Nous avons loué une voiture pour la journée car nous voulions aller faire une cueillette. Nous avions fait ça déjà l’an passé. C’est une exploitation de fruits et légumes où les clients viennent cueillir leurs achats. Ça paraît idiot comme ça. Imaginez une grande surface ou le client fasse le magasinier… Ou une boucherie ou on tuerait son cochon… Mais en fait, c’est assez génial. on passe la journée en plein air (et parfois sous la pluie, il faut bien l’avouer). Mais c’est tout de même la meilleure garantie d’avoir des fruits et légumes pas trop chers et très bons parce que cueillis mûrs.

Le temps qui était censé être mauvais a été somptueux. J’ai même attrapé un « bout de soleil » comme disait Garance…

Nous sommes partis vers 11 heures le matin, arrivés là-bas à midi. Nous avons cueilli jusqu’à 17 heures (avec une petite interruption vers 14 heures pour manger nos sandwichs à l’ombre des pommiers en fruits). Enfin, Léone a surtout cueilli en perso. Cela allait de la branche à la bouche assez rapidement ma foi. Quant à Garance, elle a trouvé beaucoup plus utile de me tenir les sacs ou la barquette plutôt que de remplir le sien. Cela nous a permis d’avoir quelques tête à tête plutôt sympa.

Tout cela me donne l’occasion de vous poser un petit problème style école primaire dans les années soixante…
Vu que nous avons rempli trois brouettes de 8 kilos de carottes, 13 de tomates dont la moitié de vertes pour la confiture, 8 de courgettes, 20 de pommes de terre, 5,7 d’échalottes, 4 de concombres, 5 d’aubergines, 2,2 de poireaux, 2 kilos de tomates cerises plus 2 potirons, 2 salades, 2 choux

Et puis, pour les fruits, 4,3 kilos de prunes, 4 kilos de rhubarbe, 2,5 kilos de mures, 2,7 kilos de framboises, 5 kilos de fraises, 1,15 de groseilles, 10 kilos de pommes, combien devrais-je acheter de kilos de sucre pour les confitures ?…

Cueillette de septembre
Cueillette de septembre

Enfin, tout ça pour vous dire que le soir, j’étais plus cuite que mes futures confitures…

Hier soir, lundi donc, après le dîner (je rappelle aux distrait que dans la journée, je bosse), j’ai commencé les confitures. Les fraises n’auraient pas attendu plus longtemps. Je me suis donc épluché mes 5 kilos de fraises et les 4 de rhubarbe (je n’en met que deux dans la confiture, les autres sont coupé en ti morceaux et au congélateur) jusqu’à minuit passé.

J’ai mis à mariner les fruits dans des saladiers au frigo. Et j’ai commencé la cuisson ce matin. Evidemment, j’ai surveillé ça de près. Une confiture fraise rhubarbe, ça se mijote, ça se concocte, bref, ça se soigne.

Evidemment, à un moment, les filles ont eu besoin de moi. Evidemment, c’est à ce moment là que cette $%&£ de confiture à débordé. Je ne vous dit pas le massacre. Il y en avait partout : sur les plaques électriques bien sur, mais le long de la machine à laver, dans la machine, par terre, sous le placard, sous la table… Partout vous dis-je.

Le Nôm a amené les filles à l’école pendant que je tentais d’éponger le tout. J’ai passé trois fois la serpillère et le Nôm a recommencé dans l’après-midi. Ce soir, ça collait encore aux semelles. Enfin, j’ai 15 pots de confiture fraises rhubarbe. Demain, je me lance dans la framboise puis dans la mure… Il ne me restera plus que les quetsches, les tomates vertes et les pommes… Une paille !

Enfin, vous savez ce que je vais faire de mes soirées ces prochains jours.