Eh oui, quand on croit que c’est fini, ça recommence. Ce samedi là, Lou, Garance et moi prenions le TER pour Chateaudun. Vous me direz, Tours Chateaudun, ce n’est pas la mer à boire. Même pas 100 kilomètres, 96 pour être exact. Mais on met autant de temps à faire cette distance que l’on en met pour faire Paris Chateaudun, soit 135 kilomètres environ (je parle en train bien sûr, en voiture, c’est une autre histoire. D’abord, il faut sortir de Paris, puis de l’île de France et, déjà, on sent le parfum de l’aventure…) (Il pue les gaz d’échappement ton parfum de l’aventure) (Ha, mais c’est une métaphore, pffff).
Bref, contrairement à ce que je croyais, je ne suis pas tellement plus près de chez ma mère qu’auparavant. Il faut dire aussi que le TER, sur cette ligne, mérite bien son nom Tortillard Expressément Régional. Nous allions à 20 à l’heure, ce qui me laissait largement le temps d’admirer le paysage et de le photographier. Dommage que ma vue ne soit plus aussi bonne, je suis sûre que j’aurais pu prendre en photo les fourmis sur le bord du chemin.
Cela dit, les paysages sont magnifiques. Et avec la lumière changeante de ce mois d’août pas très au clair avec les principes de la météo – qui veulent qu’en été il fasse beau –, j’avais de quoi m’en mettre plein les mirettes.
Nous sommes arrivées vers 14 heures. Ma mère et Léone étaient là, à nous attendre. Et j’ai revécu la même scène que quelques jours plus tôt. La petite à couru sur le quai pour me sauter dans les bras, ce qui n’a pas manqué d’attendrir les badauds. Cerise sur le gâteau, il y avait là également mes deux nièces. Enfin, deux de mes nièces.
Vous savez pourquoi j’aime aller chez ma mère ? Parce que c’est le seul endroit où je peux poser les armes et me laisser dorloter. Elle ne me demande pas de faire à manger, de faire quoi que ce soit, je m’occupe de moi, elle s’occupe du reste. Eh bien, de temps en temps, j’avoue que cela fait du bien. Donc, je me suis fait voiturer jusqu’à sa maison, puis j’ai mis les pieds sous la table. Et j’ai attendu le déjeuner. Nous avons alors décidé (non sans peine, elle n’était pas tout à fait d’accord) que Lou accompagnerait la marmaille à la piscine municipale pendant que ma mère m’emmènerait chez Bricotruc acheter les outils qui me manquaient. Des machins aussi utiles que : un marteau, des tournevis, des crochets X, de la colle pour réparer un de mes saladiers, des clous, des vis, des chevilles, des mèches pour ma perceuse (une perceuse sans mèche, ça défrise), tcétéra, tcétéra.
Puis elle m’a conduit dans une jardinerie pour m’offrir… quoi donc ? des outils de jardinage (oui, je sais, le suspens n’est pas terrible, je fais ce que je peux, il est tard…). Ben oui, quand on a un jardin, il faut deux ou trois essentiels pour l’entretenir. J’ai donc maintenant un binette, des gants, un sécateurs et des tas d’autres objets dont je ne connais pas le nom, mais dont je sais me servir.
Nous sommes revenues. J’ai pris mon maillot et une serviette et j’ai été rejoindre la smala des filles dans l’eau. L’après-midi était superbe, un temps à mettre son chien dans l’eau. Et le maître avec. Cela dit, ce n’est pas forcément un bon plan d’aller à la piscine avec quatre gamines âgées de 7 à 9 ans plus une ado qui ne demande qu’à retomber en enfance. J’ai dû arbitrer un concours de bombes, un trois mètres nage libre, une engueulade entre cousines, une course à l’échalote (mais qu’est-ce que je raconte, moi…)
Sur le chemin du retour, je leur ai fait découvrir le plaisir des noisettes pas mures. J’ai arrêté quand j’ai compris qu’elles comptaient toutes sur moi pour casser les coquilles. Entre 7 et 9 ans, c’est comme entre 77 et 99 ans, on n’a pas les dents solides. Nous avons alors récolté des graines de roses trémières, de toutes les couleurs, pour mettre dans notre jardin, agacé les chiens derrière leur grillage, admiré les chats indifférents à notre tapage et fait peur aux poules qui passaient caquetantes. J’aime bien jouer les affreuses jojottes.
A la maison, la smala s’est éparpillées en piaillant, certaines au fond du jardin, d’autres dans leur chambre, une autre a mystérieusement disparu avec son portable. Moi, j’ai fait hamac. Et je crois bien que j’ai ronflé jusqu’à la tombée de la nuit et l’annonce que le repas était (presque) servi. Là, j’ai tout de même donné un coup de main pour mettre le couvert.
Et nous avons dîner la tête sous les étoiles et à la lueur des chandelles.
Le jeudi 28 août 2008, 09:13 par Anne
J’ai souri beaucoup à ce billet, va comprendre !
2. Le jeudi 28 août 2008, 09:54 par Mavie
La photo du paysage est magnifique!
Contente de voir que tout s’organise, bon courage pour la suite!
3. Le jeudi 28 août 2008, 10:37 par saperli
ah, ça fait du bien de te lire ce matin !
4. Le jeudi 28 août 2008, 12:07 par Johann
Mais, mais, mais, tu poétises en prose !!!
Sans t’en rendre compte, en plus, j’suis sûr.
5. Le jeudi 28 août 2008, 12:58 par Charlottine
Quel plaisir de te lire et de te sentir apaisée….Comme Anne, j’ai souri en te lisant …..
6. Le jeudi 28 août 2008, 23:14 par jeanne
avoir un endroit où l’on peut se faire dorloter:c’est fondamental!
je t’envoie en mail :le tablier de grand-mère,grand moment d’enfance 
7. Le vendredi 29 août 2008, 10:21 par Erin
J’ai tout lu d’une traite de Départ 1 à ici… pas de net depuis mon déménagement…
J’ai la gorge noué, et les yeux qui brillent… ben oui mes hormones n’arrangent pas l’affaire.
Je suis heureuse pour toi, pour vous. Malgré tout, il semble qu’un certain calme s’installe dans votre vie. Et j’en suis heureuse.
J’ai souris aussi à tes mésaventures avec les déménageurs… Pas mal non plus les miens. J’ai eu aussi une arrivée dans un appart plein de cartons (non numérotés), les meubles non remontés, frigo vide, exténuée… Nous aussi, avons du filer vers des magasins de meubles, de bricolage… Je possède peu, il a pratiquement tout laisser à sa future-ex…
Maintenant que j’ai de nouveau le net et que je ne courre plus au M’c D pour relever les mails, tu m’as donné envie de raconter notre périple… Vais-je avoir le courage de revivre ses moments ?
Bon courage pour la suite… La rentrée approche pour les filles. Elles ne sont pas trop impatientes ? anxieuses ? Et pour toi c’est quand ? Moi je commence lundi, j’ai déja été repéré les batiments de la fac… Je stresse…

