Pourtant la veille, nous nous étions copieusement fait saucer et nous avions pu apprécier le fog londonien. Mais quand j’ai entrebâillé les rideaux de la chambre d’hôtel, nous avons aperçu un grand ciel bleu magnifique. Et pas grand chose d’autre, car notre chambre ne donnait sur rien…
Alors nous avons décidé de mettre en route le plan A :

Aller voir les soldats de la reine.

La relève de la garde

Nous avions appris que la relève de la garde ne se faisait que tous les deux jours (feignants va) et jamais les jours de pluie, pour ne pas abîmer le bonnet en poil d’ours. J’espère bien qu’ils ne vont pas les abîmer. Je ne tiens pas à ce qu’ils en tuent d’autres pour remplacer ces couvre-chefs ridicules.

Mais d’abord la bouffe. J’ai fait découvrir au Nôm les charmes du breakfast anglais. C’est peu dire qu’il a été conquis. Nous avons mangé quasiment de tout (sauf les beans pour moi, les œufs pour lui), faisant des provisions pour avoir à déjeuner le plus tard possible et le plus légèrement. D’autres clients se faisaient quasiment des sandwichs.

Buckingham Palace

Puis le bus jusqu’à l’arc de Warterloo. Nous avons descendu Constitution Hill et nous nous sommes retrouvé devant un immense bâtiment que j’ai eu du mal à reconnaître. Dans mes souvenirs, il était plus grand, plus imposant que cela. Mais pas de doute, nous nous trouvions bien devant la maison de la Queen. Le drapeau était de sortie, donc la famille était rentrée. Logique.

Variation sur une fontaine anglaise

J’ai fait plusieurs fois le tour de l’imposant Victoria Memorial, dont la statue est très laide. Je ne parle pas seulement des traits du visage, mais de ce côté si bourgeois du XIXe siècle qui consiste à étaler sa richesse… Quand on sait comment vivait le peuple de Londres à la même époque.…

Je hais le XIXe siècle et le fait que l’on y retourne lentement me fait frémir. Pour en revenir au monument, seules les fontaines et les sculptures en bronze s’en sortent bien. C’est d’ailleurs les seules choses que j’ai photographiées.

La relève de la garde

La foule était là, les policiers aussi. Pour la protéger, l’encadrer. Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas sentie autant à l’aise devant des policiers. Certains étaient à cheval. Bien dressés les animaux.

La relève de la garde

Le mercredi 2 mai 2007, 10:42 par andrem

Tiens, je suis tout seul ici?

Bon, je ne vais pas rester longtemps. J’ai bien noté que l’ours ne faisait pas le printemps à Londres. Que la reine Victoria avait mauvais goût, comme une petite amertume en fin de bouche, retour de bile peut-être. Et que notre hôtesse de céans n’aime pas le XIX séculaire.

Attention, ceci est un message personnel, attention ceci est un message personnel (bon, je ne sais pas faire le bruit de la moulinette à brouiller avec mon clavier), ceci est un message personnel:

à force de revenir au XIXème siècle, on finit par rencontrer Karl Marx.