Le Daniel Casanova gagnerait à changer la voix de son hôtesse. Le réveil n’est pas chaleureux, à moins que ce soit l’heure qui rende les choses pénibles. Allez savoir. Nous avons pourtant un peu de mal à émerger, ce qui, quand on sait qu’on est déjà sur l’eau, prend un sel particulier.
Nous nous habillons, rangeons nos affaires. Puis montons sur le pont. Nous sommes dans la baie d’Ajaccio, presque rendus Au port. Nous accostons doucement. Il est temps de rejoindre la voiture et de débarquer. Un acte à la fois anodin et chargé, nous avons tant attendu ce moment, ces vacances, cet endroit.
Nous y avons passé, il y a trois ans, un merveilleuses séjour. La période est idéale : dernière semaine d’avril, première de mai. Il fait beau, pas trop chaud, l’île est en fleurs, il n’y a pas trop de monde… bref, le Paradis. Nous avons donc attendu trois ans que la conjoncture nous soit à nouveau propice pour revenir En trois ans, les choses ont bien changé, surtout vers la fin. Mais nous sommes ici dans un havre et nous avons laissé problèmes et soucis sur le Continent. Enfin, on va y croire très fort.
Je suis la file des véhicules pour sortir de la gare maritime et poser la voiture sur le parking de la gare ferroviaire celle-là. Seashell, qui nous attend, n’habite pas très loin. Nous sommes bientôt chez elle, devant un bon petit déjeuner. J’aime beaucoup sa maison, ses grandes pièces et la vue sur la mer depuis sa chambre. Nous faisons quelques courses puis nous prenons les voitures pour monter au village où nous serons hébergées.
La route est belle, sinueuse, mais belle. Et le temps est toujours aussi magnifique. Il y a des fleurs partout. Le village est perché, c’est le moins que l’on puisse dire. Les rues sont… étroites. Monter, faire demi-tour, se garer sont de véritables exploits. Et passer entre les voitures garées d’un côté et les murs de l’autre, un sacré exercice. Je n’ose même pas imaginer ce que cela aurait été sans la direction assistée.
Nous débarquons les bagages et faisons connaissance de la deuxième maison de Seashell. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle est super agréable. Le point central en est une grande cuisine/salle à manger, entièrement installée. Un escalier sur la droite mène à deux chambres lumineuses, l’une vec un grand lit, l’autre avec deux lits jumeaux. En bas, à côté de l’escalier, une grande salle de douche. Et de l’ autre côté, une grande chambre qui était en fait la pièce de la nouvelle maison. Tout autour, la terrasse et un bout de jardin avec un oranger. Et puis, la vue sur la montagne, le village, la mer… Il fait bleu.
Le mardi 13 mai 2008, 16:05 par Seashell
contente que ça vous ait plu, que vous ayez toutes les quatre réussi à décrocher un peu de vos noirceurs parisiennes.
Et puis j’aime beaucoup ton « il fait bleu ».
Des bises… pluvieuses 
2. Le mercredi 14 mai 2008, 00:08 par alixire
Oui, il est très beau ce « Il fait bleu ». Comme dans un monochrome de Klein, celui dans lequel nous avons plongé Luciole et moi, lors d’une visite au MAcba il y a quelques années. S’en souvient-elle?
3. Le mercredi 14 mai 2008, 14:02 par luciole
C’est genre de choses qui ne s’oublie pas 
4. Le dimanche 18 mai 2008, 00:14 par alixire
Luciole : heureuse que cela te reste en mémoire … 