Dey-o m-rélé dèy-o
Ayiti roy (bis)
Ayiyti chéri min pitit-ou mouri
Sa ka poté dèy-là pou ou roy
Ayitoma min sab-ou lan draspora
Min péyi-a ap kaba
Sa ka poté dèy-la pou ou Ô

Ayiti jé fémin
Ayiti désonnin
Ayiti détounin
Sa ka poté dèy-là pou ou
Ayiti m-mrélé-m
Kok ou rélé tout san-ou
Kok péyi-a sanblé
Roy-Roy pou konbit-là

Dey

par Toto Bissainthe | Toto Bissainthe chante Haïti

Deuil, je crie le deuil d’Haïti
Deuil, je chante le deuil d’Haïti
Haïti chérie, voici que tes enfants sont morts
Et que les autres sont nus
Qui va porter le deuil pour toi
Ayititoma, ton sang est en diaspora.
Le pays se meurt
Qui portera le deuil
Haïti rendue aveugle
Haïti détournée
Haïti zombifiée
Qui portera ce deuil
Haïti, je t’appelle
Je t’appelles pour que tu m’appelles
Que tu appelles et réunisse ton sang
Pour le grand Koumbite

Photo : wikimedia.org

Moi je ne sais pas quoi dire. Cette île, c’est tellement hors normes. A première vue, une histoire, des hommes et surtout des malheurs. Comme si elle était punie d’avoir été la première nation noire forgée par d’anciens esclaves. Un des endroits les plus pauvres de la planète, déjà, qui a, chaque fois qu’il a envisagé la possibilité de se relever, pris un bon coup sur la tête.

Mais à regarder de plus près, la réalité est à la fois plus compliquée et plus simple. Pas de force mystérieuse ni métaphysique. Non, que de l’humain.

Haïti fut d’abord forcé d’accepter, en 1825, la reconnaissance d’une « dette de l’indépendance » vis-à-vis de la France alors que son économie commençait à tout juste à se relever. En effet la guerre de libération avait détruit toute l’économie, décapité les élites, ravagé les plantations… Pour la France, il s’agissait surtout de ne pas courir le risque d’autres guerres d’indépendance. Elle y a mis le paquet envoyant force navire de guerre, menaçant d’envahir, de réduire, de retourner à l’avant.

Haïti a dû céder et, jusqu’à l’aube du 20e siècle, a dû se saigner aux quatre veines pour rembourser environ 150 millions de francs-or (renégocié ensuite à 90 millions, il paraît que ce serait l’équivalent de 31 milliard de dollars, c’est en tout cas la somme qu’Aristide à réclamé à la France, mais il n’avait aucun moyen de le lui imposer, lui), une somme colossale, en s’endettant et ce dès 1828. Les richesses (comme celles provenant de la vente du café) furent, dès le début, consacrées au remboursement.

Puis est venu le temps de la domination américaine. L’occupation de l’île d’abord. Puis les politiques agricoles hasardeuses qui ont entraîné la disparition des cochons de l’île puis la fin de la production agricole avec l’arrivée massive de riz américain. Les conséquences furent terribles sur la population campagnarde. Il faut ajouter à cela
– la dictature des Duvallier (qui ont amassé une énorme fortune en détournant non seulement l’aide internationale mais également les prêts des différents gouvernements, aggravant ainsi la dette du pays) et leurs sinistres tontons macoutes, dictature soutenue par les gouvernements occidentaux
– les fariboles sur le vaudou et les zombis (encore un coup des Américains), dont s’est d’ailleurs bien servi la famille Duvallier pour terroriser la population,
– Aristide qui a trahi son peuple après lui avoir donné tant d’espoir,
– une classe riche, mulâtre méprisante du petit peuple de crève la faim,
– des cyclones qui font plus de ravages sur un habitat de misère,
– et maintenant, un tremblement de terre de 7,5 sur l’échelle de Richter…

Pourtant, Haïti, qu’on connaît si mal, ce sont des paysages qui vous coupent le souffle, une population très pauvre, mais aussi très jeune, qui bouffe la vie, et qui aimerait bien bouffer tout court aussi d’ailleurs (allez voir le webdocumentaire que je viens de mettre en lien, il est remarquable), des musiciens internationalement connus (Tabou Combo, Dadou Pasquet, Wyclef Jean, Beethova Obas, Toto Bissainthe, Boukman Experyans, j’en passe et des pas moins bons), des écrivains remarquables (Frankétienne, Lyonel Trouillot, Jacques-Stephen Alexis, Louis-Philippe Dalembert, Edwige Danticat, René Depestre, Dany Laferrière, Jean Métellus, Jacques Roumain, pour ne citer que les plus connus, et j’en oublie), une diaspora immense présente de New York à Montreal en passant par Paris, et toutes les grandes villes d’Europe.

Alors oui, la nouvelle du tremblement de terre ce matin m’a laissée sans voix. Et puis j’ai été chercher dans ma discothèque ce disque de Toto Bissainthe et cette chanson, pour chanter, moi aussi le deuil. Porter le deuil. Solidaire de cette île qui souffre.

Mais il ne faut pas s’arrêter là. Il faut, dans la mesure de nos moyens, participer à la solidarité. Il faut donner, à la Croix Rouge, à Médecin sans frontières, à Médecins du Monde, à la Fondation de France (sans trop non plus disperser les dons parce que l’aide doit arriver au plus vite). Haïti a besoin de nous.

En dehors des auteurs que j’ai cité, on peut lire aussi la trilogie de Madison Smartt Bell sur l’histoire de l’indépendance haïtienne : Le Soulèvement des âmes, Le Maître des carrefours et La Pierre du bâtisseur. Fascinant et incroyablement documenté pour un roman. Des historiens et écrivains haïtiens ont salué cette œuvre d’un écrivain américain né dans le Tennessee.

Note : j’ai complété mon billet parce que j’ai encore ce matin entendu des journalistes se poser la question du pourquoi de la pauvreté d’Haïti. Et que si la nature est indifférente aux malheurs des hommes et choisit au hasard ceux qu’elle fait souffrir, ce n’est pas le cas des hommes. Haïti est la mauvaise conscience des grandes puissances.

Le jeudi 14 janvier 2010, 06:28 par julio

Pour la mort moi j’ai un problème avec ! Bébé les docteurs disais a ma mère que je ne vivrai pas, et même si sa parait incroyable nom père me raconte une histoire qui me plaît bien. Une nuit que j’étais très malade et que ma mère était obligée de soufflet dans ma bouche et mon nez, mon père prépara l’âne pour me conduire à l’hôpital en pleine nuit. Et ma mère sur l’âne avec moi nom oncle qui tenait un parapluie pour nous protégé et mon père guident l’animale et en pleurent, que veut tu moi j’adore cet histoire ! Oui moi je suis venu au monde dans une Espagne pauvre, mais fier et pleine de courage ! Je trouve lamentable que beaucoup d’espagnoles ont oublié que l’Espagne était un pays pauvre passé les années 75 ! Une génération, la génération de mais parent a fait passé l’Espagne du tiers monde a la modernité ! Je veux offrir sa a tous les hommes et femmes qui souffre et au peules de la terre et au peuple haïtiens aujourd’hui touts particulièrement ! Je ne crois pas a la fatalité, je ne crois pas que l’homme sois oblige de répétait les malheurs de sais ainés !
Les peuples sont comme les individus, ils vivent est il meurt il souffre et haïsse mais il aime,
Ont a tousses des amies ou des personnes autours de nous plus malheureux que se qui est normal, qui souffre d’une manière insupportable, et nous pouvons et devons les aidés, même si nous ne savon pas quoi faire de plus.
Il est très beau ton message pour Haïti et le peuple haïtiens !

2. Le jeudi 14 janvier 2010, 09:58 par Leeloolène

En un mot un seul… l’horreur absolue.

3. Le jeudi 14 janvier 2010, 15:14 par Otir

Akynou, tu ne « sais pas quoi dire », mais tu as publié un billet complet et parfait pour exprimer tout ce qui peut venir à l’esprit, et que l’on doit comprendre quand on contemple l’ampleur de ce désastre. Merci pour ce travail de transmission.

J’espère que l’aide qu’on apportera à Haïti et au peuple haïtien sera effice et de longue durée.

La chanson de Toto Bissainthe est sublime et donne le frisson.

4. Le jeudi 14 janvier 2010, 17:35 par samantdi

Merci pour ce billet, je le relaie chez moi.

5. Le jeudi 14 janvier 2010, 21:13 par Jeanne

48H sans voix…Alors je suis passée vous voir mes soeurs des îles,toi et Leeloolene…. Et j’ai regardé enfin ces photos du désastre, j’ai regardé ce qui était debout, ceux qui marchaient debout…. Et mon coeur s’est mis à chanter ,au milieu des larmes ,avec la voix de Toto Bissainthe…. Je crie la fierté de ce peuple résistant à la misère, résistant aux travaux les plus durs et les plus infâmes, solidaire , discret et infiniment cultivé.
Haïti n’est pas maudit , on a toujours demandé à ce pays ,des dettes impossibles; ils sont déjà par les rues pour « désencombrer »,attendant de l’aide bien sûr,
mais surtout, le droit de ne pas avoir à payer encore aux puissants les secours venus du monde entier… »bon dié,pitié pitit aw! »

6. Le jeudi 14 janvier 2010, 21:30 par Lyjazz

Pour avoir un aperçu de ce qui se passe sur le terrain, de l’action de MSF, avec les responsables qui expliquent : voir là

7. Le jeudi 14 janvier 2010, 23:59 par Tatami

Akynou, moi j’ai été révoltée de lire via le site du journaliste canadien Richard Hetu (Cyberpresse.ca)et qui couvre l’actualité internationale vue du sol américan, une vidéo d’un télévangéliste américain qui racontait que le peuple Haïtien avait conclu un pacte avec le diable il y a deux siècles pour se débarrasser des Français, et qu’ils en payait le prix avec ces désastres comme les cyclones et maintenant cet horrible tremblement de terre. A vomir !

8. Le vendredi 15 janvier 2010, 00:34 par andrem

Pardonne ma longueur, Akynou, je tournais trop en rond autour de ma télé pour m’arrêter plus tôt. Je vais re-publier sur mon bloghumeur de ce pas, et ensuite tu pourras effacer ce commentaire en laissant un lien si tu veux.

La nouvelle est arrivée à moi dans la matinée. Une ligne subreptice dans un coin de mon écran. Mais ces mots dans la phrase, qui explosent dans mon cerveau: sept degrés, peu profond, Port-au-Prince. Oui, un tremblement de terre peu profond est dévastateur, une sombre histoire d’ondes horizontales.

Sept degrés c’est déjà pas mal pour le Japon, sur-entraîné, sur-armé, le béton s’entend. Alors tu penses, Haïti! On a vu ce que la corruption et la mafia peuvent faire dans un pays évolué, c’est le mot qu’on emploie parfois pour l’Italie que j’aime, et les résultats du moindre séisme dans les Apennins en témoignent, je n’ai pas eu besoin de dessins pour savoir aussitôt lu la petite phrase qui défilait qu’une fois de plus Haïti allait payer cher.

Payer quoi, au juste? Il faut faire très attention. Les images terribles des télés se sont succédées tout le reste de la journée, et moi devant à tenter de vaquer puisqu’il faut bien que la vie continue comme on dit, manger, ranger, lire, écrire, téléphoner, aller venir, planter un clou pour chasser l’autre, et comme toujours enfoncer des portes ouvertes à grands renfort de langue tirée et de coups d’épaule. Mais le regard fixé sur les images qui passent et repassent, l’esprit vide, le geste machinal. Je n’ai pas du bien vivre ma vie normale cette journée.

Alors il faut se méfier des pensées qui s’insinuent et qui profitent du vide, du vertige devant le vide, de la peur qui vient du vertige, de notre peur à nous devant ce qui est là-bas, de ce qu’on nomme l’émotion et dont notre corps a besoin pour franchir l’obstacle. Ne nous trompons pas, si notre obstacle est dérisoire devant celui qui se dresse devant les haïtiens, il nous faut aussi le franchir, son caractère dérisoire nous y oblige sans concession possible. Le franchir signifie ne pas céder à l’émotion et à la peur, à la projection, nous ne sommes pas à Haïti, nous ne vivons pas ce cauchemar, nous n’avons pas à nous y mettre même par la pensée, et seuls quelques uns d’entre nous serons assez forts ou assez fous pour monter dans un avion et y aller.

Du bord de notre rive confortable, notre devoir est de résister à l’émotion et de penser. Mettre un peu de sous dans l’enveloppe ne fera pas de mal, mais ce ne sera pas suffisant, ne nous croyons pas quittes pour si peu quand j’y aurais mis sept millions de roupies. Il faut penser cette affaire, et dès maintenant merde.

Ma première pensée ressemble à celle d’Akynou, si j’ai bien lu: Encore eux, toujours eux, pourquoi eux? Seraient-ils encore en train de payer le fameux tribu, ou pire encore, seraient-ils en train de payer pour simplement, eux esclaves noirs, s’être libérés, non seulement du joug matériel, des lourdes chaînes métalliques, mais du joug mental que les maîtres avaient instillé en eux. Péché mortel inexpiable!

Ne serait-ce pas une forme de vengeance divine dont évidemment personne ne dira le nom mais dont nombreux sont ceux qui ne seraient pas mécontents de la voir renaître de ses cendres dans les inconscients occidentaux. Alors il faut échapper à ce danger de la dérive de la pensée conduite par l’émotion, et bien savoir qu’il n’y a pas et qu’il n’y aura jamais de justice de cette forme, et qu’un tremblement de terre n’est jamais qu’un tremblement de terre qui frappe selon des règles connues mais selon des modalités imprévisibles.

Laissons les télés réveiller le mythe de la prévision du tremblement de terre après chaque catastrophe, histoire de faire jaser dans les chaumières.

L’Histoire et la Géographie sont mêlées, et si la population de Haïti est aujourd’hui ce qu’elle est, c’est à cause des deux. Il se trouve que la situation géographique de Haïti n’est possible qu’en raison de la présence de ces maudites plaques. Ni le colonialisme ni la révolution ni les finances américaines ni l’ultra-libéralisme, ne sont responsables de celles-ci et de leurs mouvements. Encore moins je ne sais quel dieu.

Alors désormais, je tente de m’interdire cette idée là qui rôde dans nos esprits : pourquoi encore eux?

Il n’y a pas de réponse à cette question, et une question sans réponse n’est pas une bonne question, il faut passer à autre chose. Par exemple, comment faire maintenant? Et si je n’ai pas de réponse, d’autres l’ont et notre job et de les obliger à la trouver, la réponse, quitte à participer du fond de notre rive confortable (bis) à sa recherche.

Et puis crier haut et fort les raisons de la gravité de l’affaire, et là nos cibles favorites pourront être exposées, mafias, finances, corruptions, incompétences, dictatures, quand il n’y aurait eu au Japon, pour le même glissement de plaque, que quelques frayeurs, deux morts par crise cardiaque, et trois cheminée abattues.

9. Le vendredi 15 janvier 2010, 00:38 par andrem

J’avais rédigé avant de lire le commentaire de Tatami. Je me doute bien que des récupérations de ce genre existent, et c’est pourquoi je l’ai évoqué. Mais plus dangereux encore que ces prêches cousus de fil blanc sont les sous-entendus et les non-dits et tout ce qui peut monter en silence dans nos propres cerveaux, aussi vigilants soient-ils.

Alors interdisons nous ceci : « pourquoi encore eux? »

10. Le vendredi 15 janvier 2010, 01:52 par akynou

Andrem : ouch sacré commentaire. Mais vu l’heure, je répondrai demain, avec les yeux en face des trous. Juste un mot : la nature est aveugle, oui, mais pas les hommes. Si la première n’a pas choisi Haïti, les seconds sont très largement responsables de la lourdeur de la catastrophe.
En attendant, on peut lire l’excellent papier de Jean Abbiateci publié sur Slate, Haïti n’est pas un pays maudit

11. Le vendredi 15 janvier 2010, 09:13 par Pablo

Ce texte m’éclaire beaucoup et j’adhère mot pour mot au commentaire d’Otir ; merci.

12. Le vendredi 15 janvier 2010, 11:41 par charlottine

Merci Akynou pour la clarté et la dignité de ce billet .

13. Le vendredi 15 janvier 2010, 11:51 par andrem

Akynou, j’attends ton commentaire avec impatience, ou ton nouveau billet, car tout ceci mérite un nouveau billet de toi. Allez, au travail.

Mon commentaire trop long a justement pour objet d’avertir du danger de l’émotion, celle qui empêche de réfléchir, celle qui fait voir des malédictions où ne sont que logiques imperturbables.

La tentation est grande, et l’écran de fumée efficace, de faire porter à la nature une responsabilité qui ne lui revient pas. Elle n’a aucun dessein, la nature, ni justice ni sentiment. Et crier à la malédiction est une ruse pour faire oublier en effet que ce sont les hommes, ou plutôt les systèmes dont se réclament certains hommes, qui sont les fauteurs de cette logique aboutissant à l’Apocalypse.

Je refuse de culpabiliser et, bizarrement, inhumainement, je refuse toute pitié, toute commisération, toute plainte sur Haïti, de peur d’en perdre la capacité de penser, ou du moins j’y résiste, quitte à paraître un froid glaçon bien planté sur sa rive confortable.

J’aime beaucoup le texte que tu m’as mis en lien, il dit tout ce qui m’agite, par quelqu’un qui connaît. Seront-ils assez nombreux, les Jean Abbiateci, pour empêcher le tsunami millénariste qui s’annonce?

14. Le vendredi 15 janvier 2010, 13:18 par Lyjazz

L’article et le commentaire, et les liens sont éclairants, percutants, fins, indispensables.
C’est un peu la logorrhée de ceux qui sont impuissants à aider matériellement, parce qu’ils sont loin. Et je sais que je vais m’attirer des réflexions en disant ça…. tant pis.

Répondons à la question d’Andrem : quoi faire ?
Mais, au-delà du « un peu de sous ne fera pas de mal »
je veux dire que, sur place ils ont besoin d’argent, mais ni matériel ni personnel autre que spécialisé et formé.

C’est tout ce que nous pouvons faire d’ici et maintenant pour les aider.

Et nos réflexions sur « pourquoi encore eux ? » n’y pourrons rien changer (air connu).

Je veux dire que MSF et la Croix Rouge haïtienne sont sur place et font ce qu’il y a à faire, qu’ils sont les mieux placés pour évaluer la situation et y faire face. Parce qu’ils étaient déjà dans le pays avant, qu’ils connaissent la situation de l’intérieur, et peuvent jauger les besoins.

15. Le vendredi 15 janvier 2010, 16:33 par andrem

Je fais confiance à MSF. Je ne verrais pas à qui d’autre confier un morceau de la tâche gigantesque, qui demande professionnalisme et expérience bien plus que bons sentiments.

Il est essentiel de ne pas oublier de penser une fois signé le chèque, c’est tout ce que je demande, et Akynou s’y est mise avant nous.

16. Le vendredi 15 janvier 2010, 18:23 par Valerie

Bonjour,

J’essaie de vous contacter par le formulaire prevu a cet effet, en vain. Le code anti-spam est incorrect.
Pourriez-vous s’il vous plait me contacter sur l’adresse e-mail indiquee? Merci beaucoup.

17. Le vendredi 15 janvier 2010, 19:53 par Moukmouk

Dans les malheurs d’Haiti, il ne faut pas oublier, la Banque Mondiale et le FMI avec leurs mesures d’ajustement structurel, qui ont détruit le système d’éducation et l’agriculture de subsistance et imposer des contraintes à l’importation de pétrole jusqu’à la déforestation quasi-total de ce pays. la Nature a été terrible pour ce pays, mais les hommes aussi.

18. Le vendredi 15 janvier 2010, 23:03 par Akynou

Moukmouk, les hommes ont été pires. Mais ce qui est dommage, c’est qu’il faut une telle catastrophe pour qu’on s’en rende compte…

19. Le vendredi 15 janvier 2010, 23:27 par Akynou

Lyjazz, tu es plus claire ici que chez Leeloolène :-) Je te suis tout à fait. Inutile d’envoyer pour le moment des couvertures, des vêtements. Il faut aider les quelques grandes organisations qui ont l’habitude de gérer ces situations à aider les haïtiens. Mais au delà de donner de l’argent, oui, il y a une chose à faire, informer, quand on le peut

20. Le samedi 16 janvier 2010, 06:15 par julio

Le problème des haïtiens, et le même que touts les pays qui ont était manipulé part l’occident ; ils non plus d’agriculture, plus d’élevage, une industrie inexistante etc. corruptions de la majorité des élites du pays. Le drame et trop proche pour pouvoir regarder le futur, mais touts les haïtiens ont était touchés dans leurs chairs, espérons pour eux une prise de conscience et une unité plus fraternel, pour reconstruire leur pays. Et surtout espérons que l’occident ne commettra pas les mêmes erreurs, je voie que le président français veux déjà faire un voyage, je trouve sa l’amentale, se n’est vraiment pas le moment. Ils faux laissés les professionnelles travail pour le moment il nom besoin que de moyen techniques, et de logistiques pour soignes les blesses et nourrirez la population. Et bien sur que les journalistes nous informe de l’évolution de la situation dans le pays. « L’œil pour voire, la langue pour parlé, et la plume pour écrire comme toi qui le fait si bien, pourquoi tu abandonner le journalisme ? France inter a bien fait sont travail avec des invités, des reportages, et une évocation de l’histoire de se beau pays et encore plus beau peuple !

21. Le dimanche 17 janvier 2010, 15:51 par Clopine

je demande l’autorisation de relayer ce billet chez moi…

22. Le lundi 18 janvier 2010, 07:46 par Akynou

Oh,ben si tu veux :-) J’en ai un autre dans la tête, mais je n’ai pas le temps…

23. Le mardi 19 janvier 2010, 19:44 par valerie

Bon, j’imagine que vous devez faire face a de nombreuses demandes saugrenues. Je pense avoir ete maladroite dans mon approche. Si tel est le cas, je m’en excuse.

24. Le mercredi 20 janvier 2010, 10:36 par Oxygène

Merci pour cette synthèse. Elle est indispensable pour ne pas se laisser manipuler.

25. Le samedi 23 janvier 2010, 10:54 par LVN

A propos d’un héros populaire Haitien inconnu chez nous, et qui s’était opposé à l’US Army, venue à l’époque avec d’autres intentions qu’aujourd’hui : Charlemagne Peralta.