Un pique-nique de campagne, une couverture écossaise sur laquelle les grandes font semblant de dormir, rient des galipettes de la plus petite qui refuse de s’allonger, suce son pouce et rit aux éclats dans le cou de sa maman, ravie d’être rebelle. Derrière la caméra 8 millimètres, mon père, fantôme des films, omniprésent et invisible.
Quand j’ai lu le texte de Traou, j’ai tout de suite pensé à cette photo : un pique-nique à la campagne, une couverture écossaise… Mais mes parents ne sont pas là. Nous sommes avec ma tante et son mari, c’est lui qui prend la photo. Nous sommes entre Lacanau et Arcachon. Il ne fait pas très beau, un peu lourd. La journée va se terminer par une énorme tempête qui fera de nombreux blessés, des camping ravagés. un arbre s’abattra devant nous et nous devrons trouver refuge dans une ville voisine.
En attendant, je boude. Je ne garde pas un très bon souvenir de ces vacances…
Je devais avoir une douzaine d’année. Et je faisais la gueule. Je trouvais la vie compliquée et les gens injustes. Ma sœur s’en tirait beaucoup mieux que moi… Enfin, à l’époque.
Ceci est ma participation au Diptyque 5.5 l’illustration du texte de Traou
Le dimanche 6 juin 2010, 23:06 par andrem
En attendant, c’est moi ou c’est la vérité je ne sais pas, mais je te trouve sous ta bouderie un air de Cro-Mignonne.
Il n’y a que les étrangers qui peuvent faire ces liens.
2. Le dimanche 6 juin 2010, 23:07 par andrem
Je voulais écrire un air de Merveille. Oups.