Samedi matin, les filles se sont levées super excitées. C’était la fête de l’école maternelle. J’étais beaucoup moins exubérante. Cette kermesse était tout de même ma septième en maternelle. Et j’espère la dernière. Je suis donc un tantinet blasée.
Le thème, fédérateur, était le jardin. A charge aux parents de trouver les vêtement qui vont avec. Ce qui, quand on n’a que des filles, est somme toute assez facile.
Nous sommes arrivées (le Nôm ne vient jamais dans ce genre de sauteries) à l’école vers 11h30. C’était largement suffisant même si les deux plus jeunes, qui trépignaient d’impatience, étaient d’un avis contraire. La plus grande, si elle ne traînait pas des pieds, pas exactement, espérait fortement y retrouver des copains de son âge.
A peine arrivée, j’ai pris mon service au stand où j’étais inscrite. La fête, organisée par les instituteurs, a pour but d’engranger de l’argent pour la coopérative. Ce qui leur permettra d’organiser des sorties l’année suivante. Des tickets sont mis en vente à l’entrée, ils permettent de participer aux activités, aux jeux et de manger. Le hic, c’est que comme tous les jeux sont payants en ticket, les enfants des familles qui ont moins de moyens sont pénalisés. Pas de maquillage, trop cher (deux tickets), pas de maison hantée… Commence alors un trafic qui, cette année, va prendre des dimensions inquiétante.
Pour le moment, je prends place au maquillage. C’est de loin le stand le plus fréquenté (avec la buvette). Tous les bambins veulent se transformer en Batman ou Spider Man pour les garçons, en princesse pour les filles… Les petits enfants sont d’un classique. La seule qui a montré un peu d’originalité, c’est une petite copine de Léone. Elle m’a regardée avec ses grand yeux noirs et m’a dit : « Je veux un cœur ! » Pas de problème !
Le plus pénible restent les parents. Nous n’avions pas un matériel gigantesque et le peu que j’avais à disposition m’était piqué par celles qui œuvraient avec moi. Donc, je faisais avec les moyens du bord. Un peu de rouge, un peu de bleu… « Mais vous allez quand même lui mettre des paillettes ! » s’est exclamée une mère sur un ton plutôt désagréable. J’ai failli lui répondre : « Si je veux. » Je me suis contentée de lui proposer ma place.
Deux heures, j’ai tenu deux heures, assise sur une petite chaise de bébé. Heureusement, ma Garance, qui pense à sa maman, avait acheté un sandwich avec ses tickets. Je n’étais donc pas tout à fait affamée.
Ensuite, eh bien, je me suis bien ennuyée. Dans cette fête où on en a que pour l’argent récolté, il n’y a pas de présentation d’enfants, pas de petits spectacles, pas de chants. Il y a des mômes qui courent partout d’un stand à l’autre, pour gagner le maximum de jeux à 2 balles et de bonbons. Et d’autres qui les regardent courir parce qu’eux n’ont pas les moyens d’acheter les tickets. Et du coup, il y a du racket. Les grands frères, ou leurs copains, repèrent une proie isolée et soit lui volent son carnet soit le menace pour l’obtenir. Léone a failli en devenir victime, Lou est intervenue à temps. C’est elle ensuite qui a géré les biens de sa petite sœur.
Mais quand j’ai donné le signal de départ, aucune des trois n’a traîné des pieds.
Cette année, la fête, ce n’était pas ça !
Le mercredi 15 juin 2005, 11:56 par Anitta
Dommage…
2. Le mercredi 15 juin 2005, 12:17 par luciole
Hum, ça fait un peu mal au cœur… Un rien grinçant qu’une fête d’enfant qui devient une foire marchande… Bises vous toutes!!
3. Le mercredi 15 juin 2005, 12:45 par Anne
Oui un peu amer, cette fête pour les enfants…
Bon on s’est rattrapées dimanche !
4. Le mercredi 15 juin 2005, 14:04 par Pascale
J’abonde dans le même sens que les autres pour la fête…mais mon commentaire il est surtout pour la photo…la dernière en bas, de la petite et de la grande…elle a un petit, que dis-je, un gros quelque chose d’attendrissant, la grande soeur avec une main protectrice sur la tête de la petite, quelque chose dans le regard qui ressemble à un bien-être, je ne sais pas, mais bordel…elles sont si belles!!!
5. Le mercredi 15 juin 2005, 15:18 par Hémiole
Je comprends maintenant le si joli chouchou fleuri 
6. Le mercredi 15 juin 2005, 15:39 par Morwën
Je me suis dit pareil en voyant la dernière photo! Il en dégage une espèce de plénitude venant de la grande, et un grand amour pour sa soeur, un instinct de protection par la main qu’elle lui porte 
7. Le mercredi 15 juin 2005, 23:56 par Fauvette
Oui moi aussi je trouvais que les fêtes de l’école ne servaient qu’à remplir les caisses, et que les enfants étaient un peu frustrés.
Il fallait consommer, payer les gâteaux que nous avions confectionnés…
Mais cela aurait été bien, s’il y avait eu un petit spectacle préparé par une ou plusieurs classes, une vraie vie scolaire quoi. De la vraie joie.
En fait nous aurions pu supprimer la pseudo fête et faire un chèque en fin d’année.