La vie est un chemin souvent difficile et escarpé, mais en même temps tout tracé.
Et celui-ci est un peu à l’image de notre vie, ces dix derniers mois.
En bas le calme de la plaine. Nous y arriverons bientôt…
Cette photo est ma participation au Diptyque 4.5, version l’illustration du texte de Lyjazz
« Les chemins sont choisis et de toutes les manières liés puisqu’un chemin mène à l’autre.
Si nous les choisissons ils seront notre et nous pourrons les prendre bras dessus bras dessous pour deviser de concert, de conserve, de recettes, de sorcières, et autres, et plus si affinités ….
Mais je m’égare.
Vite, sortons la boussole, la carte, le GPS pour être modernes (et surtout fichés), c’est pour ça que je reste fidèle à la bonne vieille et belle carte IGN, lisible, relisible, montrable, explicable, sur laquelle je passais des heures à me repérer, à me réparer, à lire et prononcer les noms de villes et de villages, de lieux dits, pour oublier les non-dits et me perdre dans les noms. »
La photo a été prise en Corse, dans la vallée de la Restonica
Le dimanche 2 novembre 2008, 17:28 par andrem
Je retiens ceci: « en bas le calme de la plaine. Nous y arriverons bientôt ».
Je crois bien que je lis ailleurs que dans une salle de jeu, je crois bien qu’il y eut six semaines de diptyque pour en arriver à cette phrase là, et je me réjouis d’y avoir participé avec ma mauvaise foi coutumière.
Je ne mets pas mes sites web. Aucun d’entre eux n’est aujourd’hui assez vivant pour que tente de t’y attirer.
2. Le dimanche 2 novembre 2008, 22:26 par Lyjazz
Curieux : tu rêves de la plaine (et tu as bien le droit et le désir !) et moi je crois que les chemins de montagne nous amènent toujours plus haut, à l’étape suivante.
Et puis aussi, comme tous les chemins de montagne, avant d’aboutir il s’agit de grimper, puis de voir encore un escarpement, de reprendre confiance, et de voir encore une colline, avant de pouvoir être au sommet.
Et là : penser que l’on a vaincu, que l’on va rentrer chez soi, plus calme et apaisé, les yeux pleins d’images et les pieds pleins d’ampoules. Mais bien !
Tes filles d’ailleurs regardent ou vont vers en haut : leur chemin ?
Bon apaisement futur ! 
3. Le lundi 3 novembre 2008, 10:14 par andrem
Parfois la montagne est trop haute, Lyjazz, et il faut alors apprendre à renoncer. Il est des moments où l’avant dernière crête est franchie après des mois de combat incertains, des mois de doute et d’errance, à sauver ce qui est le plus fondamental quitte à perdre du précieux.
Voici enfin ici naître l’espoir d’une paix intime. Une paix à durée limitée, mais nécessaire, le temps de défaire ces semelles de plomb qui entravent peut-être encore les pas des enfants, avant d’enlever les siennes propres, le temps de trouver son souffle et de se pencher sur soi enfin, un peu.
Il est plus difficile de renoncer que de conquérir. Certaines montagnes doivent éternellement rester montagnes sacrées.
4. Le lundi 3 novembre 2008, 11:17 par akynou
Vous disputez pas. La photo aurait été prise pendant l’ascension, j’aurais dis le contraire 
Enfin, peut-être pas tout à fait. En fait si nous redescendons, c’est que nous avons franchi le sommet que nous nous étions imposé. Et la plaine n’est qu’une étape. La vie, on le sait, n’est pas un long fleuve tranquille 
Bon ce soir je mets en ligne le texte du diptyque et je clos.
5. Le mardi 4 novembre 2008, 09:42 par Pablo
On dirait trois petites filles égarées… s’il n’y avait pas, derrière l’appareil photo, les yeux qui veillent sur elles 
6. Le jeudi 6 novembre 2008, 15:22 par kimanier
Après tous ces commentaires philosophiques, je ne dirai qu’un mot: bravo pour la photo, elle est belle et illustre bien le texte!
