Rarement, quand je suis en vacances, je reste au lit au delà de 10 heures. Eh bien quand je me suis décidée à émerger, il n’était pas loin de midi. La mauvaise heure. celle du petit déjeuner est depuis longtemps passée. Celle du déjeuner encore à venir d’autant que je n’ai pas encore fait la cuisine.
Alors avec les enfants, nous nous faisons ce que les branchés appellent des brunchs et ce que j’appelle depuis petite (ma mère en était amatrice également et sans doute pour les mêmes raisons) un petit-déjeuner grand-déjeuner. Jambon, œufs, saucisses, semoule, fruits, yaourts (pas tout en même temps, c’est une image de ce que nous pouvons avoir sur notre table). Mais aussi thé, tartines et confiture. Inutile de préciser qu’on ne se remet pas à table une heure plus tard.
Non, une heure plus tard, on prend la voiture pour aller faire les courses. J’appelle Sophie. En général, elle m’indique toutes les grandes surfaces alentours par ordre d’éloignement. La coquine tente encore de m’induire en erreur. Il y a un Intermarché à Saint-Livrade et elle reste obstinément muette sur la question. Je me dis que, du moment qu’elle m’emmène là bas, il y aura bien des panneaux ensuite pour m’indiquer l’emplacement du magasin. J’avais vu juste.
C’est sur le parking du supermarché que je me suis rendue compte que j’avais oublié tous mes moyens de paiement à la maison. Sophie a eu la décence de ne pas pouffer. Cela n’a pas été le cas de fille aînée. Retour casba, pause pipi, récupération du portefeuille après l’avoir cherché pendant un bon quart d’heure (et avoir flippé ma mère). Heureusement, Petite dernière l’a déniché dans le sac de CD où je l’avais fourré l’avant-veille en déchargeant la voiture. Petite dernière est ma tête chercheuse, elle retrouve tout ce que nous cherchons. Elle a hérité ce talent de son père. Sauf que lui me laissait mariner pendant un moment avant de me dire où était la chose cherchée.
Retour à la grande surface. Course supermarché, deux heures de perdues. Je remplis le coffre en espérant que cela durera un peu car mes filles sont des morfales. En rentrant, je découvre une Garance couverte de coups de soleil. Elle n’était pas venue avec nous, s’était promenée avec son chien, était tombé sur le propriétaire et ses petits fils en train de pêcher et s’était jointe à la bande. Son petite débardeur n’avait pas été une protection très efficace pour sa peau de rousse. Et j’ai oublié la Biafine à Tours. On verra cela demain. En attendant, fini les fines bretelles, tee-shirt obligatoire. En attendant, elle veut nous montrer sa pêche. Elle est toute contente. Accompagnée de ses sœurs, elle y retourne. Je leur suggère de demander au propriétaire ce que nous devons acheter et surtout où pour pourvoir appâter le poisson.
Deux bonnes heures plus tard, elles sont de retour avec un seau plein. Et des indications précises. Et notamment, la possibilité de remplir le bassin du jardin avec l’eau du puits (il y a une pompe électrique) pour y mettre les poissons. En attendant… que nous décidions de leur sort.
Pendant que je prépare le dîner, j’avise le chat. Nous lui avions donné les poissons morts. Il a maintenant repéré les vivants. Il se poste sur la margelle du bassin avec l’éternel problème de ceux de son espèce. Comment atteindre ces proies appétissantes quand on n’aime pas se mouiller les pattes. Ha ha ! cherche mon vieux. Bien d’autres se sont pris la tête avant toi. J’ai même une chatte qui a tenté de boire l’eau du bocal.
Le chat à sa maîtresse
Les filles sont reparties pêcher. Ce n’est plus de l’amour, c’est de la rage. Je lance le barbecue et les pommes de terre en papillotes qui seront cuites à la cendres. Plus tard, nous dînons devant la télé. Lou casse sa deuxième lampe. Elle se prend un savon. C’est à cause de la chasse aux moustiques. Elle est très légèrement phobique.
Le dimanche 16 août 2009, 10:01 par Valérie de Haute Savoie
Mes parents avaient un chat si gourmand de poisson, qu’il avait un jours trempé et ressorti aussi vite, sa patte dans un court bouillon bouillonnant, mais pour la replonger à nouveau tant le poisson qui glougloutait dedans le tentait 
2. Le dimanche 16 août 2009, 10:19 par karmara
Les vacances sont déjà loin pour moi… Ça me fait envie.
3. Le dimanche 16 août 2009, 12:14 par Delf
ah quelles bonnes vacances ça a l’air d’avoir été !! bien méritées je dirais.
ça fait bien plaisir.
4. Le dimanche 16 août 2009, 15:47 par jeanne
Bisous coucou,bref passage à Tours;j’ai pris un « internet every where »….non couvert par ma zone en pleine campagne!!!
Bonnes,bonnes vacances 
5. Le dimanche 16 août 2009, 17:50 par Oxygene
Il faudra que tu me donnes l’adresse de Sophie. Crois-tu qu’elle est capable de me guider à travers La Réunion ?
6. Le dimanche 16 août 2009, 22:38 par saperli
je parlais de me remettre à pêcher, activité que j’aimais enfant et jeune adulte, mais il semblerait qu’il y ait de risques tels à consommer le poisson qu’on en interdit la consommation dans certains départements ! Pêcher pour remettre les poissons à l’eau, non, ça ne me tente pas …
7. Le mercredi 26 août 2009, 18:39 par Akynou
Saperli : les filles n’aiment pas la friture. Alors comme je suis lasse de manger toute leur pêche, nous en donnons une grande partie au chat. Quand Lou va pêcher maintenant, c’est pour ramener quelque chose à Charlot.
En même temps, les filles aiment pêcher et comme elles aiment les animaux, elles aiment les remettre à l’eau.
Oxygène : oh, il doit bien y avoir des Sophie à la Réunion. tout dépend de ce qu’on leur donne comme carte mémoire.
Jeanne : bisou, fais nous signe dès que tu es là 
Delf : et puis ce n’était pas fini 
Karmara : C’est le côté enseignant qui est vertigineux. En même temps, on s’y fait très bien aux vacances qui durent.
Valérie 