Le seul avantage que je vois à la rentrée, c’est que la famille ou les amis qui ont eu la chance d’aller au pays cet été, en reviennent. Et alors ? Et alors, ils ont des valises, et avec ces valises, des glacières. Et dans les glacières un tas de petites choses qui se bouffent et qui font mon bonheur.
La cousine (on va faire simple) de l’homme est donc revenue la semaine dernière avec, de la part de ma belle famille, des fruits (mangues, quenettes), du boudin (le boudin de ma belle-mère, une merveille culinaire) et… des langoustes. Oui, oui, ces espèces d’animaux qu’on trouve au fond des mers. Des grosses crevettes, mais alors très grosses.
Une année, alors que je faisais mon tour des poissons avec mon masque, mes palmes et mon tuba (dans le désordre), j’ai repéré deux langoustes sous la barre rocheuse. Elles étaient là, je les voyait bien, mais je n’avais rien pour les attrapper. Une frustration totale m’a envahie. J’ai fait une langouste rentrée. Du coup, l’année suivante, avant de partir, je me suis rendue à Décathlon pour acheter un fusil de mer.
Inutile de vous dire que les langoustes, l’année suivant, n’étaient plus là. Ni elles, ni leurs sœurs, ni là ni ailleurs. J’ai tout de même emmené mon fusil sous-marin dans mes virées et j’ai eu la joie, l’honneur et l’avantage d’attraper un poisson…
Il fallait au moins un fusil pour pêcher un poisson aussi gros…
Bon, pour revenir à des choses plus substantielles, avec mon doudou, on a fait des raviolis aux filles (j’avoue, sur ce coup là, j’ai un peu honte) et on s’est fait un repas en amoureux. Pas de chandelles, mais un bon ti boudin. Et puis deux belles langoustes en court bouillon qui nous tendaient leurs petites pattes et qui chantaient : « mangé mwen, mangé mwen » sur l’air de « Colé séré ».
Je trouve que pour des fauchés, on assure comme des bêtes 