J’en ai marre, j’en ai assez. De septembre à juin, je me bats avec ces espèces de bestioles, ces nains des cheveux, ces parasites, ces Sarkozy du cuir chevelu. Ça a commencé il y a cinq ans, quand Lou était au CP, Le Pen au deuxième tour, Chirac de nouveau à l’Elysée et Iznogoud à l’intérieur. Que ce jour soit maudit.

Je crois que j’ai pourtant tout essayé

– J’ai commencé comme tout le monde par les produits vendus en pharmacie, qui vous coûtent un bras, vous brûlent cheveux et cuir, vous font suffoquer. Qu’importe, si c’est pour venir à bout des bestioles. Las, le lendemain, vous découvrez l’animal goguenard et bien vivant, qui continue de se frayer un chemin au milieu des cheveux morts.

– L’huile d’olive, dont on englue la tête de l’enfant avant que de l’entourer de plastique. Le gamin doit dormir tout une nuit avec ce cataplasme. Contrairement à la précédente solution, c’est excellent pour les cheveux. Ça permet de les démêler sans coup férir. Mais le linge de lit apprécie modérément. Et le poux s’en fout. Vous en aurez étouffé quelques uns, et des lentes aussi sans doute. Mais il suffit qu’un seul passe au travers pour que tout soit à recommencer.

– Le vinaigre, dont on rince les cheveux juste après le shampooing. Après l’huile, ça fait une bonne vinaigrette. Si ça lisse le cheveux et le rend brillant, le côté répulsif se fait appeler Désiré.

– L’essence de lavande, en prévention. J’en ai aspergé les têtes blondes, brunes ou rousses. Ce qui n’a jamais empêché les sales bêtes de revenir. J’ai même essayé l’essence de lavande mélangée avec du vinaigre. Ça répulse surtout les enseignants et les autres enfants. Remarquez, rien que ça permet de limiter l’invasion. Mais c’est pas cool pour nos mômes.

– La boule à zéro, avec Lou, qui ne rêvait que d’une chose, en finir avec ses boucles et les poux. Ça n’a pas été forcément efficace. Mais force est de constater qu’il est plus facile de se débarrasser des maudis insectes sur une courte distance.

– Le peigne antipoux. Un seul est efficace. Tous ceux que l’on donne avec les produits sont des plaisanteries de mauvais goût. De toute façon, un seul résiste à la tignasse de mes filles. Car je rappelle qu’elles sont métisses et qu’elles ont les cheveux ad hoc. Frisés. Attention, pas ces petits frisottis souples. Non, de la bonne boucle bien solide et bien serrée. Deux secondes après avoir démêlé une mèche, celle-ci a de nouveau des nœuds. Jamais les filles ne vont à l’école avec les cheveux détachés. Même pour jouer les pétasses (c’est de leur âge). Sont de rigueur les queues de cheval au minimum, et les tresses le reste du temps.
Pour en revenir au peigne, c’est un calvaire pour la mère, une torture pour la fille. Pour Garance particulièrement qui a un cuir chevelu des plus sensibles. Cela dit, en vacances, si je le passe tous les jours, j’arrive à venir à bout de ces saloperies. Mais dès qu’elles retournent en classe, au bout de deux jours, de nouvelles colonies s’installent. Merci les parents des autres… Je les hais.

– Le shampooing antipoux bio. Efficaces pour tuer les bêtes. Mais cautère sur jambe de bois pour les œufs.

– Dernier truc essayé, l’essence d’arbre de thé. On m’a dit : « Tu verras, c’est un antiseptique fabuleux. Tu en met vingt gouttes dans un bol, tu mélanges avec deux cuillère à soupe après-shamppoing, tu tartines les cheveux de tes mômes. Tu plastiques. Tu laisses agir une heure, et ça tue tout : les poux, les bébés poux, les lentes. » On m’aurait assuré la victoire de Ségolène demain, je n’aurais pas été plus contente. Donc, j’ai essayé.

Au bout d’une heure, la tête des enfants n’avait pas l’air de partir en fumée, ce qui était déjà pas mal. J’ai retiré le plastique. J’ai rincé les cheveux. J’ai passé le peigne… Le nombre de petits salopards que j’ai trouvé étendus au fond du lavabo, morts de chez morts, c’était jouissif. Niark niark niark. Les filles vont regarder la télé, puis Garance vient me voir pour que je la démêle. Je lui brosse ses cheveux longuement, les attache. Lui tend sa brosse pour qu’elle aille la ranger. Et là le cri d’horreur
– Maman, il y a un Sarkozypou vivant sur ma brosse.

Et c’était vrai. Le petit salopiaud se baladait tranquillement, comme sur les grands boulevards. Je l’ai écrasé entre mes deux ongles pour lui apprendre à vivre. Et je suis tombée dans la prostration la plus totale. Je ne m’en sortirais jamais. Il n’y a vraiment rien pour éliminer la vermine. Plus on en fait, plus elle semble croître et embellir. Je vais peut-être essayer le Karsher…

1. Le dimanche 6 mai 2007, 01:08 par gilda

Pas mal, en plus qu’une bonne mère de famille y trouvera peut-être une recette anti-poux qui chez elle marchera.
A un retour particulièrement calamiteux de colo de ma fille alors gamine, j’avais fait dans le radical : coupe bien courte (en plus des traitements classiques). Les cheveux avaient repoussés et les habitants indésirables n’étaient pas revenus.

Je me suis permis de te citer chez Traces :

gilda.typepad.com/traces_…

comme il s’agit de militer jusqu’au bout, je pense que tu n’y verras pas d’inconvénients mais si jamais quoi que ce soit, tu dis et j’enlève ou modifie.

2. Le dimanche 6 mai 2007, 01:20 par Akynou

Oui jusqu’au bout. Et évidemment sans inconvénient :-)

3. Le dimanche 6 mai 2007, 01:22 par alixcire

Ah, les poux…. Une seule chance de s’en sortir définitivement. Attendre que tes filles soient TOUTES au collège. La bas, il y en a déjà moins. Je sais, ça fait loin pour toi. Pour moi, c’est l’année prochaine.
Parce que tu as bien raison. Il en suffit d’un seul pour que ça recommence. Et même si tu prends soin de refaire le traitement deux ou trois fois d’affilé, ce qui fini quand même par en venir à bout (parce qu’il est facile de tuer les poux, beaucoup plus dur de tuer les lentes) tu peux toujours compter sur la solidarité enfantine pour partager à nouveau ces petits locataires…
J’ai essayé l’alcool à 90°, entouré d’un film plastqiue pendant de longues heures (tant que ça tient sur la tête en fait) et c’est pas mal. ça pique le cuir chevelu, surtout si on s’est gratté avant, mais c’est aussi, voire plus efficace que les produits et beaucoup, beaucoup moins cher…
Bon courage…
Je conclurais par un merci aux poux. ils m’ont permis de bien rire à la lecture de ton texte. ;-)
Bisous à toute la famille

4. Le dimanche 6 mai 2007, 09:22 par anita

Ye confirme: l’adolescence répugne aux poux. Dans, voyons, cinq ans? tu en seras débarrassé.
Patience, patience, peigne, peigne, courage, courage.
Peigne électrique?
Journée de la solidarité anti-poux à l’école?

5. Le dimanche 6 mai 2007, 21:55 par sophie

Là tu joues avec le feu…tu vas voir cet poste aura encore des commentaires quand tu seras à la retraite ! Je suis chanceuse, le démélant avec le peigne anti-poux après chaque shampoing m’a suffi.

6. Le lundi 7 mai 2007, 22:42 par Nanoo

jusqu’à ce week-end royal! mes gars n’en n’avaient jamais eu et puis samedi, dans le bus, je regardai Hugo se gratter quand je me suis dis que vu l’humeur du moment fallait p’tre aller voir …1 Sarkou ! je rejoins donc la galère, voguons ensemble… shampoing, peigne, lessiveS, shamp…

7. Le mardi 29 mai 2007, 10:53 par audruche

j’ai tout éssayerpour ma fille de7ans ,riena faire elle a encore des lentes sur le dessus de la tete…j’en ai marre ,je voudrais trouver une recette miracle…merçi de me répondre…ciao…bon courage a tous…

8. Le mardi 29 mai 2007, 12:16 par Akynou

Audruche, s’il y avait eu une recette miracle, elle aurait figurer dans mon post. La seule est impraticable avec les filles (et pour de bonnes raisons) : raser le crâne.