Sous l’eau

Samedi 12 juillet

La nuit dernière il y a eu des modifications dans l’attribution des dortoirs. Avant-hier, E. a demandé si elle pouvait dormir avec Lou. Comme N. avait dormi tout seul avec elle jusque là, j’ai trouvé normal qu’ils changent un peu, surtout si E. en a très envie. N., averti le matin, n’a pas du tout pris l’annonce au sérieux et pensait bien garder sa place sur le matelas.
Pour tout dire, je ne crois pas que le charme de ma fille soit l’unique cause de cet engouement du frère et de la sœur. Je crois plutôt que l’idée de camper sur le matelas gonflable les amuse beaucoup.

Avec C., nous nous sommes dit aussi que si E. Était bien avec Lou, ça l’empêcherait peut-être de se lever cinq fois par nuit pour aller près de sa mère et la réveiller. C’était sans compter sans N. qui n’a pas du tout accepté de perdre sa place. Il a d’abord été voir sa mère (c’était de bonne guerre), mais voyant que nous étions toutes les deux sur la même longueur d’onde, il a fait la tronche. Bon, des gamins qui font la tronche, on connaît tous ça. A priori, rien de grave. Si ce n’est qu’il n’a quasi pas dormi et a réveillé sa mère plusieurs fois. Et comme E. n’a pas mieux dormi, C. a fini sur l’étroit canapé avec ses deux enfants… Pas des plus confortable.
Aussi, hier soir, voyant que la guéguerre du matelas recommençait, elle a tranché : le matelas serait installé dans le salon, à côté du canapé, et ses deux enfants y dormiraient. Sitôt dit, sitôt fait. Et les deux qui passe une partie de la journée à se chamailler (comme tous les frères et sœurs, vous verriez mes filles ce n’est pas triste non plus) n’ont pas tardé à s’endormir collés l’un contre l’autre. Un joli tableau…

Ce matin, quand nous nous sommes levés, ils étaient trois kollé serré sur le matelas. C. avait rejoint ses deux petits. Pendant ce temps, Lou a dormi dans le lit d’E. et Garance dans le lit de N., à moins que ce soit l’inverse. De toute façon, Garance change régulièrement de lit. Quand elle a un soucis, elle rejoint Lou et finit la nuit avec elle.

Les boursouflures du visage de Garance ne se sont pas améliorées. Bien au contraire. Les moustiques ont encore frappé. Son œil gauche était quasi fermé et ça la démange terriblement. Je décide donc de l’emmener chez le médecin. C., partie au ravitaillement puis dans la maison de son père, est passée au centre médical et a réussi à m’obtenir un rendez-vous en fin de matinée. Ouf.

J’adore passer un moment seule avec une de mes filles. Elles révèlent toujours des aspects très différents de quand elle sont en groupe. Mais la plus forte à ce jeu là, c’est Garance. Elle devient bavarde, me raconte des tas d’histoire. Prend un air grave et dit des choses ma foi fort censée. Elle a un regard sur le monde et sur les autres assez étonnant en fait. Je ne vous révélerais pas ses petits secrets. Ce sont les siens. Mais on a bien profité de l’heure d’attente que nous avons eu pour papoter. Elle a joué aussi beaucoup, tout une série de jeu rien que pour elle, qu’elle n’avait à partager ni avec Lou ni avec Léone, quel bonheur !
Bon, le médecin n’a pas besoin de dessin. Rien qu’à voir le visage de ma fille elle comprend. Elles discutent toutes les deux de choses et d’autres et nous repartons avec une ordonnance de pommade à la cortisone, d’antihistaminique et de conseil de produit antimoustique.

J’en achète un, entièrement à base de produit naturel (dont de l’huile de coprah) qui sert beaucoup dans les pays tropicaux. J’achète aussi de l’essence de citronnelle parce que en Guadeloupe, c’était ce qu’il y avait de plus efficace. De retour à la maison, nous déjeunons et nous partons tous ensemble à la piscine. Evidemment, la première chose faite, c’est le toboggan. Avec Léone, puis avec Garance. C. s’occupant d’E.. Le Nom a refusé, totalement, de faire un tour. même pour voir le bonheur de Léone…

Les enfants barbotent, sautent dans l’eau. Garance, toujours aussi peu peureuse, s’essaie au plongeon et nous régale de merveilleux plats qui l’a font hurler de rire. Léone saute du bord dans le grand bain. Je sors, je saute, je sors, je saute. elle ne se lasse pas.

Les grands, je les perds de vue jusqu’au goûter où là, je ne sais pas bien pourquoi, ils accourent. Un peu de pause, un peu de câlin. Et c’est reparti comme en quatorze…
Nous restons jusqu’à la fermeture, à 7 heures. Nous sommes même les derniers à partir. La fin de journée est belle, moins chaude. Nous rentrons tranquillement. Le Nom, comme chaque soir, s’enferme dans la voiture pour écouter les informations. Il y reste une partie de la soirée.

Nous, nous vaquons sur Internet, Kocholand, les mails… Apéro, repas. Bref calme, calme… Nous papotons un moment, puis les enfants partent se coucher, nous aussi. Parce que même si nous n’avons plus 8 ans, la piscine, ça crève…