Dimanche 19 février 2006.
Mas Ka klé deuxièmeTous les matins, je me réveille vers 7 heures. Parfois 7h30. Quoi qu’il arrive. Je ne sais pas pourquoi. J’aimerais dormir plus longtemps, mais je n’y arrive pas. Et puis je ne peux pas traîner au lit. Lou d’un côté, Léone de l’autre, je n’ai guère de place, je suis serrée, j’ai chaud. Alors je me lève.
En général, ma belle-mère est déjà debout. Son premier geste, c’est d’allumer la radio pour écouter les avis d’obsèques. C’est une habitude tenace ici. Chaque jour, à 7 heures et à 13 heures, les radios dignes de ce nom entament la litanie des morts, des enterrés, des éplorés. On écoute religieusement dans toutes les maisons car il n’y aura pas d’autre faire-part.
Ce n’est plus cela qui me réveille, le jingle et la voix de speaker, toujours le même ton toujours le même phrasé, me berceraient plutôt, comme un ronron rassurant. C’est juste que, ici, 7 heures, c’est le bon moment pour se lever si on veut profiter de la fraîcheur avant que la chaleur n’écrase tout. Il fait encore bon prendre son petit-déjeuner sur la terrasse. Surtout le week-end, quand nulle voiture ne passe sur la route, en contrebas, et quand les filles dorment encore.
La tranquillité du matin ne dure jamais bien longtemps. Je n’ai pas encore entamé mes tartines que Garance arrive, toujours la première levée car elle partage la chambre de l’infernale et charmante Yasmina. Je lui prépare son petit-déjeuner. Puis celui des deux autres qui débarquent, les yeux dans le vide, l’air bougon et le nez enchifrené. Il fait déjà chaud quand j’arrive à boire mon thé pourtant un peu froid. Insensiblement, au fur et à mesure que le soleil monte, le rythme s’accélère. Je dois finir le costume de Lou, mais je dois aussi faire le ménage dans la chambre. Le petit-déjeuner terminé, je fais rapidement la vaisselle, puis je file dans la chambre commencer à ranger.
J’entends mon beau-père appeler : « Lou, Lou… » Depuis quelques jours, il s’est mis sur son dos et lui réclame certaines tâches. Je ne suis pas d’accord. D’abord, j’ai tendance à considérer que lorsqu’ils sont présents, c’est aux parents de demander des services aux enfants et de se charger de leur éducation. Je supporte assez mal que qui que ce soit donne des ordres aux miens. Et celui qui ne fait rien dans une maison n’a pas grand-chose à exiger.
Partant de là, c’est sûr que je vois d’un œil peu amène mon beau-père débarquer dans la chambre parce que Lou ne répond pas à ses appels et que la table n’a pas été débarrassée ni la terrasse balayée. C’est vrai qu’il m’arrive de demander à Lou de le faire. Mais pas ce matin. Elle en a profité pour filer ce qui est de bonne guerre quand on a 11 ans et que l’on est en vacances. Je réponds donc à Hildevert d’un ton plutôt sec que c’est à moi de décider et que je vais voir. « Ha bon ! » et il tourne les talons.
Quelque temps plus tard, balayant la terrasse, je glisse à ma belle-mère que je trouve que son mari s’intéresse bien soudainement à l’entretien de la maison. Elle ne dit rien. Mais je sais qu’elle a entendu.
Une fois les corvées finies, je m’attelle à la finalisation du costume de ma fille. Le thème du défilé, c’est « Les guerriers zoulous ». Lou a donc une coiffe de tissu léopard (enfin, plutôt zèbre) avec des plumes et des graines collées, un petit top qui lui arrive au-dessus du nombril que j’ai décoré avec des coquillages et des graines, une jupette sur laquelle il me reste à coller des graines et des plumes. Elle a aussi un masque, un bâton, des bracelets, des jambières qui rappellent tous le même motif. Le hic, c’est que ça colle mal. Je fais un côté de la jupe, puis l’autre, je mets le tout à sécher au soleil. Le défilé est cet après-midi, je n’ai guère le temps de fignoler.
Quand j’ai enfin terminé, c’est l’heure de déjeuner. Ragoût de porc, riz blanc et lentilles. Lou est aux anges, c’est le plat qu’elle avait réclamé hier. Ce n’est pas tombé dans l’oreille d’une sourde et sa grand-mère a exaucé son vœu. C’est le menu idéal avant d’aller marcher des heures et des heures. Lou et Lina ont rendez-vous à 16 heures. Je décide donc d’aller à Pointe-à-Pitre vers 14h30, histoire de trouver facilement à me garer. Je laisse Lou et emmène Garance et Léone.
A peine entré dans la Pointe, juste avant le premier rond-point, j’entends un grand bruit sourd, puis quelque chose qui traîne au sol. Je regarde dans le rétro et vois un gros truc gris sur la chaussée. MERDE ! me dis-je, j’ai dû passer sur cette pierre et casser le pot d’échappement. Mais comment ai-je pu rouler là-dessus sans même m’en rendre compte ? Je me gare précipitamment, sors de la voiture, en fais le tour, et me rends compte que ce qui traîne, ce n’est pas le pot, mais le support de la roue de secours. Mais alors, ce qui traîne là-bas sur la chaussée, bon sang, mais c’est bien sûr, ma roue de secours. Je me précipite en faisant de grands signes aux automobilistes afin qu’ils évitent l’obstacle. Je récupère la roue et la ramène près de la voiture pour la balancer dans le coffre. Ce n’est pas maintenant que je vais tout remettre en place. En attendant, je dois revisser le support. Je repars sur la route pour trouver le boulon qui a lâché. J’ai la chance de l’apercevoir très rapidement. Je fixe le tout et nous repartons vers de nouvelles aventures…
Nous nous garons à l’endroit indiqué par Lina, à savoir le parking de Match. Puis nous allons nous installer sur un banc, à l’ombre, à côté de la bibliothèque Rémy Nainssouta. Les vendeuses de pistaches (c’est ainsi qu’on appelle les cacahouètes ici), de sorbet, de sinobol (glace pilée sur laquelle on verse un peu de sirop) et de boissons en tout genre sont déjà en place. Les camionnettes lolo, celles qui préparent les crêpes ou les délicieuses bokits, aussi.
L’attente s’installe et s’éternise A 17 h 30, aucun groupe n’est passé. Il fait chaud. Les filles tournicotent dans tous les sens. J’appelle Lina. Le groupe est encore au local, mais s’apprête à partir. Si je veux les voir avant la nuit pour prendre Lou en photo, elle me conseille de les rejoindre dans une demi-heure, à l’Assainissement, le quartier où le groupe fait toujours sa première pause. J’attends encore un quart d’heure et puis nous y allons. Sur le chemin, à 20 mètre de là où nous attendions, je tombe sur Onélie, la cousine des filles, sa mère Lovely et une partie de leur famille. Cela fait au moins quatre ans que nous ne nous sommes pas vues. Je leur promets de les rejoindre plus tard, d’autant qu’elles ont un cousin fouettard dans Mas Ka klé. Nous poursuivons notre chemin. Evidemment, je me perds car j’arrive devant la caserne des pompiers. Je ne suis pas sur le bon boulevard. Le pompier de faction, tout sourire (et tout en muscle), me remet sur le bon chemin.
Quand nous arrivons à l’Assainissement, nous entendons les tambours. Le groupe est en train d’arriver. Je vois d’ailleurs les fouettards au loin. Nous courons avec les filles et nous sommes tout juste en place quand Mas Ka Klé déboule devant nous, au pas de charge, chantant à plein poumons. Les musiciens sont impressionnants avec leurs cornes de bœufs sur la tête, leurs regards farouches. Moins tout de même que les fouettards. On est loin des petits garçons frimeurs de la veille. Les fouets sont énormes, ils claquent très fort sur le bitume.
Je voudrais traverser la rue car Lou est de l’autre côté, pour la prendre en photo. Mais comment se faufiler entre ces gros bras sans me faire couper en rondelles. Une seule solution, les prendre de vitesse pour essayer de passer en tête de cortège. Plus facile à dire qu’à faire tant ils vont vite. Et puis finalement, il en passe une dizaine, fouets autour du coup. J’attrape les deux petites par la main et je traverse en courant avant que les coups recommencent à pleuvoir. Je fais bien, je touche à peine le trottoir que les fouets sont de nouveau en action. Manmann !
Le porte-drapeau passe à ma hauteur. Lou est quelques mètres derrière lui. Je me mets à son niveau et je commence à la mitrailler. Je trierai plus tard. Sur le tas, il y en aura probablement quelques bonnes. L’allure est rapide. Les filles et moi sommes obligées de courir en évitant les voitures garées et les chausse-trappes des trottoirs du quartier.
Les petites sont complètement électrisées. Moi aussi. Voir un groupe à peau défiler, surtout quand il est aussi important que Mas Ka Klé (plusieurs centaines de personnes) ou qu’Akiyo (plus d’un millier les grands soirs), c’est terriblement impressionnant, indescriptible. Les tambours, le battement sourd qui suit le tempo du cœur, des centaines de personnes qui marchent toutes au même rythme, la ferveur des chants. Rien à voir avec les défilés à grand spectacle de Rio. Il y a ici de la force brute, de l’âme, une histoire. On a envie de prendre une marche et de suivre tout le monde.
Le groupe s’arrête, mais les musiciens continuent. Les défilants tournent autour d’eux, dansent, crient et puis d’un coup, c’est le silence puis une clameur s’élève pour remercier les musiciens. C’est maintenant le moment de se désaltérer. Lina, venue nous rejoindre, me donne le prochain rendez-vous, la troisième pause, près de la mairie et du Centre des arts. Entre temps, il y en aura une deuxième place de la Victoire. Mais c’est à la troisème qu’elle s’arrêtera sans doute et que je récupèrerai Lou.
Par contre, impossible de fixer une heure. Je l’appellerai régulièrement. J’espère que ce ne sera pas trop tard car demain il faudra se lever tôt, vers 6 heures, à cause de la surprise. Tout l’après-midi, les petites ont essayé de me tirer les vers du nez en jouant à « je pense que ». Celle qui m’a fait le plus rire, c’est Léone : « Je pense que c’est carré et bleu… » Elle s’imaginait que la surprise était comme à Paris, une sortie à la piscine. Haha, ma chérie, nous sommes en Guadeloupe, il y a la mer. Pas besoin de a piscine…Ni l’une ni l’autre ne se sont approchées de la vérité.
En attendant nous partons retrouver Lovely et Onélie avec qui nous allons rester jusqu’à la fin de la soirée. Le défilé a enfin commencé. Il passe des groupes de toutes les tailles, essentiellement ceux dits à peau car les autres sont partis au Moule, dont c’est le carnaval aujourd’hui.
Ces mouvement culturels maintiennent vivantes les traditions et l’histoire de l’île. Les thèmes sont choisis en fonction de ce principe : ils peuvent êtres politiques, revendicatifs ou simplement traditionnels. Ainsi, un groupe défile en tenue de mineurs avec casque et lampe au front, d’autres en costumes de feuille de bananiers. Un groupe rend hommage aux aborigènes australiens, un autre encore aux Indiens caraïbes.
Le principe est que les instruments doivent être traditionnels (pas de trompettes ni de trombones), en matériaux naturels (bois, peau à cabrit – d’où le nom –, pas de tambours en plastique). Les costumes doivent être simples et fabriqués par les défilants eux-mêmes (ou par la tata). Pas question de paillettes ni de satin. Par contre, la récupération d’objets est fortement recommandée. Cela dit, avec ces bons principes, le costume de Lou m’est tout de même revenu plus un peu plus de 30 euros. Et il y en a un deuxième à faire.
Mas Ka Klé arrive près de nous. Je reste impressionnée par les fouettards, ils sont une bonne centaine. Mais ce n’est rien en comparaison d’Akiyo. Ceux-ci sont si nombreux que Léone me demande s’il n’y a que des fouettards dans ce groupe. Ce soir, ils sont bien deux mille à défiler, tous habillés de blanc, certains avec des masques coloniaux. Je ne comprends pas leur chant, mais cela ne m’étonnerait pas qu’une certaine loi sur le rôle positif de la France ne soit en train de se faire brocarder de la meilleure façon. Ça défile, ça marche, ça court, ça chante et ça défile encore, ça part, puis ça revient et ça repart. Akiyo, c’est comme la mer, avec le flux et le reflux.
Ce groupe est toujours impressionnant. Je me souviens de leur défilé à l’époque du cent cinquantième anniversaire de l’abolition de l’esclavage. Ils avaient construit un char représentant une nef. Elle était entourée de juges, de colons, de soldats, de potences auxquelles se balançaient quelques mannequins noirs, bref la puissance coloniale française dans tout son positivisme. Suivaient des centaines et des centaines d’esclaves, chaînes forçats aux pieds, collier de force autour du cou. J’étais sur le bord de la route, ils venaient tous en face de moi, me passant de chaque côté. Et cela a duré de longues longues minutes. Pourtant ils défilent vite.
Pour le moment, ce sont deux groupes haïtiens que j’ai sous les yeux. On les reconnaît à leur musique et son rythme effréné, assez différent de celui qui a cours ici. D’ailleurs, le tempo de groupes de Pointe-à-Pitre (la musique à Saint-Jean, pas du nom du saint, mais de celui d’un musicien) n’est pas le même que celui qui emmène ceux de Basse-Terre (musique à neg Gwo siwo, du nom des mas enduit de mélasse…)
Zetwal et Double Face ont défilé à la Pointe plutôt qu’au Moule. Les rangs du premier sont clairsemés, les seconds en nombre. Ils exhibent un patchwork de costumes des années précédentes. J’en ai reconnu plus d’un. C’est qu’on ne va pas dévoiler le costume des jours gras avant la date. On risquerait de se faire copier par la concurrence, ça s’est déjà vu. Il y a des concours à la clé. Les costumes d’un groupe comme Double Face coûtent très cher, au minimum 150 euros quand ce n’est pas le double. Il y a un défilé chaque dimanche du 1er janvier au jour gras. Ne pouvant innover à chaque fois, on ressort donc les costumes des années précédentes.
Le cortège se fait plus maigre, les groupes de moins en moins nombreux, les voitures plus présentes. Il règne un joyeux bordel comme après chaque vidé. Il est 20h30. Je cherche à joindre Lina sur son portable, mais rien à faire. Le groupe n’a pas dû encore arriver. De son côté, Lovely essaie d’en faire autant avec son neveu, mais sans plus de succès. S’ils défilent, ils ne peuvent pas entendre leur portable. Et puis, à presque 9 heures, Lina me répond. Le groupe vient d’arriver à la mairie. Je salue Onélie, que j’ai à nouveau invité pour le mercredi suivant (la fois précédente, son père avait juste mangé la commission) et sa mère et nous filons.
Sur le parvis du centre des arts, à côté de la mairie, les musiciens s’en donnent à cœur joie. Les filles dansent, il y a des gens partout. Je me demande comment repérer Lou et Lina dans la foule. Et c’est Lina qui me retrouve : facile, je suis la seule non déguisée… Elle m’amène Lou qui est crevée, mais bien heureuse de sa journée. Nous nous embrassons et nous repartons vers la voiture. Mais avant de rentrer, il faut manger car à cette heure-là, à la maison, tout le monde dort. Je sacrifie donc au rituel post carnaval en nous achetant une bokit et une boisson. La patronne nous a à la bonne, elle craque pour les files. Elle nous installe des chaises pour que nous puissions manger tranquillement et vient nous voir de temps en temps. Lou entend une musique qu’elle connaît bien. C’est son groupe qui repart. Nous nous précipitons. Même si certains ont déclaré forfait, ceux qui restent sont encore très nombreux et pas près d’arrêter.
– Mas Ka Klé.
– Nous malade !
Nous crions à l’unisson et puis les derniers d’éloignent. Nous retournons finir nos sandwichs.
De retour à la maison, je couche les deux petites qui dorment debout. Pour la douche, vu l’heure, on verra demain. Nous discutons une peu de la surprise avec Lou. Elle pense qu’il s’agit d’un bateau, car il faut se lever tôt pour ne pas le rater. Elle est fine mouche, mais n’a aucune idée de ce qui l’attend le lendemain. Une surprise doit rester une surprise…
Comme d’habitude, si vous voulez voir les photos en plus grand, rendez-vous sur l’album photo…
1. Le lundi 3 avril 2006, 15:45 par clopine trouillefou
Bon. Trop, c’est trop. Il est hors de question que je n’y sois pas l’année prochaine. Je ne sais pas comment je vais faire, question sous, mais j’irai à la nage s’il le faut.
Et si je me noie, ce sera votre faute, Akynou.
Clopine Trouillefou
2. Le lundi 3 avril 2006, 16:01 par Anne
Juste pour te faire rire. J’étais en train de me demander si ça me choquerait que les grands-parents demandent à leurs petits enfants des services domestiques.
En toute bonne foi, je dirais que… surtout de la part de mes beaux-parents !! Celà dit, outre la part d’affect, preuves et objectivité en main, je crois que j’ai raison, mais c’est une autre histoire.
Lou était somptueuse adns son costume.
3. Le lundi 3 avril 2006, 16:38 par akynou/racontars
Anne : Le problème, ce n’est pas tant que mon beau-père demande des services à mes filles. Ça, pourquoi pas. Nous vivons dans leur maison, il est normal que chacun participe. Mais là, ce qu’il voulait, c’était faire son éducation. le reste du temps, il n’en a rien à foutre de qui fait quoi… « Une fille, ça doit apprendre à faire le ménage. » Il a quand même eu le culot de me dire qu’une femme mariée devait faire la vaisselle… Et j’ai été bien gentille pour ne pas lui répondre, que chez moi, c’était le mari qui la faisait. En fait, ce n’est pas pour lui que je n’ai rien, mais pour mon mari.
Clopine : ton calvaire n’est pas fini. Nous n’en sommes même pas aux jours gras 
4. Le lundi 3 avril 2006, 16:41 par akynou/racontars
Incroyable : je me suis spammée moi-même. il a fallu que j’aille débloquer ma réponse dans Spamplemousse !
5. Le lundi 3 avril 2006, 16:54 par Anne
Huhu Racontars, très fort le coup de l’auto coinçage.
Plus tu m’en dis, plus je me dis que nos beaux-pères sont cousins, dis donc…
6. Le mardi 4 avril 2006, 09:54 par Leeloolene
Très très belle ta nouvelle entête !! Et il n’y a aucun doute, moi je plonge avec Léone :))
(je t’envoie par mail le code pour des photos aléatoires !)
Pour revenir au début de ton billet… J’ai évidemment été « baignée » par les avis de décès pendant longtemps… et quand plus grande, j’ai bossé pour RCI… Ca été un grand « choc » de rencontrer enfin LA voix des avis de décès :))) (même si à l’époque c’était plutôt sur RFO que j’écoutais)
Je me souviens que j’allais dans les studios pour la voir décliner tous les avis… « Les familles XX et YY on le regret de vous annoncer le décès de leur tantine XXX. Ses 10 enfants, 45 petits enfants et 72 arrières petits enfants se retrouveront, blablabla… »
Ah et puis concernant le lever tôt en Guadeloupe… c’est une grande grande interrogation pour moi !! Quand je suis là bas, mon rythme est d’un coucher à 21h et lever vers 6h30 / 7h … comme l’ensemble des gens… Quand je vivais au Gabon c’était pareil… nous commencions l’école à 7h d’ailleurs.
Mais par contre je ne suis pas d’accord pour mettre ça sur le compte de la chaleur ! Car l’été en France… je peux te dire qu’il m’est IMPOSSIBLE d’ouvrir l’oeil à cet heure là (et je ne suis pas la seule
)! Pourtant il fait bien souvent beaucoup plus chaud qu’en Guadeloupe.
Donc je ne sais pas du tout d’où vient ce rythme…
Et pourtant c’est vraiment un rythme parfait, équilibré, reposant et qui permet de longues journées… Si au moins on arrivait à ça en France !!!
Je ne passerai pas des heures à comater le matin :))
7. Le vendredi 7 avril 2006, 13:17 par caliméro
Arghhhhhhhhh ! mais comment on peut laisser un com qu’y n’ait pas l’air nullissime après avoir lu une note pareille hein ?
Merci en tout cas, pour ce plaisir que tu sais tellement bien partager. Je rêve et je gronde en te lisant.
D’énormes bises à tes puces.
Bises à Anne en passant 









