6 février 2006.
La maisonLa route de Beausoleil longe la maison
La maison où nous habitons en Guadeloupe est celle de ma belle-mère. C’est une assez vaste demeure car elle a été agrandie au fur et à mesure des entrées d’argent, ce qui est assez courant, que ce soit n’importe où. La case initiale était composée très classiquement d’un carré comprenant une pièce à vivre et deux chambres. Le tout entouré d’une grande galerie qui a par la suite été fermée par endroits pour obtenir la cuisine, deux autres petites chambres et les sanitaires.
La cuisine est petite, assez peu fonctionnelle, quoi qu’elle ait été entièrement repensée et refaite, il y a deux ans. Cela est dû au fait que traditionnellement, les cuisines se trouvaient à l’extérieur des maisons, sous un ajoupa (simple toiture). Cela limitait les risques d’incendie dans cet habitat traditionnellement composé de bois. L’habitude en est restée même si, maintenant, toute maison digne de ce nom possède sa cuisine à l’intérieur, mode de France oblige.
L’espace dans la salle à manger salon est assez limité. Il est mangé d’un côté par une très grande table, décorée d’une belle nappe de coton fin brodé de blanc. On n’y mange pas, sauf exception (réception, nombre de personnes, etc. ou simplement envie de manger en regardant la télé). La partie salon, dans les maisons antillaises, est en général assez peu utilisée, encombrée par de gros meubles, canapés et fauteuils souvent inconfortables. Ou inutilisables car on y place d’encombrantes poupées aux robes, souvent faites maison, rappelant les crinolines des femmes de planteurs. Mais ce n’est pas très grave, car on est bien mieux sur la terrasse.
Autant les gens possèdent de très beaux meubles, grâce aux bois précieux qui poussent naturellement dans la forêt tropicale locale (en fait, c’est tout l’un ou tout l’autre, ou tout l’un et tout l’autre, des meubles magnifiques en bois massif ou de la caisse en aggloméré) autant, surtout dans les milieux populaires, la décoration est assez surprenante. Les intérieurs sont aménagés de façon totalement kitsch, voire assez drôle (mais ne vous avisez pas de rire, ce serait mal pris). C’est rarement joli.
Ce n’est pas tout à fait le cas chez ma belle-mère. Bien sûr, il y a l’ensemble vase-tulipes le tout en plastique rose, le cadre et son poster acheté bon marché dans une quincaillerie quelconque. Mais dans l’ensemble, la décoration est assez sobre. Les deux chambres sont encombrées d’un gigantesque lit en bois d’acajou, et d’une armoire de mauvaise qualité, style Galerie Barbes.
Il y a une coutume que l’on retrouve dans beaucoup de maison en Guadeloupe, c’est d’entreposer du vieux linge entre le sommier et le matelas, histoire sans doute de le rembourrer. Ça a plutôt l’effet inverse. C’est aussi un moyen de ranger quelques vieilles fripes. La première fois que j’ai loué une maison, quand j’ai voulu refaire le lit, je suis tombée sur les vieux soutifs et les vieux slips de la propriétaire…
Ici, le dessus des armoires est encombré, ainsi que le dessous, l’arrière des armoires, le dessous les lits. Et même le dessus des lits quand ceux-ci ne servent pas. C’est un immense bazar où une poule serait bien empêchée de retrouver ses petits. Rien n’est jeté car tout peu resservir un jour, un bout de tissu, un morceau de plastique, etc. Je sais de qui mon mari tient son goût pour entasser les vieilleries, la plupart du temps innommables et dont on ne fera jamais rien…
Les sanitaires dans cette partie de la maison sont antiques. Un carré, ou il y a les toilettes, un autre avec la douche et un lavabo, un rectangle pour la pièce où il y a la baignoire dans laquelle, pourtant, personne ne prend jamais de bain. Toutes les maisons récentes ont en général de magnifiques salles de bains, où trône une incroyable baignoire en faïence de couleur, que personne, jamais, n’utilise. Parce que le bain n’est vraiment pas une tradition locale. D’autant que ce serait à l’eau froide. Pourquoi, dès lors, ne pas installer de belles douches, qui seraient sans doute beaucoup plus pratiques et fonctionnelles. Question de standing. Il faut une baignoire ! Cela dit, si cette salle d’eau est ancienne et mal installée, elle a le mérite d’exister. A l’époque où elle a été construite, bien peu de maisons pouvaient se vanter de posséder l’équivalent. J’ai été chez des amis dont la douche se trouve à l’extérieur, dans le jardin. On se lave en maillot de bains.
Quand je suis arrivée dans la famille, on venait de terminer une nouvelle aile. Ma belle-mère s’est fait construire une très grande chambre et une vaste salle de bains, très moderne, avec bien sûr, la baignoire. Et, comble de la modernité, il y a de l’eau chaude, puisqu’un chauffe-eau solaire y a été raccordé. Cela marche très bien. Sauf peut-être quand les jours de pluie se suivent.
Devant la chambre et donc sur le côté de la maison, il y avait un garage. Mes beaux-parents n’ayant pas de permis de conduire, n’ayant donc pas de voiture, ce garage a été fermé d’un mur de bois et est devenu une salle à manger, très aérée celle-là, et qui sert beaucoup. Mais personnellement, je préfère manger sur la terrasse.
Avant que je vienne régulièrement ici, personne ne le faisait. Il n’y avait même pas de table. Je m’installais comme je pouvais pour prendre mon petit-déjeuner. Ma belle-mère a fini par y installer un guéridon. Puis une table. Maintenant, il y a tout ce qu’il faut. Mais ce qui serait vraiment le pied, ce serait d’avoir un hamac. Je doute que Liliane aille jusque-là. Dommage, il faudra que j’attende que ma propre maison soit construite pour installer la terrasse à mon goût.
Devant la nouvelle salle à manger a été installé un petit garage qui abrite normalement la voiture de ma belle-mère. Elle n’a toujours pas son permis, mais possède désormais une voiture qui n’en a pas besoin. Mon mari et moi l’avons acheté pour elle en France et lui avons fait prendre le bateau. Pour elle, cela a été l’indépendance. Et je comprends bien. Puisque depuis notre arrivée, nous n’avons aucun moyen de transport, si ce n’est nos pieds et le bus à 4 kilomètres. Elle non plus d’ailleurs puisque la sienne est en panne. C’est comme être prisonnier du paradis.
Le paradis, ici, c’est l’immense jardin potager qui entoure la maison. Tout y pousse, les arbres fruitiers, les légumes, les fleurs, les orchidées. En ce moment, c’est la pleine saison des pamplemousses succulents, juteux et sucré. J’aimerais pouvoir en ramener un certain nombre pour en faire des confitures. Quoi que ce serait peut-être gâcher.
La première chose que nous faisons en général quand nous arrivons, c’est de faire le tour du jardin. On va voir derrière l’avocatier gigantesque pour savoir s’il a tenu le coup lors du dernier cyclone, les deux pamplemoussiers, les bananiers. On passe le rang de canne pour regarder les christophines, les maracudjas et les goyaves. Le papayer change régulièrement de place. Si mon beau-père a fait couper l’immense prunier cythère car il abîmait le toit de la maison, un plus jeune est en train de prendre sa place. Enfin, délice des délices, les pommes malaka.
Les délicieuses pommes malakas
Sur le devant de la maison, ce sont les caramboles qui attirent les oiseaux et les petites filles gourmandes ainsi qu’un goyavier, et plus loin un manguier, mais ce n’est pas la saison. Tous les ans, je profite de ces longues journées où l’on ne fait rien pour prendre en photo ce jardin extraordinaire. Je rêve d’en avoir un semblable. Mais bon, c’est du boulot. Pour le moment, sur notre terrain, nous avons des cocotiers, un arbres qui ne donne pas de fruits mais une belle ombre et un petit manguier. Pour le moment, mon beau-père utilise encore le terrain pour y faire pousser de la canne ou des légumes divers. Ainsi, la terre n’est pas perdue pour tout le monde. Mais un jour viendra…
Ma belle-mère, mes deux belles-sœurs et une cousine sont réunies aujourd’hui autour du dernier né. Elles se sont installées dans le salon pour regarder la télé. Car dans cette famille, on n’éteint pas le petit écran quand les invités arrivent. On discute tout en regardant le téléfilm. Elles parlent bien sûr en créole, je ne comprends guère. Je ne reste donc pas avec elle. M’ennuyer, en plus à l’intérieur qui regorge de moustique, très peu pour moi. Je suis bien mieux à l’extérieur, sur la terrasse, ou l’air frais passe, où je vois mon copain le zandoli se balader sur la table, faire le tour de mon appareil photo et prendre disparaître dès que je bouge un doigt vers lui.
Seule Garance a suffisamment de patience et d’immobilité pour arriver à l’apprivoiser et lui caresser les côtes. Je ne suis pas une femme d’ici. Je n’en ai pas la langue ni aucune des habitudes. Et je ne tiens pas à les prendre. Petite bourgeoise, citadine, parisienne même, plutôt intello, je me retrouve dans une famille paysanne, profondément créole, enracinée dans ses habitudes où la seule activité tolérée est le travail. Rester son cul sur une chaise à lire est difficilement envisageable. Les différences de couleur ne sont rien, celles de culture surmontables. Mais celles de niveau social beaucoup plus compliquées. Et c’est parce que, malgré tout, nous nous aimons bien, nous nous respectons que nous nous supportons. Quant à nous comprendre… c’est une autre paire de manche.
Je dois leur sembler aussi exotique et insupportable qu’eux me le paraissent parfois. En Guadeloupe, je ne fréquente pas les milieux bourgeois. Ce serait une expérience très différente, ne serait-ce que pour la langue. Chez certains, on ne parle pas patois… Surtout pas devant les enfants ni les étrangers. Ce serait déchoir. Cela dit, les divers mouvements indépendantistes qui ont laissé le terrain politique pour se replier sur les mouvements culturels et syndicaux ont réussi à faire reconnaître le créole comme une véritable langue. Et à la rendre quasi obligatoire pour tous ceux qui souhaitent s’installer au pays.
Ce n’est pas comme en Catalogne où parler espagnol est quasiment un crime de lèse majesté. Si vous ne connaissez pas le créole, personne ne vous en tiendra rigueur, on ne refusera pas de vous parler français (sauf les anciens, mais parce qu’ils ne le connaissent pas). Mais vous louperez bien des discussions et des informations, l’ambiance. On voit là la vitalité du créole qui après des années d’interdit a rejailli aussi vif et créatif qu’avant.
Si je comprends un peu, pas tout (pas du tout quand ce sont les femmes de la famille qui causent entre elles, cela va trop vite), je ne parle pas du tout, ou alors quelques expressions faciles et je trouve du coup, souvent que c’est une langue bruyante. Surtout dans ma belle famille ou dès qu’ils s’adressent la parole, on a l’impression que les gens s’engueulent. On parle mal. Pas par volonté de blesser. Mais parce qu’on ne sait pas parler autrement. Ce qui donne parfois des engueulades, réelles celles-ci, homériques entre mon mari et moi : bien que je connaisse sa famille, j’en ai assez qu’il me parle sur ce ton, avec ce regard.
La petite cousine a déjà pris le pli familial. Jamais elle ne dit « s’il vous plait ». A 3 ans et demi, c’est tout à fait normal. A ceci près que jamais personne, si ce n’est moi, ne lui demande de le dire puisque personne ne le dit. Ici, on donne des ordres, on ne demande pas un service, même si le fond de l’intention est le même. Le créole de cette famille est vraiment une résurgence de l’esclavage ou les mots claquent comme des coups de fouet, ou les saluts ressemblent à des menaces.
Yasmina, la nièce, est une petite enfant gâtée, emmerdeuse comme on en fait peu car tout le monde lui passe tout. Il en sera avec elle comme avec mes filles. Arrivée à un certain âge, ses caprices ne passeront plus. Jusqu’à 4 ans, l’enfant est véritablement roi. Après, il prend des coups et apprend à travailler dans la maison. Ça les surprend, souvent. En tout cas, ça a surpris mes filles. Tout ce qu’elles pouvaient faire avec leur père devenait d’un coup complètement interdit et lui si tendre et permissif s’est transformé en gendarme particulièrement agressif. Dur dur.
La pluie qui tombait dru depuis ce matin a laissé place au soleil. Les filles sont partie dans la maison d’en face pour jouer avec le petit cousin. Léone dort. Son père a téléphoné tout à l’heure. Et elle est tellement triste qu’il ne soit pas venu avec nous qu’à l’entendre, elle a éclaté en sanglots et a refusé de lui parlé. Epuisée par son chagrin, elle s’est endormie dans mes bras en murmurant : « je l’aime papa. » Oui, ma chérie, dors, nous allons lui faire un beau dessin et nous allons lui envoyer.
post scriptum: mon #@$% de beau-frère n’a pas du tout préparé la voiture ce week end. Et il est peu probable qu’il le fasse avant… Il faut que je trouve une autre solution. Grrrr
Post scriptum 2. J’ai ajouté quelques photos à ma note précédente. Et une sur celle-ci.
Pour en voir d’autres, vous pouvez vous rendre directement sur l’album photo…
1. Le lundi 6 février 2006, 09:25 par lo
Très joli récit. Je me suis évadé durant les quelques instants de ma lecture.
2. Le lundi 6 février 2006, 09:48 par Clopine
Alynou, s’il-te-plaît, as-tu lu Patrick Chamoiseau ? Parce que ton rapport disons rude et familial au créole pourrait s’en trouver amélioré, grandement. Après l’avoir lu, moi qui comme toi trouvais cette langue « criarde », je regardais, et surtout j’écoutais autrement les marchandes de poisson sous les halles de Fort-de-France…
Sais-tu qu’il y a une « théorie » (lue dans Raphaël Constant, encore un autre auteur antillais) qui dit que le créole, contrairement à ce que l’on pense généralement, n’est pas influencé par l’Afrique. En Afrique, on n’escamote pas les « R », on ne fait pas traîner les voyelles. Mais en patois normand, picard, ou en Belgique, si ! Le créole étant la langue de communication entre Békés et esclaves, et les premiers colons blancs étant parfois de simples paysans chassés par la misère et poussés par l’ambition personnelle (plutôt par l’envie de s’en mettre plein les fouilles que par la « noble mission civilisatrice occidentale », quoi !) , quasi-inalphabètes et à la langue patoise, il est finalement assez normal que le créole relève de la « langue grasse » du Nord de la France…
Les livres de Chamoiseau, mélange de français et de créole, permettent une autre approche de cette langue. Parce que nombre des expressions relèvent du pur génie de la langue orale populaire, (comme celui de la servante Françoise chez Proust), et sont tout bonnement très poétiques…
Pour un autre point de ton message : effectivement, la société antillaise est extrêmement machiste, les femmes sont durement « mises sous le boisseau ». La langue, dans sa violence et sa rudesse, qu’elles emploient est souvent leur seule arme, très très efficace (encore Chamoiseau, dans « texaco », qui explique cela très bien). Personnellement, après quinze jours chez mon logeur, qui me louait le rez-de-chaussée et se réservait le premier étage, je n’avais pas passé une journée sans tailler une bavette avec lui, quand il venait nous donner, tous les soirs, des fruits de son jardin. Mais nous n’avons JAMAIS vu sa femme….
Tu as la chance d’être entrée dans une famille antillaise, et donc tu échappes à l’étiquette « touriste » qui nous a collés aux basques lors de notre séjour en Martinique. Je comprends bien que cela puisse être pesant (l’idée de passer une seule journée avec ma belle-mère me fait personnellement grincer des dents, loucher, dresser les cheveux sur la tête et foncer sur le prozac. Rien que l’idée, figure-toi !) mais quelle chance pour tes filles, si elles peuvent prendre le meilleur des deux cultures, non ?
Et puis les palmes qui se balancent et distirbuent la lumière étincelante, sur fond de mer bleue, quand même, cette beauté palpable dans l’air chaud, ses nuits incroyablement vivantes, bruyantes, brassées…
Y’a-t-il des coqs chez tes beaux-parents, de beaux coqs créoles, du genre de ceux que j’avais envie d’étrangler tous les matins, quand, vers les quatre heures et demie, quatre heures trente-cinq, ils commençaient leurs perçants solos ?
Encore, encore, Akynou…
Clopine
3. Le lundi 6 février 2006, 11:04 par Leeloolene
Des malakas, des malakas, des malakas !!! Figure toi qu’à mon plus grand bonheur j’ai pu en manger la semaine dernière sur un arbre que j’ai trouvé dans Gosier… c’était totalement inespéré puisque ce n’est pas du tout du tout la saison… quelle joie j’ai eu de remplir mon tee-shirt de dizaines de fruits !!
J’espère pour toi que l’arbre en question est complétement décallé, comme celui de Gosier et n’a « plus de saison » pour que tu puisses en manger !!!
Pareil… j’ai pu trouver des bonnes mangues pommes pleines de bons fils [à la plage de la Chapelle (que je te conseille d’ailleurs à Anse-Bertrand – pas mal de monde mais de beaux poissons et des alentours sympas)]Bon séjour et bon courage avec la belle-famille !! Pas facile tous les jours la guadeloupe profonde 
4. Le lundi 6 février 2006, 18:44 par Jazz
Je ne te lis plus, je vis désormais tes aventures à travers tes yeux.
J’entends les femmes qui s’interpellent rudement, de toutes leurs forces d’une pièce à l’autre de la maison, je lance une « roche » pour dépendre deux-trois mangues, la radio qui emplit les oreilles et les yeux qui te toisent si tu n’as pas encore pris un « balié » pour nettoyer devant la cour, ni grajé le manioc, ni écossé les pois. Je sens l’odeur des spirales Léopard anti-moustiques… Bon, c’est vrai que ta belle-famille a peut-être une manière de vivre un peu particulière, mais c’est un faible prix à payer pour être au paradis, non ?
5. Le lundi 6 février 2006, 22:43 par Ebb
Comme tes descriptions me rappellent mes deux familles sénégalaises ! Mais évidemment, ce n’est pas du tout l’expérience que nous avons eu de la Guadeloupe, comme touristes…
6. Le mardi 7 février 2006, 16:55 par luciole
Information : Akynou est en rade d’ordinateur, l’ecran de son portable l’a planté… Je peux vous dire qu’elle enrage! Mais bon, on aura pas de nouveau texte, à moins qu’elle ne trouve une solution miracle… En attendant, on peut lui envoyer les ondes du repos !!!
7. Le mardi 7 février 2006, 18:07 par Leeloolene
Envoie lui des ondes positives de ma part :()
Je l’imagine entrain d’enrager !!!
Oh et puis… ça lui fera du bien d’être loin d’un écran… je ne me suis jamais autant reposée en Guadeloupe que le jour où j’ai cassé mon alimentation et été en panne d’ordinateur ! (jusqu’à ce que je cède et aille sur l’ordinateur de ma mère !)
Bon bon… lui reste la solution du cyber café… il y en a un peu partout maintenant !
Dis lui bonjour 
8. Le mardi 7 février 2006, 23:07 par Zub
Et dire qu’il y en a qui sont au soleil!!!
Amuse toi bien
Biz
9. Le mercredi 8 février 2006, 10:31 par Anne
En même temps j’arrive pas à complètement pleurer sur le sort de l’ordi, vu le contexte environnant 
Ondes positives pour l’écran quand même, va !
10. Le mercredi 8 février 2006, 12:29 par Erin
Plein de pensées positives pour qu’elle arrête d’enrager… C’est pas comme ça qu’on se repose.
T’inquiète Akynou on sera là à te lire avidement dès que tu pourras nous envoyer quelque chose.
Bisous tout plein.
11. Le mercredi 8 février 2006, 14:56 par chondre
Ben justement je me disais que tu ne pouvais pas de passer d’ordi pendant ton séjour aux Antilles (et c’est plutot pas mal pour les lecteurs) et pan, écran kaputt!
12. Le mercredi 8 février 2006, 18:05 par Bbsato
Passe d’agréables vacances !
(Je connais un petit carnet qui aimerait bien faire un saut à la Guadeloupe
)
13. Le vendredi 10 février 2006, 14:24 par Jazz
Plein de bises à vous quatre.
Cette mésaventure, c’est tant pis pour nous, tant mieux pour toi, les vacances, c’est aussi ça…
14. Le samedi 11 février 2006, 20:57 par samantdi
Ah, je me disais aussi : mais comment se fait-il qu’Akynou nous laisse sans nouvelles ? J’espère qu’au moins la voiture des beaux-parents est réparée, parce que sans ordinateur ni moyen de se déplacer, on pourrait se retrouver un peu coincée, fût-ce au Paradis…
Plein de bises à toi Akynou, par les voies télépathiques ! 
15. Le samedi 11 février 2006, 21:32 par luciole
Sam, la voiture est réparée mais ça aura pris du temps… Depuis pas de nouvelles nouvelles, donc tout doit bien aller!!!!
16. Le lundi 13 février 2006, 11:48 par cactusjo
Akec’est trop beau !
merci !
17. Le vendredi 17 février 2006, 10:25 par Anne
Reçu hier une jolie carte, merci merci, je me suis régalée d’une jolie écriture, de bonnes nouvelles et d’envie de vous rejoindre !
18. Le samedi 18 février 2006, 16:30 par caliméro
Ohhhhhhh ben moi aussi,reçu superbe carte décorée de jolies pépettes. Bises que tu recevras une fois l’ordi réparé !
19. Le dimanche 19 février 2006, 19:08 par aude dite Orium
toujours en panne ton ordi, ou c’est toi qui est en panne d’envie ?
gros bisous de tous tes chéris.
20. Le mardi 21 février 2006, 19:38 par Akynou
J’ai enfin pu trouver un cyber café pas trop cher. Mais enfin, le probleme, c’est que je n’ai pas beaucoup de temps pour m’y arrêter. Le fait d’être sans ordi me garanti de longues nuits. Je dors envrion 10 heures pas nuit. Leeloolène : oui, des malaka; j’ai pu en manger, et même plusieurs. Miam c’est bon (j’ai pris des photos). Jazz :
Clopine : Les mangues, hélas, elles sont en bourgeon. Pas du tout la saison et je n’ai pas eu la chance de Leeloolène d’en trouver des décalés. Je connais bien les livres de Confiant et de Chamoiseau que j’ai eu la chance de rencontrer plusieurs fois, notamment le deuxième que j’ai interviewé pour Texaco (juste avant son Goncourt, j’avais eu du nez) et pour Chemin d’école… Mais je peux te dire que les femmes savent aussi se défendre. Ne dit-on pas d’elle que ce sont des poteau mitant et des femmes matador
Bon je vous laisse, les filles s’impatientent. Merci pour tous ces messages, ils me font super plaisir. Et puis, je vous promets, je vous raconterai tout ou presque 



