La maison de nos vacances est confortable. C’est une bâtisse ancienne, qui a été entièrement réaménagée avec le confort moderne. Le salon salle à manger est grand, meublé, cossu, vieux meubles, vieux canapé, mais fraîche et agréable. Nous sommes dans une maison de famille et le mobilier a sans doute vu grandir bien des enfants. La pièce est encore habitée.
La cuisine est par comparaison très lumineuse et surtout immense. J’imagine que n’importe quel Parisien rêverait de pareille pièce. Certains studios pourraient y loger tout entier. Cuisinière, four à micro-onde, lave vaisselle, lave-linge, meubles, deux tables de formica… Elle donne sur un patio protégé d’une verrière et au centre duquel il y a une pompe à eau, de l’eau tirée du puits, hélas plus très potable, nous avertit le propriétaire pour cause de phosphates des plantations alentours… Au delà, une pièce où se tient la chaudière et les toilettes.
Le salon donne, lui, sur une terrasse, elle aussi protégée d’une verrière, puis le jardin, assez vaste qui surplombe le Lot. La vue est belle. De l’autre côté, une belle place entouré d’arbres au centre de laquelle trône une fontaine. Le tout est très fleuri.
Jardin sur Lot
A l’étage il y a trois chambres : une petite qui donne sur le jardin et que je m’attribue immédiatement. Une autre, un peu plus grande, qui donne sur la place de la bastide, que Lou s’attribue. Et enfin, au fond, une grande chambre qui donne des deux côtés et qui sera parfaite pour les filles et Amande, la rate. Car ce que le monsieur ne sait pas, c’est qu’en plus du chien, nous avons aussi amené le chat et le rat. Nous avons voyagé avec tous nos animaux, l’arche de Noé familiale.
– Vous verrez, nous dit le propriétaire, ici, c’est très calme. Sauf ce soir. Mais c’est tout à fait exceptionnel.
Effectivement, sur la place sont installés des tables, des chaises, des tentes et une petite estrade pour l’orchestre. Le dîner communal avec bal. Les filles s’en moquent. Il y a un feuilleton à la télé qu’elles ne veulent pas rater. Le propriétaire s’éclipse. Il a sa propre maison, deux numéros de rue plus loin. Celle-ci appartenait à ses grands-parents. Il l’avait rénovée pour sa fille. Mais elle vient peu, alors il loue.
Granges-sur-Lot
Je vide les valises, je range dans les armoires, spacieuses, distribue les draps, aide à faire les lits. Puis je descends préparer le repas. Le chat a déjà disparu, le chien fait le fou. Je suggère aux petites d’aller le promener. Quand elles reviennent, elles mettent le couvert. Sur la place, le bal commence. Je ris. Accordéon et musette, que de vieilles rengaines. Cela me rappelle des souvenirs. Ils ont dû sortir les musiciens de la naphtaline, pas possible autrement. Naphtalinés mais modernes et à l’économie. Quand j’étais enfant, les orchestres des bals de mon villages comptaient de nombreuses personnes. Ce groupe-ci ne compte que deux personnes, l’accordéoniste et le chanteurs. Le reste est une bande son… C’est triste.
C’est triste mais ça joue fort. Ou alors c’est la sono. On peut les entendre à l’autre bout du village. Alors nous qui sommes juste devant… Et puis cela dure, dure. Il est un peu plus de minuit, quand, de mon bain, j’entends le crooner crouni dire au revoir. Puis tout le monde s’affaire. Quand je sortirai sur la place pour aller acheter du pain, il ne restera de la fête que quelques guirlandes de lumière.
Le Lot
Le jeudi 13 août 2009, 21:56 par Valérie de Haute Savoie
Tu n’as pas peur que ton chat prenne la poudre d’escampette ?
2. Le vendredi 14 août 2009, 00:19 par Akynou
Non, il a l’habitude et il vient quand on l’appelle. Surtout quand il a vu qu’on a passé la matinée à faire les bagages
C’est un chat… spécial on va dire de ce côté là.