Depuis fin février, les parents du collège Yvonne-Le-Tac se battent pour que ne soient pas supprimées des heures d’enseignement à leurs enfants. Entre les suppression de l’an passé et celles de cette année, à Yvonne-Le-Tac, ce sont 60 heures qui disparaissent. Et les enseignements fondamentaux sont concernés.
Restriction budgétaires oblige.
Sur Paris, au total, ce sont 2 000 heures de cours supprimées au niveau du collège. Car, une école publique de bon niveau, franchement, à quoi ça sert quand on a un enseignement privé de qualité…
Fillon déclarait l’an passé qu’il fallait supprimer un poste de fonctionnaire sur deux. Malgré les assurances de Luc Ferry, cela touche aussi l’enseignement. D’autant que le sieur Fillion est à l’heure actuelle ministre de l’Education (le nationale ayant disparu au début de l’année). Alors que le nombre d’enfants est en constante augmentation. Notamment pour les classes d’âge les plus jeunes. Ainsi, rien que dans le 18e arrondissement de Paris, 200 enfants n’ont pas de place en première année de maternelle à la rentrée.
Donc les parents bougent et se mobilisent. Si leurs enfants ne sont pas inscrits sur les listes électorales, eux le sont.
Histoire de se rappeler au bon souvenir de ceux qui sollicitent continuellement nos votes, les parents du collège Yvonne-Le-Tac se sont réunis square Louise-Michel pour installer un banderole. A bon entendeur, salut
Au delà de ce mouvement que je soutiens totalement, même si je n’ai pas encore d’enfants au collège, ce qui m’amuse particulièrement, c’est que des parents qui se battent pour l’école publique et laïque, l’école de la république, prennent en otage un endroit qui fut construit pour remercier Dieu d’avoir écrasé la Commune…
