Léone n’aime rien tant que dormir avec ses parents. Dans la nuit, souvent, quand elle a fait un cauchemar, elle se glisse sans bruit dans notre chambre et vient s’allonger contre moi. Je la retrouve, le lendemain, dans mes bras, ou entre son père et moi, dormant su sommeil du juste.
Toute petite, encore gros bébé, elle était si vive et si pleine d’énergie que pour réussir à lui faire faire la sieste, il fallait la faire avec elle. Ce n’est qu’à ce prix qu’elle consentait à s’endormir. Nous nous relevions alors subrepticement. Sauf quand nous nous étions également endormis…
A tous les pisse-froids et donneur de leçon, pour qui dormir avec son enfant relève de l’incompétence parentale crasse, je répondrais que dans de nombreuses cultures, les enfants dorment jusqu’à un âge avancé avec leurs parents sans être pour autant des gibiers à psychiatre. Que lorsqu’elle aura 20 ans, de toute façon, ça lui aura passé depuis longtemps et que ce n’est pas avec moi qu’elle passera ses nuits. Et que j’ai accumulé tant de moments de bonheurs, de douceur, de chaleur et de tendresse que ma vie est plus belle que la leur…
Ceci est ma dernière participation au diptyque 4 – l’illustration du texte d’Isadora
Aux portes du sommeil
Le soir pour s’endormir…
Le matin au réveil…
L’odeur douce du sommeil.