A peine revenue à la maison après deux jours de cocoonage par des amis (qui ont eu pitié de moi, seule ET malade) et un très agréable dîner chez Jeanne, je suis partie courir le marathon à Madrid. Dans mes rêves seulement et grâce à Pablo. Il a sans doute, je l’espère, passé le kilomètre 16 que je lui ai réservé in extremis. Pourquoi le 16 ? Parce qu’en fait, Pablo court pour Otir.
Otir est une jeune femme française qui vit de l’autre côté de l’Antlantique, maman de deux enfants, dont l’un, M. Zitti est autiste. Tous les ans, elle doit lever des fonds pour l’école qui accueille son fils. Pas de fonds, pas d’école. Alors, comme cette année la levée de fonds est difficile, et que, crise aidant, les gros donateurs ont fait faux bond, Pablo a eu la géniale idée de courir le marathon de Madrid et de dédier un kilomètre à ceux qui participeraient à la levée de fonds et lui demanderait de lui réserver un kilomètre.
Comme je suis arrivée en retard, je ne partage en fait que 500 mètres avec un autre donateur. Mais pour une telle cause, j’aurais été prête à n’avoir qu’un seul petit mètre pourvu qu’il y ai autant de participant. Si la cause vous intéresse, vous pouvez toujours allez chez Otir et cliquer sur la banière FECA. Vous ne pourrez plus participer au marathon de Madrid qui est déjà très largement entamé, mais vous aiderez à grandir une petit garçon de l’autre côté de l’Atlantique. Parce que ça, ça vaut tous les bonheurs du monde.
Et puis aussi parce que j’aime cette phrase d’Otir pour ce qu’elle contient d’humanité et d’optimiste et que je ne veux pas qu’elle croit, un seul jour, une seule minute, avoir eu tort.
C’est pourquoi, attendez-vous sans doute à me voir renouveler des opérations de marketing personnel, non pas que j’aie la moindre illusion sur la goutte d’eau que peut représenter ma toute petite contribution personnelle à l’effort de relance économique d’un système bousillé par les grands intérêts égoïstes délirants de profiteurs amoraux, mais que je crois sincèrement à la vertu d’un nouveau modèle où le principal capital est la confiance et l’optimisme, la participation et l’implication morale, l’investissement dans des valeurs humaines et individuelles.
Le dimanche 26 avril 2009, 16:08 par Otir
Merci Akynou !!
En plus, j’avais complètement oublié que j’avais écrit ce billet « d’analyse » économique ! (décidément, je n’ai plus ma tête à moi).
2. Le dimanche 26 avril 2009, 16:11 par julio
Oui sais désespèrent ! Toutes sais associations qui se bat pour les pauvres de la planète est une bande de dirigent mafieux, et leurs complies boursicoteur détruise des années de travaille en une journée, et personne pour les mettre en prison.
Mais que faire continuer à être au côté des plus fragiles !
3. Le lundi 27 avril 2009, 20:07 par Pablo
Merci aussi de ma part ! Ça a été vraiment un plaisir immense de courir ce marathon pour aider Otir ; et ça l’a été aussi parce que je me suis senti à tout moment entouré par vous tous et soutenu par votre générosité. En fait, t’as couru le 16e kilomètre tout entier avec moi, et pas que 500 mètres
: pour les kilomètres partagés, j’avais l’encouragement de deux supporters à la fois (plus le souffle de tous les autres). Pour l’instant, je n’ai trouvé qu’une photo de moi en train de courir, qui a été prise peu après ton kilomètre, au début du 18e, et dont je t’offre ici la primeur 
4. Le lundi 27 avril 2009, 21:18 par akynou
C’est bien la première fois que je court aussi longtemps Pablo 
Merci pour la primeur de la photo. Et bravo à toi. Je t’aurais bien chanté
A galopar a galopar hasta enterrarlos en el mar 