Une journée
Mercredi, petit jour de congé au milieu de la semaine, cela fait toujours plaisir. Comme nous étions sortis la veille fêter l’anniversaire d’une amie, que la soirée avait été agréable et que par conséquence nous étions rentrés tard, nous avons dormi longtemps le matin. Nous nous sommes quand même levés à temps pour regarder le défilé militaire. Eh oui, pas besoin d’habiter sur les Champs-Elysées pour voire passer des militaires. De nos fenêtres, on voit aussi très bien les avions :-)))
Pour Léone, qui est une fana des engins volants, c’était la solennité. J’ai dégainé trop tard pour photographier la patrouille de France, impressionnante avec son panache bleu blanc rouge (même pour quelqu’un d’assez peu cocardier comme moi et plutôt pacifiste), mais j’ai choppé un certain nombre de Mirages et autres Falcon. Enfin, je crois. Parce que je n’y connais rien. Et puis vu la taille sur la photo…
J’ai tout de même attrapé au vol la patrouille britannique (c’était le xe anniversaire de l’entente cordiale). Au vol, juste juste.
Mais si, la traînée de fumée, juste au dessus de la ligne d’horizon, c’est eux… Les avions, ce sont les petites poussières juste à coté de l’immeuble à gauche. Bon évidemment, en bleu et blanc, ce n’est pas très visible. Le rouge est plus voyant…
Après, Léone s’est habillée. Son père lui a choisi une robe qui a vêtu mes trois filles et qui leur a été aussi bien à l’une que l’autre. Une brave petite robe, bien jolie, bien solide… Pour Léone maintenant, elle est un peu petite. Mais le Nôm ne se résoud pas à la voir disparaître… Le Nôm est très sensible. Il y a des robes qu’il a aimé pour ses filles que je n’aurai jamais le droit de jeter ni même de donner. Et encore moins de rendre si par hasard, c’était une amie qui me l’avait prêté. Pas simple. Celle-ci, tout va bien, c’était un cadeau. Les filles l’aiment bien, parce que quand elles tournent, la robe se soulève. Elles dansent bien avec.
L’après midi, Léone et moi nous sommes fait un gros câlin sur le canapé. Si gros que nous nous sommes endormies dans les bras l’une de l’autre. Ensuite je l’ai emmenée se promener. Elle a photographié un hippocampe bleu dans une vitrine.
Les gens souriait dans la rue de voir cette gamine prendre une photo avec l’appareil de maman. Mais s’ils voyaient le résultat comme vous, ils cesseraient de rire et seraient plutôt admiratifs. A propos d’appareil photo, Lou va bientôt recevoir le sien. Je le lui avais promis si elle avait un très bon bulletin scolaire. Elle en a un très bon et sur toute l’année. Sa maîtresse et la directrice me l’ont confirmé. Donc tout à l’heure, lorsqu’elle rentrera de sa colonie, elle aura la grande surprise. Y va y’avoir de la joie !
Les gens souriait dans la rue de voir cette gamine prendre une photo avec l’appareil de maman. Mais s’ils voyaient le résultat comme vous, ils cesseraient de rire et seraient plutôt admiratifs. A propos d’appareil photo, Lou va bientôt recevoir le sien. Je le lui avais promis si elle avait un très bon bulletin scolaire. Elle en a un très bon et sur toute l’année. Sa maîtresse et la directrice me l’ont confirmé. Donc tout à l’heure, lorsqu’elle rentrera de sa colonie, elle aura la grande surprise. Y va y’avoir de la joie !
Bref, j’ai fini par emmener la petite au square du sacré cœur. Il n’y avait pas beaucoup de monde du coté enfants, toujours les mêmes, ceux qui ne partent pas en vacances. Les réfugiés en attente de carte de séjour, dont le dossier traine à l’Ofpra depuis deux ou trois ans. Justement, j’ai rencontré une des mamans. Quand elle est arrivée en France et a fait sa demande d’asile politique, elle était enceinte. En septembre, son enfant va
entrer à la maternelle. Certains obtiennent le papier quand les mômes arrivent en CM1. Ce qui explique que les classes de CP à CE2 remplissent tous les critères de la Zep et pas celles de CM1 et de CM2…
Bon, Léone en attendant, elle fait du toboggan, c’est quand même vachement important.
En repartant vers la maison, je suis passée devant une boutique de flacons que j’aime beaucoup.On y voit de fort jolies choses, rarement les prix. Mais il faut compter plusieurs centaines d’euros pour une de ces jolies choses…
Quand je pense que ma grand-mère en avait plein…
Nous avons acheté un repas chinois. Léone voulait des pâtes. Elle s’en est envoyée une bonne plâtrée. Je l’ai dénattée, baignée, je lui ai lavé les cheveux, câliné et, à son grand étonnement, rhabillée. « On sort maman ? »
Oui on sort Doudou. Fritz est rentré juste au moment ou l’on partait. Il nous a promis de nous rejoindre. Mon plan ? Grimper en haut de la butte Montmartre pour tenter de voir le feux d’artifice. Il y avait la foule des grands soirs dans la rue. On a pris le funiculaire. C’est cher mais j’avais la flemme de monter à pince. Léone a découvert et a apprécié. Même s’il n’y a pas grand chose à voir… Nous sommes arrivée la-haut, c’était noir de monde…
On a trouvé une petite place sur la pelouse et on a attendu
Et puis le feu d’artifice a commencé. De là où on était, on ne voyait rien. Alors nous avons changé de place. J’ai juché Léone sur une barrière et, de là, elle pouvait apercevoir un peu le haut du feu. Ce qu’on voyait assez bien par contre, c’était les feux des banlieues sud que nous avions juste en face. Quatre ou cinq en même temps, assez joli.
Evidemment, j’ai essayé de faire une photo. Bon, je ne m’imaginais absolument pas faire un cliché réaliste. Il aurait fallu un pied, que personne ne bouge. Mais la photo réaliste ne m’intéresse pas plus que ça. Alors j’ai fait du fantastique, du fantasmagorique, enfin, du flou quoi…
Mais c’était marrant à faire. Parmi les boules de lumière, une seule est due au feu d’artifice. Le autres sont dues aux lumières des divers bâtiments qui se trouvent là-haut.
Le feu s’est achevé, Fritz nous a rejoint. Nous sommes partis nous baguenauder. C’est là que nous avons entendu de la musique et tels des papillons de nuits, nous nous sommes laissés attirer par la lumière…
En bas, dans les arènes de Montmartre, ça guinchait sévère sur des air de Piaf ou d’Eddie Mitchell.
Après La Bohème d’Aznavour, nous avons suivi la nôtre et sommes rentrés bras dessus bras dessous. Avec notre petite fille heureuse comme une reine entre nous deux.