Je l’affirme : j’aime bien les grèves générales.
Quand les enfants n’ont pas classe.
Je me lève une heure et demi plus tard. Je me lève à l’heure où, d’habitude, je les emmène à l’école. Et comme elles dorment encore, j’ai la maison pour moi toute seule pendant… une demi-heure. A tout casser. Parce qu’à 9 heures, il est rare qu’elles soient encore dans les bras de Morphée. Ce sont des enfants bien élevées, d’accord, mais des enfants tout de même.
J’étais en train de déguster mes tartines de beurre salé et de confiture de tomates vertes (j’adore, j’en ai fait tellement l’an passé, une dizaine de pot, que je n’ai pas recommencé cette année. Mais je peux encore changer d’avis. Les tomates vertes, j’en ai des kilos et elles se conservent très bien), trempées dans mon thé avec lait et sucre (je sais, les ayatollahs du thé vont encore bondir, mais je l’ai fait exprès. Je déteste les ayatollah du thé. Il y en a une au journal, et c’est insupportable), quand la dernière est arrivée, le visage encore tout enchifrenée de sommeil. Il n’y a qu’à cet âge-là qu’on est magnifique au petit réveil. La grande a bientôt suivi. Pas la deuxième.
Alors, j’en ai profité. J’ai planté là mon petit déjeuner, et je me suis dirigée vers la chambre. Elle était en train de lire un fichier de math (chose absolument exceptionnelle tant elle détestait tout ce qui était scolaire l’an passé). Ses boucles rousses lui tombant sur son joli visage plein de taches de rousseur (ah ! que j’aime les taches de rousseur, dire qu’à une époque, c’était extrêmement mal vu, quel manque de goût !). Elle a levé ses yeux, l’un vert et l’autre marron vers moi. Alors je lui ai chanté : « Joyeux anniversaire, Garance, joyeux anniversaire, Garance, Joyeux anniversaire, ma Garance chérie d’amour que j’aime, joyeux anniversaire… »
Elle a eu un sourire rayonnant, s’est levée et s’est lovée dans mes bras. « Merci ma maman que j’aime. »
Voilà, je remercie les syndicats, les grévistes pour ce petit moment d’amour là. Cela n’aurait pas été pareil si j’avais dû la lever à 7 heures du matin, la houspiller pour qu’elle se dépêche et pour qu’elle ne soit pas en retard à l’école. Cela n’aurait pas été le même petit bonheur qui me fait tout chaud au cœur pour cette journée passée loin d’elle. Et je suis heureuse de savoir que ma petite chérie, le jour de son anniversaire, va avoir tout le temps dont elle a besoin pour rêver. Parce que, tout de même, on n’a pas tous les jours 7 ans !
Bises à vous 2

Mangez du gateau pour moi
Joyeux anniversaire Garance !
(7 ans, l’âge de raison, dit-on ? Oui, bon d’accord, mais pas trop.)
Il faut continuer de rêver quand même !
Et puis, rêver, c’est bon pour « l’évanouissement », d’abord !
Ah, la belle histoire de (g)rève que tu nous as contée là Akynou.
bel anniversaire Garance !!!
gros bisous de nous 4
mais toi aussi tu es rayonnante au réveil :-)))
dis donc je croyais bien qu’il manquait les deux incisives du haut, m’avait semblé sur les fotos de cet été ?
encore de grosses bises à l’oiseau rare !
nous, on est allés resto chinois (Péné et Léo) Margot, elle n’avait aucun prof qui faisait grève…. et vouais pas d’chance !
bisous
Ah que je vois là de beaux yeux vairons
Bon anniversaire belle Garance (un peu en retard je m’en excuse) et merci à Maman Akynous pour ses beaux textes