Il a fallu que je me creuse les méninges pour répondre de façon pas trop con et quand même un minimum sincère… Je dois être trop normale. Je vais faire peur à plein de gens avec ma normalité. Enfin, allons-y gaiement.

1. Mon vice le plus honteux.
Mon grand-père disait que j’avais tous les vices parce que j’aimais boire, fumer, bien manger. A sa trilogie je vais rajouter baiser.

2. Le principal trait de mon caractère que j’étouffe lors des nouvelles rencontres pour avoir l’air d’une personne agréable.
Mon côté rosse. Je peux être assez cinglante. Mais seulement quand on me chauffe.

3. La qualité que j’exècre chez les hommes.
Exécrer une qualité, je sais pas moi. C’est chiant ce questionnaire. Ce que j’exècre, je ne le considère pas comme une qualité.

4. La qualité que j’exècre chez les femmes.
A si, là. Le côté trop serviable. Quand un femme devient boniche à force d’être gentille.

5. Mon principal défaut.
L’aigreur, l’envie, contre laquelle je lutte régulièrement parce que je hais ce genre de sentiment.

6. La principale qualité que les autres conservent avec moi malgré leur envie de me dire mes quatre vérités.
Le calme, l’humour

7. Ce qui m’angoisse le plus chez mes amis.
Qu’ils puissent ne plus l’être.

8. Mon occupation indécente préférée.
Me conduire en public avec mon mari comme s’il était mon amant.

9. Le rêve de bonheur que j’invente pour faire croire au monde que mon esprit est sain.
Je suis mariée et je suis fidèle.

10. Le plus gros malheur que j’ai causé à autrui.
J’ai dénoncé mon père pour une histoire d’inceste lors du divorce de mes parents. Mon témoignage n’a pas été pris en compte car arrivé trop tard, mais il l’a paraît-il très mal encaissé.

11. L’ennemi à qui je souhaiterais d’être moi-même.
Une collègue de travail. Elle me déteste tellement… Se haïr elle-même, ça doit être dur. Quoi que. Je me demandes si elle ne se hait pas déjà.

12. Là où les autres m’enverraient vivre si je me révélais à eux tel(le) que je suis vraiment.
Au Diable, peut-être et encore…

13. La couleur de mes cernes quand je rumine contre ceux que “j’aime”.
Bistre, j’aime bien, je ne sais pas ce que c’est exactement comme couleur. Ça tombe bien, je ne me regarde jamais dans la glace quand je rumine, dont je ne sais pas de quelle couleur sont mes cernes.

13. La fleur que je prétends aimer pour avoir l’air plus romantique, plus artiste ou plus botaniste que je ne suis.
La rose de porcelaine. En fait, je trouve que ça a un coté plastique assez kitsch. Mais elle n’est pas très connue.

14. Le nom d’oiseau qui me colle le mieux à la peau.
Femme de nègre.

15. L’auteur de prose que je ressors à tout bout de champ quand je veux faire croire que je lis.
Mais je lis ! :-))
Pour frimer ? euh : un sociologue comme Bourdieu peut-être ou un scientifique. Je les lis quand même. Mais ça impose plus quand on arrive avec ça qu’avec le dernier Arlequin…
Sinon, que j’aime vraiment : les auteurs antillais comme Chamoiseau, Confiant, Condé, Glissant, Pineau, etc. Des Américains comme Brautigan, Jim Harrison, Toni Morrison. Naguib Mafhouz, très beau… Quelques Français, des femmes surtout, comme Agnès Desarthe. Et j’en oublie des tonnes.

16. Le poète dont je pourrais citer deux vers d’affilée sans aller chercher sur internet.
J’aime pas tellement la poésie. Ça me gave même. Je n’aime que les poètes qui se rapprochent le plus de la prose ou les chansons. Exception : Prévert. « J’ai mis mon képi dans la cage et je suis sorti avec l’oiseau sur la tête. Alors, on ne salue plus a demandé le commandant ? Non, on ne salue plus a dit l’oiseau. Ah bon, excusez-moi, je croyais qu’on saluait, a dit le commandant. Vous être tout excusé, tout le monde peut se tromper a dit l’oiseau. » Et je me souviens par cœur d’un poème de Charles Cros sans queue ni tête et que j’aime bien raconter à mes filles avant qu’elles ne dorment : Le Hareng Saur. « Il était un grand mur blanc, nu, nu, nu. Contre le mur une échelle haute, haute, haute. Et par terre un hareng saur, sec sec sec, etc. »

17. Le héros que je voudrais vraiment être si je parvenais à oublier que pour cette question il faut se montrer humaniste, cultivé(e), romantique, racé(e), tout ce que je ne suis pas.
La mulâtresse Solitude. Je ne rêve absolument pas d’être un homme.

18. La première héroïne de fiction qui me vient à l’esprit et qui vaudra pour celle que je prétends préférer puisque je n’en connais qu’une ou deux et encore, en forçant.
Dalva, parmi des milliers d’autres, gna gna gna.

19. Celui de Beethoven ou de Mozart que je préfère à pile ou face vu que ce sont les deux seuls noms de compositeurs dont je me souviens et que je ne connais que la 9e, enfin le titre, pas la musique.
Les deux. mais plus encore Verdi. Le requiem d’abord et certains de ses opéras ensuite.

20. Le peintre dont je me dis à chaque fois «Ah, oui, ça, il faut que je retienne son nom pour dire que j’aime bien. »
Ben justement, je cherche et je ne me souviens pas de son nom. Quelque chose comme Uterwasser; mais encore bien plus compliqué. Sinon, mon peintre préféré, c’est Egon Schiele.

21. Un mec qui ne me dérange pas trop dans la vie réelle.
Pfff, y en a une floppée. Faut vraiment choisir ?.

22. Une femme qui ne me dérange pas trop, dans la vie réelle.
Pfff, y en a une floppée. Faut vraiment choisir ?

23. Un personnage que j’ai vaguement associé à quelque chose de positif dans mon cours d’histoire.
Schoelcher. Même si en fait, je n’ai jamais étudié ce qu’il a fait en cours d’histoire. La commune de Paris, même si ça finit mal.

24. La pire bouffe et le pire liquide que je suis capable d’ingurgiter quand j’ai la flemme d’aller faire les courses et qu’il n’y a plus rien dans le frigo.
Ça ne m’arrive jamais.

25. Ce que je déteste au quotidien et qui me pourrit l’existence sans que j’ose l’affronter.
La paperasserie. Ça me gave grave. Je repousse tout le temps le moment de le faire, mais je finis par le faire. Alors que je pourrais carrément laisser tomber.

26. Un personnage que j’ai vu au cours d’histoire et qui n’est pas sympa.
Hitler, Richepance, Napoléon, putain qu’est-ce qu’il y en a…

27. Un fait historique.
1492, la découverte de l’Amérique.

28. Un fait militaire que j’ai vu en cours et dont je me souviens.
1515 Marignan.

29. Le type d’angoisse qui monte en moi quand on me demande la réforme que j’estime le plus.
Je pique la réponse du Philograph parce que c’est celle que je voulais donner et qu’il l’a parfaitement formulée : Je pense à l’abrogation de la loi sur la peine de mort et je n’angoisse plus.

30. Le don de la nature que je voudrais avoir pour être encore plus minable.
Boiter, ça rend minable mais ça ne prête pas à conséquence.

31. Comment j’aimerais que mon entourage meure.
Le moins possible. Et à la grande limite pas du tout pour ceux que j’aime. Pour les autres, comme ils veulent, je m’en fous.

32. L’état présent de ma misère morale, intellectuelle et sociale.
Il n’y a que mes finances qui sont misérables. Le reste va bien, merci.

33. La faute que je commets tout le temps et que les autres n’osent pas me révéler.
J’écris souvent ceci dit, alors que c’est cela dit…

34. Un truc que je dis pour avoir l’air moins con et en faisant tout pour croire que ça marche.
Ego sum lux mundi. Ça ne marche qu’avec ceux qui ne comprennent pas. Heureusement, ils sont de plus en plus nombreux…

Le lundi 20 octobre 2003, 22:02 par pHiLoGrApH
Et hop, linké dans la liste !

Le lundi 20 octobre 2003, 22:05 par Junko
j’aime bien tes réponses… Elle correspondent assez à l’image que je me fais de toi en fait.

Le lundi 20 octobre 2003, 22:11 par plat du jour! à racontars
bin dis ..tes une fille extra toué!bisous..j’aime bien aussi;-)

Le lundi 20 octobre 2003, 22:15 par Lilith

Euh, là, j’avoue que j’ai du mal à tout lire. Je vais déchiffoner mes neurones et je reprendrai ça plus tard…
Bye bye et bonne nuit, future collaboratrice-maman :o)

Le lundi 20 octobre 2003, 23:36 par Fyliber
C’est un questionnaire de Proust à la sauce Racontars. Pas inintéressant, ça rafraîchit le genre…

Le mardi 21 octobre 2003, 00:01 par racontars
Trop cool. en lisant d’autre réponses compilées sur le blog de philoGraph, j’ai retrouvé le nom du peintre que j’aime bien et dont j’arrive jamais à me souvenir
Hundertwasser
c’était sur le site de Dedieu. Merci Dedieu :-))

Le jeudi 23 octobre 2003, 15:46 par Zab
J’adore te lire, mais crime que c’est dur pour l’égo!
que je suis inculte!
Zab xxx

Le jeudi 6 novembre 2003, 15:12 par foucault
Bonjour, ce message d?un inconnu? curieuse proposition, cet appétit coloré? Le site référencé ci-dessous sera-t-il susceptible de susciter une rencontre entre l?artiste peintre et vous-même, si comme je le souhaite, la surprise crée le contact? la réponse vous appartient.

http://atelier.foucault.free.fr/

Patchwork :
artiste peintre, j?envisage la création de mon prochain site comme une aventure, je vais vagabonder virtuellement autour du monde, à la rencontre de lieux réels ou imaginaires, personnages créés de toutes pièces… à la base une collaboration avec vous ? à partir de votre vécu, et de votre différence, de votre personnalité? Il s’agit d?écriture s’appuyant sur la réalité, j’ai donc besoin d’aller à votre rencontre, de dialoguer et de construire un scénario original, pour que cet itinéraire soit crédible et riche en rebondissements… riche de cette petite habitude faite de fragments rares, de la pincée d?un plaisir inattendu, de cette complicité audacieuse avec la vie, un art de vivre, à chacun le sien? Inventer nos propres chemins, une rencontre chaleureuse, barbouillée par des rêves, traversée d?une intensité vagabonde et colorée d?astres farceurs? Recherche de correspondants : étudiants, enseignants, homme ou femme de caractère, fantasque, avec un sens artistique aigu ; pourvu que vous ayez du temps !.. pour participer à la rédaction de ce projet, une complicité ludique, création de son propre personnage fictif, personnages insolites rencontrés au détour d?un vagabondage, d?un itinéraire imaginaire. Coopération sur le net? Une écriture mêlée, toute une ribambelle d? « accidents artistiques », scénarios, et créations entremêlées? La seconde partie sera un diaporama, où vont se succéder les créations virtuelles issues de ces rencontres, détournement, investigation unique des lieux ? Pire, si nous avons convenu que le personnage principal rencontre une sculptrice aborigène et sulfureuse? il devrait en sortir vivant ! en plus du condensé taillé en short, de ces flashs (texte court), un assemblage hétéroclite et artistique assez détonnant?À vos plumes ! attention, si vous vous lancer dans l?aventure, il est, bien entendu, primordial que je reste « maître à bord », c?est-à-dire que j?orchestrerai et cuisinerai ces éléments à ma façon, afin d? aboutir à un résultat singulier et cohérent.