Quatre jours à la maison, pour cause de grippe et ne prendre des nouvelles de l’extérieur – entre deux sommes – que via les fenêtres. Celles de mon appartement tout d’abord (y a du soleil), celle d’Internet ensuite (beau temps mais parfois orageux) ou de la télé (maussade, très maussade).

Samedi soir

Je sors de mon lit et passe devant la télé. Un visage, un nom, une situation. Une curieuse sensation, d’un coup, quand on se rend compte que cette otage-là, on la connaît, quand l’esprit se fige en pensant, non pas à elle curieusement, mais au mari et surtout aux enfants. Me reviennent en mémoire les inquiétudes de Lou lors de la si longue absence de Florence Aubenas : « Dis maman, tu ne partira pas là-bas ? Dis maman, tu ne risque rien ? » C’était la première fois qu’elle se rendait compte et qu’elle transposait. Et d’expliquer encore et encore que, non, même si j’ai une carte de presse, j’ai choisi une branche où cela ne risque pas de m’arriver.

La seule chose qui me pend au nez, ce sont des esquarres à force de rester le cul dans mon fauteuil. Et non, je ne fais pas le même métier. Je ne sais pas si tous les enfants de journalistes femmes, celles qui partent sur le terrain, se posent la même question. Mais il y en a au moins deux qui ont dû mal dormir pendant une nuit, trop grands pour qu’on leur cache la vérité, trop petits pour ne pas terriblement s’angoisser. Nous nous angoissons bien nous-même. Quel soulagement en tout cas quand on a appris la libération des otages, les femmes médecins d’abord, les journalistes ensuite. Et quand on les a vus, libres.

Plus tard, je rejoins mon ordinateur. Et là, il y a toujours cette angoisse pour Aya*. Sept mois de grossesse, un logement précaire entre Bobigny et Drancy et ses deux petits qui ne peuvent plus aller à l’école. J’ai eu beaucoup de témoignages de sympathie, des propositions concrètes pour les aider.
Aya, Béchir et leurs enfants ne veulent pas se séparer. Quand l’assistante sociale a parlé de placer les enfants pour qu’ils retournent à l’école, ça a été pour eux un coup de massue. Du coup, c’est tout juste s’ils veulent retourner la voir. Leur famille, c’est tout ce qui leur reste, tout ce qui leur permet de lutter encore, tout ce qui fait qu’ils ne baissent pas les bras. Nous sommes tous un peu comme eux. Béchir travaille. Il a bon espoir de réunir la somme pour les timbres fiscaux. Ça, ils aimeraient le gagner eux-mêmes.

Sur le terrain, des choses sont en train de se mettre en place. D’abord une solution pour que Nour retourne à l’école. Un hébergement dans une famille amie (qu’ils connaissent) vivant près de l’école. Pas trop loin.

Alors de quoi ont-ils besoin exactement ? Qu’un mouvement se fasse et parle d’eux, le plus possible, pour qu’enfin, le Samu social veuille bien enfin comprendre et leur octroie une chambre à côté de l’école, au moins jusqu’à la naissance du bébé. Qu’un grand nombre de blogs relaient l’info, ne serait-ce qu’en quelques lignes. Et l’idéal, ce serait que des journaux en parlent. Bon, c’est vrai, en ce moment, on ne manque pas d’actu, au niveau international comme au niveau national. Il y a les étudiants dans la rue. C’est important, la Sorbonne assiégée, etc.

Mais une enquête sur le Samu social, ce serait intéressant. Parce que des Aya et des Béchir, il y en a un sacré paquet. Et il y en aura d’autres, d’autant que depuis hier, les expulsions sont de nouveau autorisées.

Il y en a qui ne perdent pas le nord en attendant, ce sont les associations de propriétaires. Ils réclament au gouvernement des baux façon CPE, qui seraient résiliables sans aucune raison et sans préavis les deux premières années. Ben voyons…

Hier soir, retour devant la télé. Emission de Denisot, sur Canal+, qui reçoit une humouriste et un jeune défenseur des gibons d’Asie, ces petits singes si mignons. Passe un sujet sur le jeune homme. on présente son combat, ses animaux préférés et on lui suggère de prendre la défense d’autres gibbons qui, ailleurs, sont également en danger.

Apparaît alors, fugacement, une image de Villepin en train de faire son jogging sur une plage… On commence à sourire et puis l’image disparaît, le commentaire hoquette, l’image revient sur le jeune homme pour s’arrêter définitivement. Et Denisot, toujours très flegmatique, qui sourit, s’excuse auprès de ses invités : « Il semble qu’il y ai un problème de magnétoscope. » De magnétoscope ou de censure ? On n’est sûr de rien, mais tout de même, on se pose des questions sur ce qu’on vient de voir.

Ce matin, j’ai repris le boulot, mais je flotte dans une impression d’irréalité.

(*) Je rappelle que les prénoms des membres de la famille ont été modifiés pour leur éviter toute représailles.

1. Le jeudi 16 mars 2006, 15:00 par andrem

Villepin serait donc un gibbon en voie de disparition?

Tu n’es pas gentille avec les gibbons.

Ce qui n’enlève rien à la détresse que tu nous racontes, désespérée de ta propre faiblesse et de la nôtre.

2. Le jeudi 16 mars 2006, 15:48 par Leeloolene

Pour le « CPE Locatif »… j’écoutais ça hier sur Inter au 13h… et la mesure de « bail à durée indéterminée » serait assortie d’une baisse « garantie » de 30% du prix initial du loyer…
Ils se rangent sûrement derrière cet argument de baisse des prix pour mieux faire passer leur texte auprès des locataires…

Par contre, contrairement à ce que tu dis, ce n’est pas sans préavis : « Aux 9e et 21e mois, le propriétaire pourrait en effet donner congé au locataire avec un préavis de 3 mois ».
C’est juste le bail initial de deux ans qui n’existerait plus. Le préavis de 3 mois est conservé.
Je ne crois pas vraiment en la bonne foi de ce monsieur et à son argument selon lequel cela permettrait une baisse généralisée des loyers… mais pourquoi pas…

3. Le jeudi 16 mars 2006, 16:10 par Clopine Trouillefou

Concrètement, que faire pour tes amis Aya et Béchir ? Hélas, il y a tant d’Aya et Béchir, tant d’histoires accablantes. Les associations se battent, bien sûr, et je peux toujours proposer un peu d’argent (dis-moi comment faire Akynou). Mais ce ne sera de toute façon qu’une goutte dans l’océan.

Il faudrait, je pense, pour « vendre » l’histoire d’Aya et Béchir, (c’est terrible, n’est-ce pas, mais nous vivons, ne l’oublions pas, sous la Loi du Marché !) qu’elle devienne absolument emblématique, exemplaire. La seule personne qui me vient à l’esprit pour cela est la productrcie de l’émission de France Culture, les « pieds sur terre » (tous les jours entre 17 h 30 et 18 h) . je veux bien essayer de la contacter, via Françoise Treussard, autre productrice d’une émission beaucoup plus littéraire celle-là. Mais je pense qu’il faudrait tes mots à toi, Akynou, parce qu’ils sont gonflés de ton empathie pour tes amis.

Dis-moi ce que tu en penses ?

Au fait, je t’imaginais assez journaliste. J’aurais bien aimé être journaliste, mais sans doute aurais-je été reléguée au « courrier du coeur » (j’ai 16 ans et les garçons me détestent….) ou au chats écrasés !

A bientôt,

Clopine

PS : as-tu vu les ravages dans les bananeraies de Guadeloupe ? En Martinique, c’est pareil. Il paraît que la baie de Fort-de-France est polluée jusqu’au trognon ! Nous avons rencontré, lors des vacances, un couple qui tenait une bananeraie : elle est blanche et avait, comme on dit, quelques heures de vol, lui est noir, tout jeune, et tout à son affaire. Pour leur faire plaisir (et parce qu’ils nous l’ont demandé), nous avons mon compagnon et moi fait un reportage sur la culture de la banane… en évitant soigneusement le sujet. J’espère que ta belle-famille ne souffre pas trop des pollutions diverses. La beauté peut cacher bien des poisons ! As-tu vu le reportage de Télérama sur Aimé Césaire ? Dire qu’on aurait pu aller le voir ! Merdalors : As-tu déjà essayé de rencontrer des écrivains créoles ?

Et peux-tu me pardonner toutes ces indiscrètes questions ?!

allez, j’arrête là

(là)

Clopine

4. Le jeudi 16 mars 2006, 16:22 par akynou/racontars

Clopine : j’ai rencontré Ernest Pépin, Patrick Chamoiseau, Raphaël Confiant, Maryse Condé et la benjamine Gisèle Pineau.
Je ne m’appelle pas Sarkozy pour aller rendre visite à Césaire :-)
Aya, Béchir, etc. ne sont pas mes amis. Ce sont des parents d’élèves de mon quartier. Mais je ne me ferai jamais à la détresse des autres. Je veux bien que tu contacte France Culture et la contacter à mon tour si jamais elle veut en savoir plus. Et à propos de France Culture, je suis tombée sur un Forum où tu défendais vaillamment les blogs face à une aréopage d’intellichiants méprisants et cindicatifs. Mais qu’allais-tu faire dans cette galère ? ;-)

Leeloolene : je n’ai pas entendu le monsieur, juste des commentaires d’une revue de presse, d’où information incomplète. Mea culpa. Mais pour la bonne foi, je suis sceptique, comme pour le CPE :-)

5. Le jeudi 16 mars 2006, 16:33 par Mamounia

Dommage que je sois si loin, c’est le genre de situation révoltante contre laquelle je ne pourrais pas rester insensible moi non plus… Bravo pour ton implication, j’espère que bien d’autres suivront et que sera un exemple à suivre pour les trop nombreuses personnes dans cette situation!

Bises aux filles,

Fab xxxxx

6. Le jeudi 16 mars 2006, 16:39 par Leeloolene

>> Clopine : A quoi fais tu allusion Clopine Trouillefou quand tu parles des ravages dans les bananeraies ???
Je n’ai rien entendu de la sorte ?… mais peut être n’ai je pas assez lu l’actu Guadeloupe ces dernières semaines ?
>> Racontars : Je suis tout aussi perplexe que toi… Mais j’attends d’en entendre un peu plus sur cet éventuel texte… Pour être complète sur ce que je disais au dessus, voici où j’ai trouvé un article en parlant.
permanent.nouvelobs.com/s…

7. Le jeudi 16 mars 2006, 16:47 par akynou/racontars

Euh c’est vrai Clopine. J’ai jamais entendu qu’il y avait de problème avec les bananeraies… Pourtant je regarde RFO Sat tous les soirs (en fait je l’entends, car je suis devant mon ordi, pas devant la télé).

8. Le jeudi 16 mars 2006, 17:02 par Leeloolene

Au fait… tout à l’heure je faisais mon premier trackback vers un autre blog… alors… je me suis plantée et j’en ai mis un ou deux de trop !!! Tu peux donc les effacer ?? tout comme ce commentaire d’ailleurs qui n’a rien à voir avec la discussion :))
Merci !!

9. Le jeudi 16 mars 2006, 17:21 par Clopine Trouillefou

je voulais parler du CHLORDECONE, cette saloperie de pesticide interdit aux Etat Unis depuis belle lurette (en 1975 je crois, à vérifier) et qui n’a été interdit en Guadeloupe qu’en 1993, oui vous avez bien lu. Hier, des associations d’écologistes guadeloupéens ont été porter plainte : le Chlordecone est indestructible avant cent ans, il pollue les sols et surtout les eaux potables, il est particulièrement polluant et aurait des effets notables sur les cancers humains. Que demander de mieux, n’est-ce pas ? Utilisé dans les bananeraies guadeloupéennes, au mépris évidemment de la réglementation, et dans le louable souci d’augmenter ainsi la productivité, donc le profit.

En Martinique, dans la bananeraie que nous avons filmée (les propriétaires étaient vraiment charmants, là n’est pas la question) nous n’avons pas osé poser trop de questions. mais c’est vrai que les grands bacs de chlore et d’eau de javel, dans lesquels sont plongés les régimes, ne servent pas, à mon avis, qu’à l’enlèvement du latex. Ils servent aussi à « nettoyer » pesticides et autres engrais chimiques, hélas. Nos hôtes, surtout D., plus sensible à l’environnement, ont vaguement évoqué des cultures de la banane « bio »…

Mais de toute manière, ce qui m’a frappée, c’est la brutalité avec laquelle la terre des Antilles est depuis longtemps traitée. (vous me direz que quand on voit la brutalité avec laquelle les antillais ont été traités, ce n’est guère étonnant, mais passons)

En Martinique, on est ainsi passé de la monoculture intensive de la canne à sucre à la monoculture tout aussi intensive (moins les esclaves !) de la banane. D’abord, cette culture est maintenant complètement fragilisée, parce que dépendant entièrement des accords sur la PAC de Bruxelles, qui, n’est-ce pas, sont aussi changeants que les slips de Tony Blair.

Ensuite, toutes les agricultures fondées sur une monoculture sont une belle connerie « en soi », puisque renforçant la dépendance en accroissant les obligatoires importations.

Quand on connaît l’incroyable vitalité que le climat tropical donne à la végétation, quand on voit cette luxuriance, ce « gigantisme » de la moindre palme, on se dit qu’une polyculture tendant à l’autosuffisance des habitants (produire sur place tout ce dont ils ont besoin, !) relève de l’évidence, non ? Les Antillais pourraient aussi, sans doute, se passer des bateaux quotidiens de fioul qui font tourner leurs usines électriques, et se concentrer sur le solaire ou l’éolien. Le solaire, aux Antilles, je ne sais pas pourquoi, ça pourrait peut-être éventuellement marcher, non ? Vu qu’au plus fort de la saison des pluies, j’ai personnellement attrapé le plus beau erythème de ma vie entière, j’étais cramée en moins de dix minutes (le temps de passer la crème sur le gamin et le compagnon). Je veux dire que ça parait plus faisable encore qu’en Normandie.

Mais les évidences, comme leur nom ne l’indiquent pas, sont souvent aveuglantes…

Je me souviens aussi d’une conversation avec un ami, vieux martiniquais. Il ne comprenait pas qu’on ne ramasse plus les mangues et les fruits de l’arbre à pain… Il se souvenait de son enfance, où l’on ne laissait rien pourrir…

Oui, mais c’était avant le progrès, mon vieux. Et le progrès, mordel de berde, c’est la Loi du Marché. Et la Loi du Marché, c’est la spécialisation. Donc, Antilles = culture de la banane, point. Et s’il faut arroser le tout de vingt mille litres de merde liquide par jour pour assurer la production, pas de problème, Coco, amène les tuyaux !

Clopine, qui d’habitude évite les « pex », quoi, les longs exposés plein de certitudes et d’opinions péremptoires. Mais là, comme elle est tombée amoureuse des Antilles (et un peu des antillais..), elle est animée d’une sainte colère. c’est vrai, quoi, bousiller le Paradis, comme ça….Pour la saine loi du profit…

ah oui, voici une adresse :ase.ouvaton.org/guadeloup…

je crois que vous pourrez vous y faire une opinion !

10. Le jeudi 16 mars 2006, 21:07 par aude dite Orium

Ben! tu as des retours à la santé pas très enchanteurs :(
je vais faire un tradback, si c’est ce que je crois hi hi hi!!!

11. Le jeudi 16 mars 2006, 21:16 par aude dite Orium

Ben non, c’est pas ce que je crois, mais j’ai quand même fait un lien ;)

12. Le jeudi 16 mars 2006, 21:44 par Akynou/racontars

Le message de Clopine a été bloqué par spamplemousse. Je viens de le libérer et de le lire.
En Guadeloupe, j’ai la chance de vivre parmi els agriculteur des Grands-Fonds qui, expérience oblige, font dans la culture maraichère. Ce sont d’ailleurs eux qui alimentent la majorité des marchés de Pointe à Pitre et qui fournissent les produits locaux des grandes surfaces.

Cultiver pays, ne plus faire venir les produits de la Métropole, mon Dieu Clopine, c’est le rêve d’une grande partie des Antillais. MAis c’est oublier le lobbying des entreprises qui possèdent encore le monopole du transport des denrées entre la Métropole et les Dom-Tom. ON dit que ce sont pour la plupart des békés. Je n’en sais rien, en tout cas ceux-là sont prêts à tout pour le maintenir. Dumping des prix, incendie des exploitations… jusqu’à ce que les jeunes exploitations se cassent la gueule. Un peu comme Air France quand elle a perdu le monopole sur les Antilles. Elle a organisé le dumping des prix jusqu’à ce que les petites compagnies qui lui faisaient concurrence fassent faillitte… Maintenant, Air France a le monopole de fait et je te promets qu’elle en profite grassement.

Le seul moyen pour survivre dans l’agriculture, en dehors de la cannne et de la banane, c’est encore une fois de plus le marronage. NE rien déclarer, vendre aux particuliers, par petites quantités. Rester modeste, tout petit, passer inaperçu et surtout, ne pas dépendre de cela pour vivre.
Des politiques ont essayé de casser ce système. De Métropole ou des locaux. Ils s’y sont cassés les dents.

Cela dit, dans ma campagne là bas, les fruits à pain sont cueillis et les mangues ramassés. On mange aussi des ignames, des dachines, des madères, des patates et toute sorte de légume dont on a même pas idée et qui ne viennent certainement pas de Métropole. Pois d’angole et pois de bois…
Mais c’est vrai il fut un temps ou les îles crevaient de faim (pendant l’occupation, à cause de l’amiral Robert et du blocus allemand). Cela devait correspondre à la jeunesse du monsieur dont tu parles. Effectivement, à cette époque, on n’aurait jamais vu un fruit à pain ou une mangue par terre. Mais je ne crois pas que ce soit à souhaiter.
Quant à la banane, là encore, c’est une question de lobbying. Et je trouve que cette façon qu’on les planteurs de s’agripper à la banane antillaise u peu dangereuse pour l’économie des îles. Mais ça me fait aussi plaisir de voir que l’on résiste à la United Fruit que j’emmerde au plus haut point et qui pour moi est ce qu’il y a de pire sur terre.

13. Le vendredi 17 mars 2006, 09:11 par Vroumette

A travers tes derniers billets (que j’avoue avoir loupé) je me remplis de soleil, d’ambiances et de couleurs, même si le retour du quotidien semble plus morose.

14. Le vendredi 17 mars 2006, 09:32 par Akynou/racontars

Vroumette, j’aurais préféré que tu mette ton mot sous un message parlant de Guadeloupe. Imagine la tête df quelque arrivant sur cette note pour y lire l’histoire d’Aya et lisent ton commentaire « je me remplis de soleil, d’ambiance et de couleurs », ça risque de ui faire drôle ;-)
Je rigole, avec les commentaires au-dessus, j’ai vaiment pas à ramener ma fraise lol
Sinon, qu’est-ce que tu veux, on ne peut pas réviser, passer brillament (je sais que c’est brillament) des concours et lire les blogs. Biz