Jeudi 23 février.
Nager et sauter 2Je mets la ceinture de liège à Garance, nous allons loin, il y a du vent, elle nage, mais pas très loin, c’est plus sûr. Je prends aussi avec moi une des deux planches de bodysurf, qui lui fera un appui, et lui permettra de se rassurer et de se reposer. Je n’imagine pas encore que ça ne va pas du tout me simplifier la vie. Nous partons.
Le monsieur et son fils sont loin devant nous. Je regarde le fond. L’amie a dit que lorsqu’il y avait 2 mètres de profondeur environ, avec de l’herbe, c’est là que nous avions le plus de chance d’observer des tortues. Ben je ne vois pas grand-chose. De l’herbe oui, quelques poissons, mais des tortues, makache !
Nous nous sommes approchées des bateaux au mouillage sans rien voir. Je suis déjà déçue, prête à renoncer. En plus, avec le vent qui forcit, la planche s’envole, se retourne et gène Garance au lieu de l’aider. Au moment où je vais sonner la retraite, Lou me secoue le bras violemment et me montre quelque chose ! Je manque hurler de joie : elle est là. Elle est toute seule, mais elle est là. Je fais signe à Garance qui la voit aussi. Je me retourne pour faire signe au père et son fils, ils sont déjà repartis. Je replonge mais c’est pour voir la tortue filer sans demander son reste. Ha non alors, on ne l’a même pas encore prise en photo. Et là, nous oublions tout et nous la suivons, de toute la force de nos palmes. Nous la prenons en chasse un moment, admirons sa légèreté et sa grâce. Les filles s’en mettent plein les mirettes.
Je n’ai heureusement pas encore perdu tout sens commun. Je sens bien qu’on s’éloigne. Que le courant est fort. L’amie nous a conseillé, après la tortue, d’aller voir les fonds près de la pointe. Ils sont très beaux et très poissonneux. Le problème, c’est que nous l’avons quelque peu dépassée, la Pointe.
Je fais signe au filles de refaire surface pour parler. Nous nous agrippons toutes les trois à la planche. Je ne suis pas très fière de moi. Gagnée par la fièvre tortue, j’ai laissé Léone à de parfaits inconnus et j’ai emmené mes filles un peu trop loin, alors que la mer, à cause du vent, n’est pas calme du tout. Elle est même assez mauvaise. Maintenant, il va falloir rentrer. J’organise le convoi : Garance derrière la planche, qui la tient de ses deux bras tout en regardant les fonds, Lou et moi de chaque côté. Comme cela, elle ne se retournera pas. Nous commençons à avancer, mais il faut un temps fou pour faire quelques mètres. Il faut absolument repasser la Pointe. Je fatigue. J’engueule Lou parce que je trouve qu’elle ne palme pas très efficace. Les choses rentrent dans l’ordre, je dois fournir moins d’efforts.
Et puis, enfin, nous sommes dans des eaux, toujours très agités, mais moins dangereuses tout de même. En levant le nez, j’aperçois la femme qui est grimpée sur les rocher pour voir si elle nous voyait, sans doute inquiète. Je lui fais signe. Elle nous a vu, elle me répond et continue sa surveillance. Bon, ça va, Léone est toujours là, ces gens sont vraiment bien. Plus responsables que moi en tout cas. Je m’en veux. Mais je n’en laisse rien voir aux filles. Je leur laisse leur bonheur intact. Il faut dire que nous voyons de belles choses : des éponges de toutes formes, des poissons de toutes les couleurs, un banc de seiches, une flopée de poissons trompette de toutes les couleurs, des sergents-majors, des perroquets, un coffre. Bref, du beau linge. Je prends des photos machinalement parce que je ne suis pas tellement à l’étude de la faune et de la flore. J’ai hâte d’être sur la plage et de savoir mes filles sur la terre ferme.
Nous avons pieds, enfin, je suis épuisée. Lou et Garance, ça va, elles ne se sont pas rendue compte que nous avons frôlé la catastrophe. Léone fait la gueule. Elle a raison. Les filles racontent la tortue. Pour le coup, le père qui me regardait de travers (il a dû me trouver totalement irresponsable), s’anime. Je lui explique que j’avais voulu lui faire signe pour la lui montrer, mais qu’il était déjà reparti. Et puis après, c’est vrai, nous l’avons suivi un peu loin. Oui, oui, un peu loin. Mais bon.
Bon, comme d’habitude, si vous voulez voir les photos en plus grand, rendez-vous sur l’album photo…
1. Le dimanche 30 avril 2006, 12:16 par Erin
Hors sujet :
Je ne suis pas une fée, malheureusement je ne pourrais exaucer aucun de tes souhaits, même pas le plus petit, j’en suis bien désolée…
Mais ça ne m’empêche pas de te souhaiter un très bon anniversaire, et plein de bonnes choses pour la suite…
Plein de gros gros bisous.
PS : J’espère que tu accepteras ma production pour le diptyque demain, j’ai presque fini, mais avec ma puce pas facile, facile… Elle repart dans quelques heures là…
2. Le dimanche 30 avril 2006, 12:54 par Akynou/racontars
Erin, mais si tu exauce un de mes souhaits.Il me semble qu’il y en avait un qui concernait l’amitié 
Pour le diptyque, ne t’en fais pas. Tu as la meilleure des raisons pour être en retard. profite bien de ces quelques heures 
3. Le dimanche 30 avril 2006, 23:00 par Mamounia
Oufff, quelle peur tu as dû avoir, j’avais le coeur qui battait plus vite en te lisant! C’est ce qui me fait tellement peur de la mer, pourtant je l’aime mais elle est plus forte que nous et il ne faut pas l’oublier…
4. Le lundi 1 mai 2006, 23:25 par Vroumette
Qui c’est qui va venir faire de la nage avec palmes avec moi ? Hmmmmmmm ?
5. Le lundi 1 mai 2006, 23:38 par Akynou/racontars
Vroumette : en piscine ? trop fastoche. Et puis je fais déjà du vélo 