20 février 2006.

La surprise 3

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Je sors la tête de l’eau et voit Liliane me faire de grands signes. C’est l’heure du repas. Nous nous apprêtons à sortir de l’eau quand nous apercevons une raie. Oh ! elle n’est pas gigantesque, mais tout de même. Moi qui ai toujours rêvé nager avec l’une d’elles, je suis comblée. Elle a l’air de se moquer éperdument des gens qui la regardent et qui l’entourent. Lou et moi, grâce à nos masques et nos palmes, la suivons de près. Je frôle son aile de la main. Elle n’apprécie pas le contact et prend de la distance.

Pas bien loin cependant. Léone est venue me rejoindre. Elle n’a rien vu. Je lui passe mon masque pour qu’elle puisse à son tour observer la raie. Quand elle la voit, elle devient excitée comme une puce. D’ailleurs, elle saute sur place. « Maman, maman, le poisson de l’aquarium »

Raie

Le poisson de l’aquarium

Nous finissons pas sortir de l’eau car la table est mise et l’apéro est en train d’être servi. La table est mise et une daurade coryphène est en train de cuire sur le feu. Hummm, ça sent bon. Je me dirige vers la table des rhums maison : surelle, banane, pamplemousse, les bouteilles s’alignent toutes plus tentantes les unes que les autres. J’essaie un punch banane, mais je suis déçue. Il n’a pas de goût. Il a dû être trop souvent rallongé de rhum. Il y a longtemps que la saveur de la banane est partie.

Je tente alors le pamplemousse. Pas mal, mais un peu jeune. Il faut fournir… Les filles ont doit à un jus. Là encore, légère déception. C’est un multi fruits, pas mauvais, mais si loin des véritables jus concoctés à partir des fruits locaux. On en trouve d’ailleurs de moins en moins, les gens préfèrent les sodas, quel dommage ! Heureusement, ma belle-mère nous en fait quasiment chaque matin de merveilleux.

Déjeuner

Je cherche un endroit pour faire manger les petites. La table près de celle où ont été disposés les mets a été prise d’assaut car il s’agit de celle du capitaine. Dans tous les groupes, il y a ceux que le pouvoir attire immanquablement… Plus loin, une autre table où son posés des sacs, mais personne n’est là. Tant pis, on se serrera s’ils arrivent. Mais je préfère que Léone et Garance mangent sur une table. Lou, elle, s’est installée sur sa serviette à côté de sa copine. Nous sommes donc quatre, Liliane, Garance, Léone et moi sur une table qui peut accueillir au moins huit adultes.

Pendant que je vais remplir les assiettes, les propriétaires des sacs on fait leur apparition. Ils appartiennent à une autre groupe. Ce sont un couple et deux enfants. Le garçon s’installe sans façon, mais les parents font la gueule. Ils s’éloignent, puis viennent chercher leur fils. « Mais où on va ? » gémit le petit gros la bouche pleine. « Dans un endroit où il y a de la place », lui répond sa mère, sans un regard pour nous. Je me demande si ce qui la gêne, c’est de partager avec des personnes d’un autre groupe que le sien ou de s’asseoir avec des gens à la blanchitude non garantie, pour le dire gentiment. Nous les regardons partir sans regret.

Léone refuse de manger le poisson, mais se venge sur le pain et le melon. Elle a aussi beaucoup abusé des olives à l’apéritif. Le repas est bon, mais un peu passe partout : une tranche de melon, des tomates, de la daurade, du riz et un fruit. Un peu cheap pour le coût de la prestation. D’autant que nous n’aurons pas de dessert, il n’y avait pas assez de fruits pour le nombre de personnes présentes. Heureusement, les petites n’ont plus faim.

Pas le temps de digérer à l’ombre des cocotiers. Le capitaine nous emmène faire le tour de l’île. Il fait très chaud car la végétation coupe le vent. Nous voyons quelques iguanes, aussitôt mitraillés.Le capitaine nous raconte l’histoire de l’endroit : l’importance de créer un phare pour guider les bateaux dans ces eaux dangereuses, la concession accordée à une famille qui, en échange de quoi, devait allumer et entretenir chaque soir un grand feu, la construction du phare, etc.

Tout ceci ne passionne pas Léone qui jette à sa grand-mère : « Bon, allez, on rentre mamie ! » Je ne m’apercevrais que plus tard que mamie a effectivement suivi sa petite fille et qu’elles sont retournées toutes les deux sur la plage. Moi, sans toujours écouter le guide (sa voix ne porte pas entouré qu’il est de son groupe de fan), mais je prends de très nombreuses photos, comme d’habitude. La flore, bien sûr, mais aussi les iguanes qui sont blindés. C’est tout juste s’ils ne prennent pas la pause…

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Bon, comme d’habitude, si vous voulez voir les photos en plus grand, rendez-vous sur l’album photo

1. Le jeudi 13 avril 2006, 15:13 par aude dite Orium

Bisous bisous!!!

2. Le vendredi 14 avril 2006, 11:10 par Vroumette

Dis, il y a une photo que j’aime vraiment beaucoup beaucoup en bannière, c’est celle des trois louloutes sautant pour aller dans l’eau. j’fais comment pour garder celle-là en fixe chez toi ?

3. Le vendredi 14 avril 2006, 16:47 par akynou/racontars

tu peux pas la garder. ce n’est pas au choix. Ça randomise un point c’est tout. Par contre, je pourrais te l’envoyer en perso à ton retour à mettre en fond d’écran. En général, ça énerve les collègues :-)

4. Le samedi 15 avril 2006, 02:07 par Mamounia

Moi qui rêve du Sud avec notre printemps qui arrive si lentement, tes photos et tes textes sont une torture. Et je suis maso :-)

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