Week-end aux Saintes
(Une partie de ce texte est parue dans « Mer Caraïbes Magazine », très joli journal sur la région)
Terre de bas
Chaque année, quand je suis en Guadeloupe, je m’échappe quelques jours pour visiter une île. L’an passé, c’était la Désirade, celle d’avant Marie Galante. cette année, c’est décidé je repars pour les Saintes.
L’aventure commence dès le départ. En Guadeloupe, en effet, il ne faut se fier à rien et surtout pas à ce qu’on croit connaître. Il m’a fallu plus d’une demi-heure pour trouver le point d’embarquement que n’indiquent ni pancarte, ni guide ni hak. Depuis le mois de juin (2002), en effet, c’est à la nouvelle gare maritime de Bergevin qu’il faut se rendre. Cette recherche m’a mise en nage : j’ai failli manquer le bateau. La navette de Brudey Frères quitte Pointe-à-Pitre tous les matins à 8 heures tapantes. Ou presque…
D’une terre à l’autre
Nous ne sommes que six sur la navette. Le capitaine et son second, probablement son fils, une femme et ses deux fils – Charly et Charlemagne – et moi-même. Je m’installe à l’avant du bateau car j’ai envie de voir l’arrivée sur Terre-de-Haut. Mais le ciel est couvert et menaçant, la mer agitée. Le second, un jeune garçon, me suggère d’aller plutôt m’installer à l’arrière : « A l’avant, ça va gicler ».
Terre de haut
Levée à 6 heures (on se lève tôt aux Antilles pour profiter de l’air plus frais), j’ai au programme l’ascension du Chameau. Il paraît qu’on y a une vue magnifique. Avant, il était possible d’y monter en scooter. Mais aujourd’hui, c’est à pied qu’on doit faire la grimpette. Et quelle grimpette ! Deux heures de montée minimum. C’est pour ça qu’il vaut mieux partir très tôt, avec une bonne gourde et un chapeau. Mais je dois déchanter en ouvrant les volets. Il pleut des cordes, le ciel est totalement bouché, un mauvais temps parti pour durer. Je renonce donc au Chameau et à sa vue imprenable.