Ce matin, impossible d’aller sur ublog. Ce soir, impossible d’aller sur ma page gestion pour poster un texte ni même une image jusqu’à… là, maintenant : 1 heure du matin. Comme si on allait avoir le courage de poster quoi que ce soit à cette heure tardive alors qu’on bosse le lendemain. Heureusement, j’avais préparé une petite note de derrière les fagots toute prête à poster ! Si ce n’est pas de l’organisation ça madame !

Si lundi c’est ravioli, dimanche c’est rangement. Cela faisait longtemps que je menaçais de faire un ménage par le vide dans leur chambre tellement j’étais excédée de la voir dans cet état. J’aurais dû prendre une photo. On ne voyait même plus la moquette entre les vêtements qui traînaient par terre les jouets, les craies laissées au pied du tableau et, bien sûr, écrasée. Une porcherie.

Cette expression me vient de ma mère qui suffoquait à chaque fois qu’elle rentrait dans notre chambre.Ma mère est maniaque de l’ordre, moi pas, mais il y a des limites. A la décharge de mes filles, elles sont à trois dans une chambre qui n’est pas très grande dans un appartement qui n’est pas très grand. Au bout d’un moment, on entasse. Je sais, je fais pareil. D’ailleurs, si elles étaient futées ou irrespectueuses (elles sont futées, mais très respectueuses, ça me sauve), à chaque fois que je les engueule, elles pourraient me renvoyer dans mes 22 car mon bureau n’est pas un exemple de rangement. C’est même une catastrophe.

M’enfin, là n’est pas la question. Pour le moment, je parle de leur chambre. Et c’est innommable (encore une expression de ma mère). La solution est venue d’un mot de la maîtresse de Léone qui organise une braderie de jouets pour pouvoir financer des sorties scolaires. Mes filles souffrent d’un trop plein, certains souffrent d’un trop vide, jouons aux vases communicant.

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Or donc, dimanche matin, après le petit-déjeuner et un peu d’ordinateur, j’ai attaqué la chambre des filles par la face nord, c’est-à-dire le coin de Léone. En fait non, pas tout à fait. C’était mon intention première. Mais il fallait que je déblaie d’abord ce qu’il y avait autour. J’ai réclamé un sac-poubelles et j’ai commencé à jeter tous les bouts de papier, les petits livres arrachés, les figurines cassées. En arrivant enfin au lit de ma petite dernière, je me suis rendue compte que, dans son petit coin, elle s’était constitué un véritable trésor de guerre.

Tous les petits trucs qu’elle pique (et malheureusement, elle pique beaucoup), je les ai retrouvés sous son oreiller. Avec, ce qui n’a pas manqué de m’inquiéter, tous les cachets d’oxyboldine (nous avions retrouvé la boîte vide dans notre panier – perché – la veille). Elle n’en avait sucé aucun, ils étaient tous là. J’ai aussi retrouvé la dernière boîte, vide également, d’oscilococcinum. Les granules par contre, je ne pense pas les retrouver, elle a dû les ingurgiter. Un tic-tac quelle pique dans la veste de son père, et tout un tas de babioles moins dangereuses.

Pour le coup, j’ai appelé son père et je lui ai montré mes découvertes. Il a emmené la petite dans le salon et d’après ce que j’ai pu entendre, elle s’est pris un sermon d’importance, avec une bonne tape sur les fesses et une punition (rivée sur le canapé jusqu’à avis du contraire, et croyez-moi, pour elle, c’est une punition).

Ensuite, j’ai vidé consciencieusement toutes les caisses et les malles de la chambre, l’une après l’autre et j’ai trié en plusieurs tas : poubelle, don à l’école, rangement. Les peluches destinées à être données partaient directement à la machine (j’ai appris depuis que des parents donnaient des trucs non lavés…), les jouets pas abîmés mais dont elles ne se servent plus dans la caisse ad hoc.

J’y ai passé trois heures, étroitement surveillée par Lou et Garance qui me disaient:


– Nooooon, c’est pour la maison de Barbie ; 

– Noooooon, pas ça, c’est ma peluche préférée. ;
– Nooon, Maman, c’est mamie qui me l’a donné.

A 3 heures, j’ai émergé de la chambre victorieuse. A mon actif: deux machines de peluches et doudous divers (et je n’ai lavé que ceux qu’on donnait), deux cartons de jouets à donner, un sac-poubelles de 100 litres plein de bricoles dont je me débarrasse définitivement. J’ai laissé les mousmées réaménager leur intérieur. Elles ont déplacé certains meubles et se sont dégagées un espace de jeu plus grand. Chic, dans quelque temps, cela fera plus d’espace pour le bordel.

Naïve que je suis, je pensais me mettre les pieds sous la table, que vue l’heure, le Nôm nous avait concocté un petit repas. Las, j’ai trouvé Léone devant la télé et la table vide. Personne dans la cuisine non plus. Le Nôm s’était éclipsé sans avoir préparé le déjeuner. Damned ! J’ai donc retroussé mes manches et j’ai attaqué la cuisine par la face Sud. Faut bien changer de temps en temps.

courgettes farcies

C’était un reportage de Racontars en léger différé de la maison. A vous les studios !