On nous avait annoncé la tempête, elle est là. Ça souffle fort dans la rue, ma fenêtre donnant sur un carrefour, le vent s’y engouffre et tourbillonne. Je l’entend siffler et fouetter les murs bien à l’abri derrière mes volets fermés.
On se sent toujours protégé quand on est en ville. Aussi je n’avais pas pris beaucoup de précautions avant d’entendre les premiers sifflements. Là, j’ai abandonné toute affaires cessantes mon ordinateur, j’ai appelé Lou pour débarrasser la terrasse de tout ce qui pourrait voler. Cela encombre maintenant le salon. Si je m’y était prise plus tôt j’aurais pu tout mettre dans le garage, mais il tombait à ce moment là des trombes d’eau. Je me suis abstenue de traverser mon petit bout de jardin.
Plus tard, j’ai entendu un raclement sur le trottoir, qu’est-ce que cela pouvait bien être. Et puis j’ai compris. Une poubelle. Personne n’avait pensé à rentrer celle de l’immeuble. Je suis donc sortie, là encore suivie de miss Lou qui voulait savoir comment « ça soufflait ». Fort, évidemment.
Notre poubelle papier était là, elle gisait par terre, mais elle ne s’était pas égarée. Je l’ai rentrée dans le petit couloir de l’immeuble. La grosse grise, qui était déjà bien pleine, je n’ai pas pu la hisser. J’espère donc qu’elle restera suffisamment debout pour attendre les éboueurs demain, s’ils passent.
La température est douce. Le temps est fou cette année, un peu. Mardi dernier, en sortant de l’IUT, je me suis dit : « Tiens, voilà le printemps. » L’air était doux, suave presque. J’ai ouvert mon manteau. Dans la voiture, j’ai roulé vitre grande ouverte. A la maison, j’ai ouvert toutes les fenêtres pour aérer un bon coup.
Le lendemain, il faisait bon, mais jeudi, le froid mordant est revenu, d’un coup, sans crier gare, entre le matin et l’après-midi. Samedi, c’est sous la neige que je suis partie à Paris. A Blois, tempête de flocons. Quelques kilomètres plus loin, il n’y avait plus rien. A Paris, une petite neige a vite fondu. Mais déjà le temps se radoucissait. Je suis rentrée à Tours en oubliant mon pull tant il faisait bon. Ce soir, c’est le vent qui se déchaîne. Et demain, il paraît que M. Frisquet remet ça. Y a pas à dire, cette année, point de vue météo, on ne s’ennuie pas.
Blois sou la neige. Photo : Akynou. FREE Textures provided by : Chrysti
Le mardi 10 février 2009, 06:00 par julio
Ont dirai une toile la photo !
Ici aussi le vent souffle fort, je ne risque pas de perdre le chapeau de la cheminée sais déjà fait !
2. Le mardi 10 février 2009, 15:48 par andrem
Il vaut mieux parfois que ce soit la météo qui bourrasque plutôt que le vent de la vie.
3. Le mardi 10 février 2009, 20:13 par Oxygène
Ici aussi le vent a soufflé. Il venait du cyclone Gaël et les dégâts sont considérables chez les agriculteurs.
4. Le mardi 10 février 2009, 23:08 par Marie Alster
Cela n’a rien à voir avec le vent (qui s’est assoupi il y a quelques heures ici): je t’ai « taguée » sur mon blog: une histoire de 6° image dans le 6° dossier etc etc… à découvrir chez moi, uniquement si le cœur t’en dit!
