J’adore découvrir de nouveaux joujoux avec lesquels j’imagine des publications à venir. Que je n’ai pas le temps de mettre en place tant mes journée sont courtes et mes activités longues (y compris de jouer des heures sur mon téléphone…)

Je teste des IA. Pour le moment, celle que j’utilise le plus couramment, c’est Perplexity. Mais j’ai essayé Le Chat de Mistral (défendons les Français) avec plutôt un bon feeling (ce qui n’avait pas été le cas il y a encore quelques mois). Et Poe qui se veut une meta IA, c’est-à-dire une IA utilisant les autres IA, à l’image des metamoteurs de recherche comme DuckDuckGo qui utilisent plusieurs moteurs de recherche (mais quand ils utilisent Google, protègent nos données).

Le dernier joujou en date, je l’ai découvert dans la newsletter de Fidel Navamuel. Cela fait des années que je suis abonnée à une de ses newsletters, Les outils Tice, l’actualité des outils numériques pour l’éducation.

Je me suis toujours dit que, parmi les outils proposés aux enseignants, nombreux sont ceux qui doivent permettre de raconter un article un peu différemment. Après tout, il y a des proximités entre le fait de délivrer des connaissances dans le cadre d’un cours et celui de délivrer des informations dans le cadre d’une enquête.

Et j’apprécie l’idée d’utiliser pleinement le multimédia. Je trouve que la presse française en général est assez pauvre comparée à d’autres de ce point de vue. Texte/Photo/Video, c’est ce qu’on voit le plus dans nos médias et c’est un peu cheap… Pas si différent du papier (en dehors de la video bien sûr mais qui copie encore un peu la télé) et le multimédia peut être si riche… Sans avoir besoin forcément à un développeur (mais quand on a les moyens, pourquoi se priver), on peut écrire l’info de façon plus ludique. Nombreux sont les médias français qui ont plus diversifié leurs publications sur les réseaux et que sur leur site principal.

Bref, grâce à la newsletter, j’ai trouvé un site qui propose de transformer n’importe quel texte en format audio. Et ce quelle que soit sa longueur. Et gratuitement. On peut, suivant la longueur du texte, chapitrer, choisir la voix, la langue. Le site et la newsletter parlent de 300 voix. Oui ben ça, c’est toutes langues confondues (une cinquantaine). En français il y en a cinq. Deux féminines, deux masculines, une enfantine. Il y a 13 voix francophones au total : 2 suisses, 4 québécoises, 2 belges dont une Charline…

En fait, pour les Suisses et les Belges, il n’y a guère de différence avec les Français. Pour les Québécois, l’accent est un peu plus marqué…

On peut générer un aperçu, ralentir le débit, changer de voix…

J’ai donc fait des essais avec un précédent texte de blog. N’écoutez pas la totalité des sons, le début est suffisant pour se faire une idée.

Première remarque, il faut bien soigner la ponctuation dans son texte initial. S’il manque une virgule, on l’entend tout de suite.

Il y a des mots que l’IA a du mal à lire. Comme ici « filles » qu’il prononce « filèsse » et ce quelle que soit la voix.

Il y a des voix qui semble plus synthétiques encore que les autres

Certaines voix ajoute des passage en anglais, sans qu’on comprenne vraiment pourquoi.

Aucune, sauf la voix masculine suisse, ne fait de liaison. Ce qui donne par exemple « cent hans » au lieu de « cent tans ».

Comme le souligne Fidel Navamuel, « le texte extrait est transmis à des services de synthèse vocale tiers, si vous traitez des documents contenant des données sensibles », c’est pas top !

Mais pour un outil gratis, je trouve qu’il est pas mal du tout. D’autant que je l’ai aussi essayé sur un texte faisant quasi 15 000 signes.

Utilité ? Accompagner ses textes d’une version orale qui peut aider ceux qui peinent à la lecture. Après tout, si la plupart des quotidiens nationaux le proposent, c’est que ça doit être utile (moi, ça me permet d’écouter Le Monde en faisant mon ménage).

Et puis éventuellement, au lieu d’ajouter des textes à des diaporamas, ajouter une voix. C’est vrai, je pourrais enregistrer la mienne.

Je pourrais…

Mais… si j’adore découvrir de nouveaux joujoux avec lesquels j’imagine des publications à venir, je n’ai pas le temps de les mettre en place tant mes journée sont courtes et mes activités longues 😉