Garance, ma seconde fille, partait en classe de découverte lundi matin. Elle était infernale d’excitation. Et moi, en mère indigne, je finalisais sa valise au dernier moment, comme toujours…

Deux sweat, trois pantalons, une trousse de toilette… écrire les noms, coller l’étiquette, remplir la valise, je n’ai rien oublié, non ?

Ben non, je n’avais rien oublié, ou presque. Mais ça, je le découvrirai lundi matin, peu de temps avant le départ du car. Comme d’habitude.

Entre deux étiquettes, je surveillais mon ordi que j’étais en train de formater. Faut dire que je l’avais planté en toute beauté la veille et que je me mordais… les doigts de ma connerie… enfin, on ne se refait pas…

Après déjeuner, j’ai mis mes deux dernières rejetones à faire la sieste. Ah les bonnes heures de tranquillité. Le Nôm étant parti se balader, je me suis affalée sur le canapé et je n’ai rien foutu ! le pied total. Même pas regardé la télé, ce qui chez moi est signe d’activité neuronale proche du zéro. Non, rien de chez rien…

Les bonheurs ne durent pas. Les filles se sont levées, je les ai habillées chaudement, le Nôm est arrivé et nous sommes allés effectuer notre devoir civique. Eh oui, dimanche jour de vote. Et quand on râle, comme moi, sur ce qui se fait en ce moment, on ne boude pas l’isoloir. Ou alors, on se la ferme !

Nous voilà donc partis, petite famille, pour une balade dominicale dans notre bureau de vote situé dans l’école de notre grande. A voté ! Nous repartions vers la maison avec cette conscience tranquille du citoyen qui a accompli son devoir quand nous avons croisé une de mes meilleures copines. Garance s’est précipitée vers elle. Nous devisions tranquillement de choses et d’autres quand j’entendis la voix de Marie dire, sur le ton de « il faudrait que j’aille acheter du pain » ou « pourrais-tu me passer le sel » – phrase peu usitée il est vrai dans la rue, mais qui illustre parfaitement bien le ton anodin utilisé pour une chose… anodine – quand, disais-je, j’entends Marie dire : « Tiens Garance a un pou ! »

Le temps que la phrase pénètre mon cerveau de citoyenne ayant accompli son devoir civique et donc un peu benaise, je baisse les yeux et je vois, oui je vois, remontant le boulevard de la raie du milieu séparant les deux couette, un pou aussi benaise que moi deux secondes plus tôt… Les poux accompliraient-ils également des devoir civiques ?

« Damned ! m’exclamais-je. Et elle qui part en classe découverte demain ! »

Ceux qui se souviennent de la chevelure de Garance peuvent prendre la mesure de mon désarroi. Ceux qui ne s’en souviennent pas sont invités à se reporter à la note précédente et à compatir…

Je précipite le retour à la maison abandonnée par un Nôm peu soucieux de se lancer dans la chasse au parasite (le vote de l’après-midi devant, à ses yeux, en tenir lieu). Je mets la Garance au bain illico presto, dégaine le shampoing antipou, je lave, je frotte, je tire, je savonne, je refrotte. Bref je me bats… Je sors la fille du bain, le vide, récure la baignoire, refait couler de l’eau, y plonge la dernière – sur laquelle on n’a pas encore, à ce jour, décelé la trace de pou votant ou pas –, puis retourne m’occuper de l’hébergeuse…

J’attrape la bouteille d’huile d’olive, le Cellofrais et décide d’utiliser les grand moyens. Je noie les roux cheveux de la donzelle dans l’huile. Je peigne, j’étale, j’enroule les cheveux et je pose le Cellofrais. C’est la seule technique que je connaisse pour venir à bout des lentes. Parce que les shampooing modernes, il n’y a que le cuir chevelu que ça fout en l’air. Les lentes, elles, s’en gaussent… ha ha ha ! L’huile a le mérite de les étouffer. Mais normalement, je fais ça deux nuits d’affilée. Là, je n’en ai qu’une de possible…

J’aurais du prendre une photo. Garance portait ma foi fort bien cette coiffe quelque peu moderniste…

J’ai attaqué le shampooing de la Léone avec la dernière énergie, au cas où ! Puis celui de la grande rentrée entre temps de son week-end chez des copains. Déjà 8 heures. Et le Nôm qui ne rentre pas, et le dîner à préparer. C’est toujours comme ça, quand les guerres utiles sont déclarées, les Nôms on tendance à déserter…

A 9 heures cependant, les gamines étaient couchées, Garance avec une nouvelle couche de Cellofrais et des serviettes pour protéger sa couche que de toute façon je mettrai à laver le lendemain.

Je ne sais pas si j’ai gagné la guerre. Garance est partie lundi avec de l’huile essentielle de lavande censée agir de répulsif. Mais j’ai mené la bataille rondement ! La guerre, c’est comme pour le vote, je verrai si j’ai gagné dimanche prochain.

A propos, y aurait pas un candidat antipou ?

Le mercredi 24 mars 2004, 13:50 par silencewanted!
j’me souviens quand j’étais petite de l’odeur de la bombe anti-pou sous laquelle on avait l’obligation de passer avant de courir à l’école… et rejoindre les ptits camarades qui sentaient comme nous… faut que je me retrouve une bombe comme ça, rien que pour le souvenir!

Le jeudi 25 mars 2004, 07:53 par Mélisande
bataille rudement mené contre les poux…il m’arrive encore d’en avoir des poux aussi…si ca se représente, j’essaierais ta méthode :))

Le dimanche 4 avril 2004, 20:46 par julien
promenade dans le cimetière 
http://www.u-blog.net/1mage

Le lundi 5 avril 2004, 13:27 par Lilith
Diiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis, c’est quand que tu reviens ?

Le mardi 6 avril 2004, 22:00 par Vérotofu
Courage ma Laure !
En est tu venue à bout?
Signé : un tofu curieux ;-)

Le jeudi 8 avril 2004, 15:05 par brio
Les bons antipoux, c’est les antipoux papous. Bien plus efficaces que les antipous pas papous… ;o)

Le mercredi 21 avril 2004, 00:10 par AlexSuperStar
Racontard tu te rapelles de AlexSuperStar??? :(

Le vendredi 23 avril 2004, 13:22 par boblebidibul
Perdue dans son île, elle ne retrouvait plus la sortie.
Absorbée par sa vie, elle n’avait plus le temps de bloguer…