Ce samedi-là, quand les filles m’interrogent sur mes intentions, je reste muette. La radio nous bassine sur la foule qui envahit les routes quand l’été bascule de juillet en août. J’ai une superstition, ne jamais prendre la voiture les jours de grands départs. Et puis, finalement, je les rameute, et nous partons. Après nous, nous n’emprunterons que de petites routes. Mais la destination reste inconnue pour elle. Il fait une chaleur orageuse. Nous serons très bien à 10 mètres sous terre. En bonus elles auront droit à s’exercer au mini-golf. Quand j’étais gamine, j’adorais ça.

Grottes du Fontirou

Grottes du Fontirou

Les grottes du Fontirou sont sympas. La guide est bien allumée. Plus que sa lampe électrique en tout cas. Elle se traite elle-même de sorcière. Très sympa mais barrée. Les filles adorent. Moi aussi. C’est nettement plus drôle que les gens qui se prennent au sérieux et on en apprend tout autant.

Nous passons une petite heure sous terre à parcourir les sept salles. Quand nous ressortons, chose promise chose due, putter, balles et 18 trous. Le parcours a vécu, il est tout cabossé. Les premiers sont assez faciles. Les filles plastronnent. Après, ça se corse salement. Garance fait grise mine, Léone est déconfite, Lou s’accroche. Je leur donne quelques conseils sur le calcul de la trajectoire, le placement des pieds. Des réminiscence du vrai golf me reviennent. Pourtant, j’étais une vraie brelle sur les greens.

Je me rends compte que Léone, totalement naturellement, à un superbe swing en manquant de me prendre plusieurs fois son putter dans le nez. C’est juste un peu surdimensionné par rapport à ce qui lui est demandé. Il y a des trucs impossibles à réaliser. Du coup, nous trichons outrageusement. Cela les déride. Elles ont toutes les trois l’esprit de compétition et envie de gagner. Or je leur mets la pâté. Pas cool.

Le ciel est devenu noir d’orage. Je presse les filles d’accélérer. Elles veulent à tout prix se choisir des souvenirs, un cristal pour Léone, une géode pour Garance. Nous reprenons la voiture. Le paysage est magique. Le blanc des champs moissonnées contraste violemment avec le noirs de certains nuages. Le temps de prendre deux photos et la pluie arrive, violente, accompagnée d’un vent à décorné tous les cocus du Lot-et-Garonne. Les arbres se baladent dans tous les sens. J’ai du mal à tenir la voiture.

L'orage menace

L’orage menace

Quand nous changeons de vallée, l’orage reste à l’arrière. La température a baissé. Il pleut bêtement. Au mois n’aurons nous pas à arroser le jardin. Les filles sont enchantées de leur journée. Maman, maman, c’était trop bien, on a adoré.

Nous dînons tout de même sur la terrasse, mais comme tous les soirs nous en sommes chassées par le moustiques. C’est l’heure de Lou. Elle ne bouge plus sans sa bombe. Elle dégaine au premier insecte suspect et nous arrose copieusement. Elle m’énerve. Avant, elle ne supportait ni les guêpes ni les insectes. Maintenant, tout ce qui vole lui fait pousser des cris de dégoût. Y compris les inoffensifs cousins. Par compensation, elle supporte mieux les araignées. Qui prennent les insectes volants dans leur toile…

Après l'orage

Après l’orage

Dimanche, jour du saigneur et du ménage. Aspirateur, éponge, poussière. Nous allons bon train, Lou à l’étage, moi au rez-de-chaussée. C’est l’inconvénient des grandes surfaces, y a du boulot. Les Parisiens ne connaissent pas leur bonheur (je dis ça pour les consoler). Garance m’aide. Léone se planque. En punition, elle doit ramasser toutes les crottes de chien dans le jardin. Elle râle. Moi, je me marre, mère indigne que je suis.

Le temps est gris. Idéal pour la pêche. Nous y passerons l’après-midi. total, une cinquantaine d’ablettes et de goujons qui vont rejoindre le congélateur en vue d’une friture. Je me régale par avance. En définitive, j’aime assez la pêche. Le temps passe vite. Il y a de longs moments où rien ne mords et puis, d’un coup, on attrape trois ou quatre poissons de suite, à peine l’hameçon immergé. Et puis tout est calme, c’est reposant (sauf quand les filles s’entretuent, mais, ça, j’ai tellement l’habitude que je le remarque à peine. Vraiment, des dimanche comme ça, j’adore.

Le jeudi 27 août 2009, 19:11 par Oxygene

Sûr, qu’elles en parleront encore dans 20 ans de ces vacances dans le Lot et Garonne ! Tu leur offres de superbes souvenirs.

2. Le jeudi 27 août 2009, 21:58 par julio

Une bien Belle journée !

3. Le vendredi 28 août 2009, 08:47 par Anne

Pas d’incident de hameçon pendant une bataille de filles, donc ?

Ouf ! :)

4. Le vendredi 28 août 2009, 14:38 par Pasdupe

Ces vacances bucoliques en famille doivent te consoler de n’avoir pas réservé de colonie.
Je regrette que cet année ton retour ne te fasse pas passer par ici.