C’est le titre d’un roman que j’ai lu, qui m’a plus…

Une petite brève de rien du tout dans laquelle j’avais essayé de mettre tout le bien que je pensais de ce petit livre (pensez, quatre-vingt-huit pages… Ça n’est pas le bout du monde).
Ça disait ceci…

Quand l’enfant paraît

Adopter n’a rien d’un parcours de santé et c’est bien sur cela que compte le narrateur pour freiner des quatre fers. Il n’est déjà pas sûr d’avoir la fibre paternelle, alors celle de l’adoption, n’en parlons pas. C’est compter sans les yeux bleus de Marie-Ange auxquels il ne sait pas résister. Et l’inévitable se produira : la rencontre avec la petite Palmita qui, en glissant sa petite main chaude dans sa grande paluche, liquéfiera son cœur. Pour son troisième roman, Bruno Testa nous livre un récit drôle et léger comme une bulle sur un sujet qui ne l’est pas tout à fait. Que du bonheur.
De Bruno Testa, éd. Quidam éditeur. 88 p. 10 €.

Sauf que ces ba… m’ont caviardé mon texte. C’est devenu : « Adopter n’a rien d’un parcours de santé et c’est bien cela que conte le narrateur pour freiner des quatre fers (…) » Vous comprenez quelque chose à cette phrase, vous ?

Pourtant, on est nombreux à la lire, sans rien remarquer : le chef de rubrique, le chef de service, le chef d’édition, le SR, le correcteur, puis de nouveau, une fois mis en page, le chef de rubrique, le chef de rubrique, le chef d’édition, le rédacteur en chef adjoint, le rédacteur en chef, le correcteur, le premier SR (et bien sûr, le SR qui monte la page entre chaque étape…)

Des fois, je me demande…(1)

Cela dit, que ça ne vous empêche pas de lire ce livre de Bruno (oui, je l’appelle Bruno, je le connais, mais ce n’est pas pour cela que j’ai fait la brève. Il avait écrit deux romans auparavant qui ne m’avaient pas donner envie d’écrire quoi que ce soit). C’est drôle, c’est vif, c’est parfois caustique et puis, d’un coup, c’est bourré jusqu’à la gueule d’une belle émotion. Et je m’y connais, moi, en émotion…

Je pense aussi que beaucoup d’hommes, qui n’étaient pas fondamentalement et totalement sûrs de vouloir être papa mais qui le sont quand même devenus pour les beaux yeux de leur amour, se retrouveront avec beaucoup d’amusement dans le personnage du narrateur.

J’aime bien la couverture aussi. Ce qui est plutôt surprenant de ma part. puisqu’elle représente le Sacré cœur, monument que je déteste comme chacun sait. Mais avec les yeux d’un enfant… Enfin, lisez, vous comprendrez…

(1) Je précise que je suis aussi SR. Donc je connais bien les rouages. Des erreurs de ce style, il m’est aussi arrivé d’en laisser passer. Cela ne m’empêche nullement de me demander comment on peut être si nombreux à laisser passer une phrase qui ne veut rien dire. Moi la première.

  1. Le lundi 9 janvier 2006, 19:54 par Anne

    Ah les relectures multiples et assidues qui laissent passer des énormités de non-sens ou orthographiques…

    En tout cas, merci de nous avoir livré la V.O. non caviardée, ça donne envie.

    2. Le lundi 9 janvier 2006, 23:17 par odile

    Et ce « Que du bonheur » a la fin… Bonjour les phrases toutes faites.

    3. Le lundi 9 janvier 2006, 23:53 par Akynou/racontars

    Quand on a à peine 600 signes pour dire tout le bonheur qu’on a eu à lire un livre, on se limite parfois à des phrase toutes faites. Comme dirait l’autre, la critique est aisée, l’art…

    4. Le mardi 10 janvier 2006, 12:58 par brio

    Ah ben c’est pas pour me vanter, mais je trouve que la critique, c’est loin d’être aisé, comme discipline. Alors l’art, je vous raconte pas.

    N’empêche, c’est vrai que c’est rageant quand on découvre un texte modifié en moins bon. Dans ces cas là, on oublie toutes les fois où le correcteur en question nous a sauvé la mise, et on fulmine ! « Nan mais quoi, je veux bien assumer mes propres erreurs, mais pas celles de mes correcteurs, sans blague ! ».

    Caviardeuse toi-même, tu dois avoir une belle collection de réactions de journalistes à raconter, non ?

    5. Le mardi 10 janvier 2006, 13:51 par akynou/racontars

    Salut Brio, bonne année :-)
    Ben des réactions de journalistes, en fait, pas trop. D’abord parce que ça ne m’arrive pas souvent. Ensuite parce qu’ils n’osent pas trop. Enfin parce que quand ils osent, comme je reconnais bien volontiers mon erreur, ils en reste là…

    6. Le mardi 10 janvier 2006, 16:34 par Jazz

    Parfois, c’est vrai on (re)lit trop vite et peut-être que l’on fait trop confiance à celle/celui qui a lu avant. Mais que la faute vienne de soi ou des autres, c’est toujours rageant, surtout quand ça enlève du sens !
    Je compatis.

    7. Le mardi 10 janvier 2006, 18:24 par luciole

    Mdr! Tu sais quoi? J’ai relu quatre fois ta version pour voir que cétait ecrit « compte » et pas « conte », et je me disais, c’est fou, je ne comprends pas ce qu’elle a ecrit. Je crois que comme on parle d’un auteur on lit sans lire « conte » au lieu de « compte » a priori. Mais bon, moi c’est pas mon job de relire un article et en plus je suis nulle quand je me relis justement pour ce genre de raison… A part ça, en quelques lignes au moins un frisson qui donne envie de lire : la petite main dans la grande paluche, rien qu’à l’imaginer je fond déjà moi… SOurire…