En équilibre sur l’étroite corniche, elle observe ce mec qui grignote, peu à peu, ce qu’elle a de plus intime. Comme la mer en contrebas attaque la falaise. Il lui lance une vanne pourrie, elle se gondole, manque de perdre l’équilibre. « Manquerait plus que cet étourdi me fasse dégringoler. Ce serait le crime parfait, du grand art. »

Il se rapproche, l’enlace et son regard se perd dans les flots. « C’est beau ici, sourit-il. C’est chouette. Tu n’as pas faim ? Je me ferais bien un kouin chez Marie-Cath. »

Ceci est un petit jeu littéraire pour le Carnet de brouillon et son calendrier de l’après. Il fallait utiliser sept mots. 

 

Je me suis amusée à demander à l’IA (Perplexity) un texte de fiction de 500 signes utilisant les sept mots : Corniche – Grignoter – Intime – Gondole – Etourdi – Art – Chouette

Voici sa première version

Sur la corniche, il avançait, étourdi par le vent et l’art brut des façades. Une gondole glissait au loin, irréelle. Elle, assise, grignotait des souvenirs qu’ils n’osaient plus nommer. Ce moment, fragile et intime, semblait suspendu. « Chouette », murmura-t-elle pourtant, comme pour défier la gravité du silence.

L’art brut des façades, c’est osé quand même… Il m’a proposé ensuite une version narrative. Je ne sais pas ce que narrative veut dire pour lui. Mais voici ce que cela donne

Il marchait le long de la corniche, encore étourdi par la lumière et le vent. En contrebas, une gondole avançait lentement, comme une scène d’art échappée d’un rêve. À ses côtés, elle grignotait distraitement, plongée dans un moment intime qu’il n’osait troubler. Il la regarda sourire et pensa simplement : chouette, comme si ce mot pouvait retenir l’instant.

Une version journalistique

Sur la corniche, un homme avance, encore étourdi par les rafales et la lumière crue. En contrebas, une gondole traverse le champ, offrant une image presque irréelle, à la frontière de l’art. À ses côtés, une femme grignote distraitement, enfermée dans une bulle intime. « Chouette », glisse-t-elle, comme pour banaliser la scène, pourtant suspendue.

Je ne vois pas trop ce que cela a de journalistique. Personnellement, j’aurais mis la femme dans la gondole… J’ai testé la version reportage

Sur la corniche, le vent bouscule les passants. Un homme avance, visiblement étourdi, les yeux plissés face à la lumière. En contrebas, une gondole fend l’eau, image presque incongrue dans ce paysage minéral, comme une échappée d’art. À quelques mètres, une femme s’est arrêtée. Elle grignote lentement, à l’écart, comme protégée dans une bulle intime. « Chouette », lâche-t-elle en observant la scène, un mot simple qui tranche avec l’étrangeté du moment.

Perplexity m’a ensuite proposé une version « grand reportage », puis une version immersive… J’ai décliné. Mais j’ai craqué pour une version analytique, la plus drôle à mon sens. Parce qu’on retrouve bien les marqueur d’un texte analytique. Mais alors le fond…

Sur la corniche, la scène s’organise presque comme une composition d’art. Un homme, encore étourdi par les éléments, progresse lentement. En contrebas, une gondole introduit une dimension visuelle inattendue, presque décorative. À proximité, une femme grignote sans hâte, installée dans une forme de retrait intime. Le mot « chouette », qu’elle prononce, agit comme un contrepoint, révélant la banalisation d’un moment pourtant singulier.

Ce qui est amusant, c’est que pour trouver le bon ton, il change légèrement l’histoire. Ce n’est pas toujours le même personnage qui prononce le mot chouette. l’art s’applique )à des choses différentes…

Bon, ben je crois que je vais continuer à écrire par moi-même.