Cuisine et préparatifs

par | Jan 16, 2026 | 2026, Famille quand tu nous tiens

Première semaine de janvier… On commence à attendre l’arrivée du divin enfant avec impatience. Et la famille se met en quatre pour aider la future mère. Garance, en future tante attentionnée a pris les choses en main. Elle s’est mise d’accord avec sa grande sœur pour lui préparer plusieurs semaines de repas qu’il n’y aura plus qu’à dégeler et à réchauffer pour nourrir les parents concentrés sur leur progéniture.

Garance a préparé la liste des repas possibles, celle des ingrédients. Lou a fait les courses, nous avons assuré les compléments. Et c’est ainsi que nous avons pris la route, les futures tantes, le futur grand-père et moi-même pour rejoindre la futur maman – le futur papa étant au travail – pour nous mettre en cuisine. J’avais toutefois précisé que je faisais le taxi mais que je ne me mêlerai pas de cuisine. Il ne vaut mieux pas mettre deux chefs derrière les mêmes fourneaux. Je préférais laisser Garance aux commandes et Lou à l’organisation. J’avais par ailleurs un tricot à avancer (une commande de layette).

La route était pleine de brouillard, la campagne blanchie par le givre. C’était assez joli même s’il fallait faire attention aux plaques de verglas résiduelles Les petits gars de l’autoroute avaient bien fait leur boulot, neutralisant les zones trop verglacées.

Nous sommes arrivés sans encombre un peu avant déjeuner. Léone nous a préparé de délicieux ramen (une commande de la maitresse de maison qui n’en avait jamais mangé). Et puis ça a été la grande préparation : quiches lorraines, tartes de légumes, dal de lentilles corail, tartiflette, gratin. dauphinois, purées de légumes, soupes, etc.
Je me suis éclipsée pour aller promener la chienne. Le brouillard avait fini par se lever. Le soleil, dans la glace, brillait de mille feux (comment ça c’est cliché comme image ?) Sur la campagne encore toute blanche et je me doutais que cela n’allait pas durer. Je voulais prendre des photos et marcher un peu.

Rafale est une compagne de promenade plutôt agréable. Dans le petit bois que nous avons traversé, il neigeait alors que le ciel était bleu azur. Le givre, qui n’avait recouvert que la cime des arbres, fondait et tombait au sol sous forme de flocon.

Les vrais hivers nous manquent. Ceux avec la neige. Les deux/trois qui ont suivi notre installation à Tours (2008) furent froids. Je me souviens d’une année où il est tombé beaucoup de neige, puis il a gelé bien dur (- 15ᵉ c) pendant plusieurs jours, ce qui en Touraine était assez rare. C’est une région où l’on peut apercevoir des bananiers dans certains jardins. Ils ne donnent pas de fruits mais ils survivent. Ce mois-là, les bus ne passaient plus dans les zones très pentues (au nord de Tours). Les jardins étaient pleins de bonhommes de neige.
L’année suivante, la Loire a gelé. Seuls les endroits où le courant était le plus fort étaient encore libres de glace. Tout le reste était pris. Quand la débâcle a commencé, j’ai été me promener sur les berges. Le fleuve charriait de gros blocs de glace. C’était si surprenant. On aurait pu se croire dans un autre lieu, à une autre époque.

Depuis, les hivers rigoureux se font bien rares. Les trains et les autoroutes bloqués par la neige comme autrefois, cela n’existe plus. Tout juste a-t-on deux ou trois jours de gel chaque année. Alors bien sûr, cela adoucit la facture de chauffage. Mais ça n’aide pas la nature
Bref, les beaux hivers nous manquent et ça ne va pas aller en s’améliorant. Je suis revenue au chaud. Ma fille ainée dormait. La plus jeune aussi. Seule celle de milieu continuait à s’affairer en cuisine. J’ai donc été réquisitionnée pour éplucher les oignons. J’ai dû en éplucher 2 bons kilos.

Les belles endormies sont revenues à la vie. Lou m’a montré les dernières acquisitions pour le bébé et la valise prête pour la maternité. Il faut arriver avec tout. Fini le temps où les maternités fournissaient une partie du matériel. Tout le monde s’est remis en cuisine et moi à mon tricot. Les plats terminés s’alignaient dans leur barquette sur la table extérieure pour refroidir avant d’intégrer le congélateur.

Sur les coups de 18 heures, tout était bouclé. Personne n’avait chômé. Et vers 19 heures je reprenais la route avec Garance et le Nom pour rejoindre mes pénates. Non sans avoir pris les photos d’usage en souvenir de cette journée mémorable

Quand nous sommes arrivés à la maison (nous sommes à un peu moins d’une heure de route), la neige a commencé à tomber. Une jolie neige aux gros flocons qui est restée jusqu’au lendemain après-midi. Ce qui est assez exceptionnel depuis quelques années. Nous étions comme n’importe quel Français de base quand il neige : tout contents… C’était encore la magie de Noël.

Léone, elle, est restée chez sa sœur. Elle devait décoré la chambre du bébé. Et c’est ce qu’elle a fait avec le talent qu’on lui connait. Elle ne devait rester qu’une journée entière puisque nous devions passer le jeudi à Paris. Du fait du mauvais temps et des manifestations des agriculteurs, nous avons annulé le voyage.

Elle a donc eu le temps de terminer. Et c’est tellement joli. C’est une chambre de bébé magique. Si vous rêvez d’une déco pour une chambre d’enfant ou de nourrisson, @mouton. noire peut le faire pour vous. Elle va d’ailleurs bientôt ouvrir son site pour présenter tout ce qu’elle sait faire.