdu leur jambe pour moins que ça…
C’est vrai, les gens chez nous (je ne sais pas ailleurs), ont besoin de prendre des pilules. Il n’y a qu’à voir la consommation des anxiolytiques comme le Lexomil, ou des antidépresseurs comme le Prozac pour s’en rendre compte. Ces médicaments ont leur utilité. Mais sauf dans le cas de dépression avérée, ne vaudrait-il mieux pas que les gens prennent des placebos ? Quoi que… Ma mère a pris des années durant du magnésium. Maintenant, elle suit la dernière mode, celle des omega3 (non, je ne suis pas obsédée). Et pendant qu’elle se ruinait dans ces petites gélules (je ne refais pas la démonstration), elle a arrêté le Prozac. Ça n’a pas loupé, un mois plus tard, elle pleurait au téléphone, plus rien n’allait. Oui, je sais, ma mère n’est pas un bon exemple. Elle est dépressive chronique. Pour elle, mieux vaut le Prozac aux petites gélules.
Pour l’homéopathie, je serai bien en peine de dire des choses définitives. Il se trouve que j’ai constaté quelques trucs où ça avait l’air d’être efficace. Sur mes enfants. Lou, l’aînée, a commencé à faire des crises de rhume des foins très violentes à l’âge de 18 mois. Je subis moi-même cette allergie tous les ans. Mais ça n’avait rien à voir. Elle en était vraiment malade. Le risque, chez les enfants si jeune (et dans des univers si pollués que les nôtres), c’était que cela se transforme en asthme. Et ça, je n’en voulais pas. Et puis surtout, comment soulager ce petit bout de choux qui souffrait. J’en ai parlé à plusieurs médecins. En dessous de 18 mois, pas d’antihistaminique ni de désensibilisation possible. Aucun remède, aucune solution. Et puis c’est mon médecin généraliste qui m’a dit : « Allez voir le Dr untel, c’est une pédiatre homéopathe. Elle, elle pourra peut-être quelque chose. » J’y suis allée. Elle m’a donné un traitement. Une semaine après (non, nous n’étions pas en automne, trop facile), Lou ne faisait plus de crises. Les années suivantes, je lui redonnais son traitement en prévention, et elle était tranquille. Quand j’oubliais, dès la fin avril, le cauchemar recommençait. A 6 ans et demi, elle a affronté son premier été sans traitement. Elle ne souffrait plus. Je ne dis pas que l’homéopathie l’a guérie. Non, beaucoup d’allergies enfantines cessent d’elles-mêmes vers l’âge de 6/7 ans. Mais en tout cas, cela l’a énormément soulagée. Placebo ? A 18 mois ? Peut-être. C’est possible. Les allergies sont aussi beaucoup liées au psy. Mais je m’en fous. En attendant, cela été efficace.
Quelques années plus tard, j’ai donné naissance à ma troisième fille dans des conditions que j’ai largement racontées aux alentours du 16 septembre (son anniversaire). En résumé, elle a subi une opération à une semaine de vie. Ça s’est très bien passé. Léone était un beau bébé florissant. Et puis, à l’âge d’un mois, elle a commencé à faire de l’eczéma sur le visage. Cela la démangeait terriblement. Elle se frottait la figure sur tout ce qui passait à sa portée. Et ce n’était pas très beau à voir. Je vais voir le médecin. Ben pas grand-chose à faire. Pas d’antihistaminique, pas de médicament… Je suis retournée voir la pédiatre. Qui a tâtonné. Premier traitement, rien. Aucune amélioration. Là-dessus, je fais faire le deuxième rappel de vaccin à Léone et l’eczéma décuple. Là, j’ai compris. J’ai filé chez la toubib pour lui faire par de mes remarques. Elle a immédiatement changé le traitement. En quelques jours l’eczéma avait régressé pour disparaître très rapidement. Je peux vous dire que c’était plus que du soulagement. Placebo là encore ? J’en sais rien. Mais dans ce cas, pourquoi le premier traitement a-t-il été inopérant ?
Pour finir, Léone reste allergique à certains médicaments, certains antibiotiques (dont la plus courante le Clamoxyl ce qui est d’un pratique…). Pour les vaccins, sa première année, nous les avons espacés en accord avec les deux pédiatres, celle de la PMI qui toujours suivi mes filles et l’homéopathe. Cette dernière nous donnait un traitement à faire prendre à la petite quelques jours auparavant, et le reste, c’est bien passé. A 11 francs le tube de granules (à l’époque, nous comptions encore en francs, mais plus pour très longtemps), je trouve que ce n’était pas cher payé.
Mes filles ne sont jamais malades. Les premières années, elles choppent toutes les rhino-pharyngites qu’elles peuvent, se forgent des défenses immunitaires en béton armé. Pendant des années, au début de l’hiver, l’homéopathe leur donnait des traitements de fonds (pas des granules, des oligo-éléments sous des formes diverses), je ne suis pas certaine qu’elles aient choppé moins de trucs que les autres, mais elles en sont sorties plus vite que les autres.
Maintenant, il y a une époque pas si lointaine ou les médecins, dans des revues très scientifiques et très cotées, affirmaient que le système nerveux des nouveaux-nés n’étant pas mature, ceux-ci ne ressentaient pas la douleur. Combien de bébés ont ainsi été opérés sans anesthésie. Combien de petits enfants ont-ils été soignés sans qu’on pense seulement à soulager leur douleur. N’importe quelle mère un peu attentive sait que son enfant, quand il souffre, ne va pas pleurer, ne va pas hurler (comme nous autres adultes aurions peut-être tendance à le faire), mais va se recroqueviller sur lui-même, devenir comme insensible. Je me souviens d’une de mes sœurs que les médecins ont obligé à tenir sa fille de 2 ans à l’époque alors qu’ils lui introduisait un tuyau destiné à aspirer les particules de cacahuètes qu’en avalant de travers elle avait envoyées dans ses poumons. La petite n’était pas endormie, ni calmée, ni rien. Elle a mis des semaines à refaire confiance à sa mère qui l’avait empêché de se débattre. Des mois durant, quand elle voyait quelqu’un habillé de blanc, elle hurlait de terreur. Des fois, je me dis qu’on devrait faire comme elle, parfois.
Alors homéopathie, pas homéopathie, mon Dieu. Si ça soulage, je ne vois pas pourquoi on s’en passerait, quoi que contiennent ces petites granules blanches. Et il y a des choses un peu plus importantes à régler dans la sphère médicale que ça.
Reposte du 27 janvier 2006 Je ferme les commentaires de ce messages pour cause de spam en pagaille. Quand ils ont une cible, ces saloperies là ne la lâche pas. Et vive Spamplemousse. Cela dit, mes spams ont commencé quand je l’ai installé. Incroyable, non ?
&; Le mercredi 19 octobre 2005, 01:14 par Nonal
« Nonal, du haut de son grenier, réclame le déremboursement de l’homéopathie. (…) Pour ce genre de bagarre, qu’importe le motif (…) pourvu qu’on puisse faire preuve de bagout et d’habileté dans l’art d’assener des vérités. »
Non, c’est pas pour jouer. L’homéopathie me fait vraiment vomir. Autant que, par exemple, les néo-fachos américains (Bush en tête) qui réussissent à faire supprimer Darwin au programme des écoles, pour le remplacer par les pseudo « théories » créationnistes. Ça relève exactement du même procédé : manipuler les gens, leur faire croire que les deux théories se valent, supprimer le sens critique, asseoir sa domination et, au final, faire du fric.
J’aurais dû consulter mon fil RSS avant de passer : je venais poster ma participation au dyptique. Je la remets dans ma culotte, et je remonte regarder le monde « du haut de mon grenier », alors.
2. Le mercredi 19 octobre 2005, 10:57 par Seashell
Tiens, c’est marrant, ce que dis Nonal au dessus est exactement ce que je pense des anti-homéopathie…
3. Le mercredi 19 octobre 2005, 11:46 par akynou/racontars
Vous disputez pas hein ?
Le problème avec ce genre de débat, c’est que personne ne convainc personne. Sachant cela, je trouvais que ça relevait plus de l’exercice de style qu’autre chose.
Personnellement, je continue à me poser des questions. Par exemple, j’aimerais bien que quelqu’un m’explique comment cela a pu fonctionner sur mes enfants et sur leurs allergies. Je veux bien que ce soit l’effet placebo, pourquoi pas ? Mais comment cet effet peut-il marcher sur des enfants aussi jeunes ? Est-ce le hasard ? Le fonctionnement des allergies ? Ce sont toutes ces questions auxquelles personnes ne me donne jamais de réponse.
Donc je reste à ce constat. J’avais un problème. Quelqu’un m’a proposé une solution qui a fonctionné. Je n’en fais pas pour autant une panacée.
4. Le mercredi 19 octobre 2005, 12:12 par Seashell
T’inquiète pas, je ne compte me disputer avec personne. Ni d’ailleurs convaincre qui que ce soit. Je me soigne, je soigne toute ma famille, ma mère m’a toujours soignée… à l’homéopathie, mais c’est un choix personnel. Tout ce qui m’intéresse, c’est qu’on ne me fasse pas chier avec ça. Qu’on n’essaye pas de me convaincre des bienfaits de l’allopathie, pas plus que j’essaye de « vendre » l’homéopathie. Je laisse les anti penser ce qu’ils veulent poruvu qu’ils ne méprisent pas ceux qui font des choix différents des leurs.
Disons qu’au moins, on est d’accord sur Bush 
5. Le mercredi 19 octobre 2005, 13:21 par andrem
Moi aussi je ferais bien volontiers une surconsommation de médocs, mais ce ne seraient pas les mêmes.
6. Le mercredi 19 octobre 2005, 13:27 par andrem
Mais jamais avant de conduire, faut pas pousser, hein?
7. Le mercredi 19 octobre 2005, 13:28 par akynou/racontars
andrem : 
8. Le mercredi 19 octobre 2005, 14:01 par andrem
Je passerais bien maintenant aux choses sérieuses, mais il me faut du temps. Le sujet sur lequel Akynou disserte longuement et intelligemment est difficile, et ne peut en aucun cas être traité comme le font les deux intervenants qui sont déjà passés avant moi.
Tu poses les questions, Akynou, sans d’ailleurs y répondre ce qui est sage, comme il faut les poser, et tu n’assènes rien. Voilà qui me plaît.
Je me souviens d’un débat extraordinaire, il y a peut-être dix ans, qui avait opposé un certain professeur que j’appellerai « Bouche B. » à la communauté médicale au sujet d’un trousseau de clés perdu au Havre, et grâce auquel on pouvait démontrer un phénomène dit de la mémoire de l’eau. Bien entendu, la démonstration de ce phénomène aboutissait à la Preuve (avec un pet majuscule) de l’efficacité de l’homéopathie.
Je suis totalement incompétent en matière d’ultra dilution et de mémoire de l’eau. L’histoire du trousseau de clés était en réalité une métaphore pour hypnotiser le « grand public ». Je suis grand car je suis public.
Ce ne sont donc pas les « démonstrations » ni les métaphores qui m’ont écroulé à l’époque sinon de rire, mais les invectives qui se sont mis à voler bas de part et d’autres des bonnes feuilles, des micros et des caméras. Le Professeur « Bouche B. » se crêpant le chignon avec le corps médical fut un spectacle aussi rigolo que désolant. On en ferait une pièce de théâtre qu’on crierait à l’invraisemblance et pourtant c’est exactement ce qui s’est passé. Tu peux donner l’idée à ta soeur qui en fait j’ai cru deviner (du théâtre, pas de la médecine, hein?), je ne revendique aucun droit de hauteur.
Il aurait été facile de se mettre d’accord sur des protocoles de vérification, destiné à rendre certains phénomènes allégués reproductibles, ce qui aurait validé les affirmations du Bouche B., ou destinés à faire apparaître des contre-exemples qui les auraient invalidées.
Tous ces beaux messieurs dignes de Molière, n’ont même pas tenté de rechercher ensemble un tel protocole, chacun vantant sans les montrer les expériences que soi-disant chacun avait faites.
Résultat des courses: je suis incapables d’avoir le moindre avis sur l’efficacité de l’homéopathie ni sur son inefficacité d’ailleurs. Les oligo-éléments sont parfois bons surtout en cas de carences liées à des allergies, tout comme les remèdes de cheval en cas d’urgence, tout comme un bon vieil anti-biotique en cas d’infection violente ou durable ou dangereuse, je ne serais pas ici à vous agacer sans une pénicilline bien ajustée et ne dites pas qu’autres chose aurait tout aussi bien marché dans ce cas là non.
Je n’ai aucune idée de ce que font les granules; comme elles ne m’ont jamais rien fait, je n’ai aucun grief à leur encontre.
Dernier point : on ne soigne pas les cancers, le sida, le choléra, la pneumonie, ou les fractures du bassin ou d’ailleurs avec de l’homéopathie. Il faut aussi s’en souvenir.
9. Le mercredi 19 octobre 2005, 14:46 par Seashell
« Dernier point : on ne soigne pas les cancers, le sida, le choléra, la pneumonie, ou les fractures du bassin ou d’ailleurs avec de l’homéopathie. Il faut aussi s’en souvenir. »
Mais qui prétend une chose pareille ?
Aucun des médecins homéopathes que j’ai rencontrés en tout cas… Que l’homéopathie puisse aider, pallier certains effets secondaires, oui. Mais pas guérir ce genre de maladies.
Ceci dit, l’alopathie pas forcément non plus hein…
10. Le mercredi 19 octobre 2005, 15:43 par Nonal
Seashell > Ouais, l’homéopathie c’est radical, mais seulement pour les maladies qui guérissent toutes seules.
Quant à « l’allopathie » qui ne guérirait pas non plus ce genre de maladies, c’est honteux d’écrire des conneries aussi énormes. Propose donc aux gens qui sont en vie grâce à un traitement « allopathe » chronique (insuline, hypotenseurs, stimulants cardiaques, trithérapie, chimio, etc) d’échanger contre des granules, rien que pour voir. Décidément, les partisans de l’homéopathie n’ont vraiment pas peur de se draper dans la bêtise la plus crasse, ni dans les mensonges les plus répugnants pour tenter de justifier leurs pratiques sectaires.
11. Le mercredi 19 octobre 2005, 15:48 par Nonal
Akynou > désolé de m’être énervé chez toi, pardon. Mais il y a quand même des amalgames qu’on ne peut pas laisser faire, non ? Pour les questions que tu te poses sur la relation placebo / enfants ou placebo / animaux, Martin Winckler l’explique très bien ici : martinwinckler.com/articl…
Moi qui ne suis pas médecin, j’ai aussi un petit placebo qui fonctionne très bien pour les petits bobos et les maux de ventre : 1/2 cuillère de sirop de grenadine, mélangée à 1/2 cuillère de sirop de menthe. C’est de l’eau et du sucre, comme l’homéo, mais ça enrichit Teisseire, pas Boiron. Et je ne demande pas à la sécu de m’en rembourser 35 %.
12. Le mercredi 19 octobre 2005, 18:26 par Seashell
Personnellement, je ne savais pas que des otites pouvaient guérir seules, ni des bronchites, et c’est quand même ce genre de maladies que j’ai traitées avec de l’homéopathie.
Je ne comprends ni ton agressivité ni ton mépris. J’essayais d’avoir un ton ironique dans ma dernière phrase mais visiblement j’étais la seule à le savoir. Bon.
Quant aux maladies que l’allopathie ne soigne pas, je t’accorde le fait que j’ai confondu les termes « soigner » et « guérir ». Ce que je voulais dire c’est que l’allopathie (à ma connaissance) ne guérissais pas un sidéen, ni forcément un cancéreux. J’en sais quelque chose, ma tante en est morte il y a un mois, et elle suivait le traitement ordinaire dans ces cas-là, ce que je ne critique pas. je ne suis pas de ceux qui se pointent à ce moment-là en disant « tu DOIS changer de traitement et passer à n’importe-quelle-médecine-douce ».
13. Le mercredi 19 octobre 2005, 20:11 par Nonal
« L’allopathie » (j’en ai marre de ce terme militant, ça n’existe pas, l’allopathie), la médecine conventionnelle, donc, soigne les cancers, prolonge la durée de vie des malades, et parvient à en guérir un bon nombre. Et j’espère bien qu’elle finira par avoir la peau du SIDA, aussi. L’homéopathie ne peut certes pas en dire autant. Mettre les deux sur le même plan, c’est de la rhétorique scandaleuse, c’est tout.
Sinon, contre les bronchites bénignes et les otites, il y a un remède fabuleux et 100 % naturel, que je te conseille. Ca s’appelle des « anticorps ».
14. Le mercredi 19 octobre 2005, 21:07 par a n g e l
Eh beh comment ça se castagne ^^
Perso j’ai des rhinites allergiques particulièrement bétonnées, et l’homéopathie j’ai essayé pendant de longs mois sans aucune conséquence, alors bon, je prends un antihistaminique quand c’est trop insoutenable hein, j’ai envie de respirer un peu. Je ne me drogue pas, juste quand c’est pu trop posible, je prend un médicament. Et pour les enfants, la pédiatre prescrit un antibio à ne donner que si la fièvre persiste plus de 72 heures. Faut être un peu malin non des fois, et éviter de surconsommer, voire même essayer de faire les choses intelligemment.
Ceci dit il me reste plein de rhinalergy dans mon placard, si j’ai envie de bonbecs spa mal ^^
15. Le mercredi 19 octobre 2005, 22:29 par Akynou/racontars
Bon, on va peut-être passé à autre chose, hein ? Allez, je vous emmène à la plage…