J’ai un rapport tout à fait ambivalent avec les chaussures. Je les adore. Si j’en avais les moyens, j’en achèterais encore et encore, alors que mon armoire en est pleine. Je les soigne, je les bichonne, je les cire, les fait briller jusqu’à me mirer dedans. Mais je ne suis jamais mieux que pieds nus.

L’hiver pour moi est une punition. Mes pieds sont enfermés dans des boots, des chaussures, des bottes, des baskets, des souliers, des mocassins, des escarpins (très rares). Ils ne s’en libèrent que pour se réchauffer dans des chaussons et ne quitte parfois jamais les chaussettes qui les protège du froid.

Quand arrivent les premiers beaux jours, j’attends avec impatience le temps où ils pourront mettre leurs ongles dehors, ou leur plante pourra tâter du plancher, de la moquette, et le fin du fin de l’herbe. Non, mes pieds ne sont pas herbivores, mais le plancher des vaches est leur écrin idéal…

Ceci est une de mes participation au diptyque 2.3. Illustration du texte de Stella Maris.

Le lundi 15 mai 2006, 06:52 par Etolane

J’ai sensiblement le même probléme (collection de chaussures comprise)! Mais c’est le sable du lac retrouvé qui titille mes orteils libérés…